«Là où la mer est passée…» Participez aux trois jours Mediapart de la poésie

Puisque notre ex-président Nicolas Ier s’est révélé, jeudi, un Himalaya de la poésie par la seule vertu d’un alexandrin, nous vous proposons d’emprunter les chemins si allègrement escamotés par notre nouveau prince de la métrique. Mediapart lance donc les trois jours de la poésie.«Là où la mer est passée, elle revient»  Nicolas Sarkozy, jeudi 30 janvier 2014

Puisque notre ex-président Nicolas Ier s’est révélé, jeudi, un Himalaya de la poésie par la seule vertu d’un alexandrin, nous vous proposons d’emprunter les chemins si allègrement escamotés par notre nouveau prince de la métrique. Mediapart lance donc les trois jours de la poésie.

«Là où la mer est passée, elle revient» 
Nicolas Sarkozy, jeudi 30 janvier 2014

(lire le détail en cliquant ici)

De vendredi 10 heures à lundi 10 heures, nous lançons un grand concours du meilleur alexandrin. Un jury présidé par Patrice Beray, notre chroniqueur spécialiste, par ailleurs éditeur de poésie, assisté de six membres choisis de manière arbitraire dans la rédaction de Mediapart, décernera lundi à 12h le «trophée du Poèt-Poèt» Mediapart. Le prix ? Nos deux ouvrages consacrés au Grand Danube de la pensée : N’oubliez pas ! et Finissons-en.

Explications.

«Là où la mer est passée, elle revient». Il peut donc s’agir d’un alexandrin, le roi des vers de 12 syllabes. Un préalable à cela toutefois : on suppose que le contexte (communication politique, effusion lyrique parfaitement mise en scène) nous autorise à plier ce vers en 12 syllabes en pratiquant une stricte diérèse à « re-vi-ent ».

Patrice Beray l’a étudié dans la nuit de jeudi à vendredi. Son analyse :

« Un alexandrin a deux hémistiches (de 6 syllabes). Ici, la coupe tomberait comme ceci : « Là où la mer est pa/ssée, elle revient ». Certains poéticiens nomment cela une césure enjambante. Ici, en coupant le mot « passé », le sens produit est un effet d’aller-retour comme la marée, qui inscrit le passé dans le mouvement même du temps. Ce procédé donne donc un étrange pouvoir de régénérescence au passé, de capacité de « retour » en « enjambant » la césure du vers à l’hémistiche, comme s’il s’agissait de se projeter vers l’avenir. On peut y lire une déclaration à visée prophétique, anticipatrice de Sarkozy, de retour sur la scène politique. »

Mode d’emploi.

Le «trophée du Poèt-Poèt» récompensera le meilleur alexandrin. Sont donc éliminées d’office quelque autres formes de vers, décasyllabe ou autres. Vous devez vérifier en comptant sur vos doigts que votre vers compte bien douze syllabes (attention dans le cas du vers de notre ancien président le «elle» compte pour deux syllabes «el-le» puisqu’elle se trouve devant le «r» de « revient»).

Les conseils de Patrice Beray

« N’imitez pas Sarkozy. Faites plutôt un alexandrin selon les règles de l’art en 6 + 6 (deux hémistiches de six syllabes). »

Votre alexandrin est soumis à notre charte de modération et tombe sous le coup de la loi sur la presse de 1881. Donc pas d’injure, de diffamation, d’incitation à la haine, d’antisémitisme et d’appel à des troubles à l’ordre public.

Vous pouvez publier votre alexandrin dans le fil de commentaires ou l'envoyer au mail suivant: poesie@mediapart.fr

Le concours s’achève lundi 3 février à 10 heures précises. Aucune contestation ne sera admise par le jury qui est seul maître de ses choix. Le président du jury, Patrice Beray, dispose de trois voix et a la possibilité d’exclure tout autre membre du jury de la délibération. Des deuxième et troisième prix peuvent être attribués, selon l’humeur du président du jury. Aucun huissier ne vérifiera la régularité du jeu-concours.

Merci de votre participation

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