Le cynisme d'un candidat de droite

Proposer que les déboutés du droit d'asile ne puissent faire appel qu'une fois rentrés chez eux, c'est stupide et/ou ignoble.

Éric Pensalfini, candidat de la "Droite républicaine" dans la 1èere circonscription de Meurthe-et-Moselle propose :

Les déboutés du droit d'asile doivent être expulsés immédiatement et faire appel de la décision rendue, s'ils le souhaitent, dans leur pays.

Parlons chiffres, selon les statistiques du ministère de l'intérieur, il y a eu en 2016 77 886 premières demandes et 26 351 ont été acceptées, soit moins de 1°/°° de la population française.

La France est un des pays d'Europe où les chances d'obtenir l'asile sont les plus faibles.

D'où viennent les demandeurs d'asile ?

Soudan (sud ?) : 5 868

Afghanistan : 5 641

Haïti : 4 854

Albanie : 4 599

Syrie : 3 562

RDC : 2 549

Guinée 2 334

Bangladesh : 2 276

Algérie : 1 979

Chine 1 855

Je n'ai pas trouvé le détail pour les déboutés, mais j'aimerais savoir comment on présente une requête (en français) depuis le Soudan ou l'Afghanistan, sans parler de la Syrie.

Le même candidat explique qu'il faut construire des centres dédiés et non héberger les demandeurs dans des hôtels. Il oublie de préciser que ces hôtels sont très loin des normes habituelles et que lui même refuserait sûrement d'y passer une seule nuit.

Le reste est à l'avenant.

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.