«La France vue d’ici»: participez!

Mediapart a décidé de s’associer au collectif ImageSingulières pour lancer un ambitieux projet de photojournalisme. Objectif : jusqu’au printemps 2017, montrer, raconter, documenter une France en pleine tourmente. Plus de trente photographes devraient être mobilisés, un site internet créé pour relayer leurs travaux mais aussi vos idées et vos contributions.

La France vue d'ici © Mediapart
Mediapart a décidé de s’associer au collectif ImageSingulières pour lancer un ambitieux projet de photojournalisme. Objectif : jusqu’au printemps 2017, montrer, raconter, documenter une France en pleine tourmente. Plus de trente photographes devraient être mobilisés, un site internet créé pour relayer leurs travaux mais aussi vos idées et vos contributions.

Depuis 2008, Mediapart a tenté autant que possible de mettre en avant le photojournalisme. Non pas par un flux quotidien d’images d’actualités, souvent redondantes et inondant tous les médias. Notre choix a été de favoriser des travaux en profondeur, mêlant l’originalité d’un regard de photographe à de vraies démarches journalistiques d’enquête et de reportages. Une fois par semaine au moins, nos portfolios permettent de mettre en avant ces travaux (nos portfolios sont ici).

Une démarche qui intéresse aussi l’association ImageSingulières. Organisant un festival annuel à Sète (dont l'ouverture coïncide toujours le week-end de l'ascension) ainsi que des « résidences de photographes » dans cette ville, son équipe a peu ou prou fait le même constat : nous manquons cruellement de reportages photographiques sur la France. Des collectifs, quelques agences, des photographes ont rendu compte des grands événements sociaux. Mais aucun projet d’envergure, ambitionnant de raconter dans la durée la diversité des « vivre en France », n’a pu voir le jour.

Avec Gilles Favier, photographe, membre de l’agence VU et directeur artistique d’ImageSingulières, nous avons décidé de lancer «La France vue d’ici». Trois ans, trente journalistes, un site internet dédié puis, si ce projet rencontre le succès escompté, un livre, des expositions itinérantes. Objectif : rendre compte des mutations et des changements sociaux (travail, jeunesse, alternatives, famille, santé, vacances, logement, transports), et susciter un débat avec les internautes, échanges pouvant aller jusqu’à leur participation à la production de photoreportages.

Tous les six mois, un jury de sept membres, largement ouvert  à la société (photographes, personnalités, acteurs sociaux, témoins) choisira quatre ou cinq projets de photographes issus d’un appel à candidatures.

 © Yohanne Lamoulère / La France VUE D'ICI 2014 © Yohanne Lamoulère / La France VUE D'ICI 2014

Exceptionnellement, «La France vue d’ici» est un projet qui repose sur du financement participatif via la plateforme KissKissBankBank. Pourquoi Mediapart, site payant sur abonnement fait-il en plus appel à un tel type de financement collaboratif ? Parce que nous ne sommes que partenaires d’un projet plus vaste réunissant ImageSingulières, photographes et internautes. Parce qu’un public très différent de Mediapart peut également être intéressé à participer à un tel projet. Parce que, à l’image de l’abonnement, ce type de contribution est une contrepartie à la participation. Parce qu’enfin, le site internet dédié à «La France vue d’ici» sera en accès libre.

L’association CétaVoir, liée à ImageSingulières, assurera la totalité de la gestion financière de ce projet. ImageSingulières et Gilles Favier apportent  leur connaissance aïgue du photojournalisme. Mediapart accompagne ce projet par des renforts éditoriaux et la création du site dédié. Par ailleurs Mediapart s’engage à acheter et diffuser –comme nous le faisons aujourd’hui pour de nombreux portfolios- certains reportages.

L’appel à un financement participatif est aussi lié à un souhait : «La France vue d’ici» doit être un projet évolutif et nous espérons que son succès lui permettra d’échapper à ses initiateurs. Car si des milliers d’internautes s’en saisissent, ce ne sera plus trente photographes mais quarante, cinquante, plus encore qui pourront s’investir dans ce récit d’un pays –et à terme pourquoi pas l’Europe ?– jusqu’en 2017.

Vous aimez le photojournalisme, alors participez et soutenez ce projet, qui ne pourra pas se faire sans vous.

Tous les détails sont ici sur cette page spéciale de KissKissBankBank

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