Kadhafi: feu sur Sarkozy

Les Kadhafi sont très fâchés contre Sarkozy et ils le disent. Après le père, qui déclarait le 15 mars «Il est devenu fou, il souffre d'une maladie psychique, c'est ce que dit son entourage», voici le fils qui lui demande de «rendre l'argent qu'il a accepté pour financer sa campagne électorale».

INTERVIEW EXCLUSIVE - Saïf Al-Islam Kadhafi accuse Nicolas Sarkozy © euronews (en français)
Les Kadhafi sont très fâchés contre Sarkozy et ils le disent. Après le père, qui déclarait le 15 mars «Il est devenu fou, il souffre d'une maladie psychique, c'est ce que dit son entourage», voici le fils qui lui demande de «rendre l'argent qu'il a accepté pour financer sa campagne électorale».

Dans un entretien à la chaîne de télévision Euronews, le fils du dictateur libyen, Saïf-al-Islam, celui-là même qui fut au cœur de la réconciliation avec la France en 2007, règle ses comptes. D'abord en ne doutant pas un instant de la défaite de la rébellion. Les mercenaires et les troupes de Kadhafi se dirigent vers Benghazi et Saïf-al-Islam se moque comme sa dernière chemise d'une éventuelle «zone d'exclusion aérienne» que déciderait la communauté internationale: ce sera trop tard, assure-t-il.

La morgue du fils s'exprime ensuite au sujet de Nicolas Sarkozy. L'agence de presse officielle libyenne avait déjà annoncé, il y a quelques jours, être en possession d'un «grave secret» concernant le président français. Saïf-al-Islam se fait dans cet entretien beaucoup plus explicite: «Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pourfinancer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sacampagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler.La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendrel'argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide afin qu'ilœuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus».

Tout cela sera «prochainement publié», promet le fils du dictateur, qui avait été au centre des longues négociations financières liées à la libération des infirmières bulgares en juillet 2007.

Interrogé par lemonde.fr, l'Elysée a démenti «bien évidemment» tout financement de la campagne par la Libye.

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