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Billet de blog 9 févr. 2017

Caroline Fourest raconte n'importe quoi

Même quand elle sort de ses sujets de prédilection, elle raconte n'importe quoi.

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Je connaissais ses approximations, ses erreurs factuelles, sont goût pour les "vérités alternatives" quand elle partait en guerre contre les "méchants zislamistes zintégristes" et les musulmans et croyants en général.

Car comme chacun sait, la religion, c'est le contraire de la science. Mais l'opposition aux religions ne suffit pas à garantir la rigueur scientifique.

J'avais une fois repéré une grosse erreur factuelle concernant le catholicisme. Certes, tout le monde n'est pas sensé avoir une connaissance parfaite des apparitions présumées de la Vierge Marie, mais quelqu'un qui glose sur les "tirs croisés" des intégristes devrait connaître l'histoire des pélèrinages mariaux et de leur instrumentalisation politique. On n'est plus dans le domaine des croyances, mais dans celui des faits sociaux.

Je viens de découvrir par hasard, car je ne lis plus Marianne depuis longtemps, cette perle dans le numéro 1034 du 20 au 26 janvier 2017. Le sens général de l'article est un soutien subliminal à Manuel Valls. Elle commence par classer les différents types d'hommes politiques : avocats, apparatchiks (assimilés aux commerçants ! Brejnev = Berlusconi !!), etc. Et elle enchaîne :

"Les intellectuels ont donné de beaux présidents à la IVème République".

La IVème République a eu deux présidents, Vincent Auriol et René Coty. L'un comme l'autre n'ont pas brillé par leur charisme, d'ailleurs, leur importance politique était réduite.

Ni Vincent Auriol, ni René Coty ne peuvent être considérés comme des "intellectuels", même s'ils ont exercé une profession intellectuelle (avocats).

Je renvoie à Wikipedia, qui donne une bonne définition de l'intellectuel au sens politique du terme :

Un intellectuel est une personne dont l'activité repose sur l'exercice de l'esprit, qui s'engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses, de ses points de vue sur les sujets les plus variés ou pour défendre des valeurs, qui n'assume généralement pas de responsabilité directe dans les affaires pratiques1, et qui dispose d'une forme d'autorité. L'intellectuel est une figure contemporaine distincte de celle plus ancienne du philosophe qui mène sa réflexion dans un cadre conceptuel.

Selon les historiens Pascal Ory et Jean-François Sirinelli, un intellectuel est « un homme du culturel, créateur ou médiateur, mis en situation d’homme du politique, producteur ou consommateur d’idéologie2 ».

Le modèle français de « l'intellectuel » est particulièrement prégnant.

Le même constat peut être fait pour les présidents de la IIIème République, de Mac Mahon à Lebrun.

S'agit-il des "présidents du conseil", équivalents des actuels premiers ministres ? Je ne suis pas sûr qu'elle sache même que la fonction existait. Mais je suis prêt à accepter un examen de rattrapage. "une chance au tirage".

Pas plus, le seul président du conseil, IIIème et IVème Républiques confondues, qui puisse être considéré comme un "intellectuel", c'est Léon Blum.

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