Voyager seul ou en groupe ?

Pour connaître un peu mieux un pays, il y a deux solutions :

Y aller seul, ce qui nécessite la connaissance de la langue locale ou d'une langue comprise par beaucoup, et c'est bien souvent l'anglais. Il faut aussi étudier les guides touristiques, pas toujours actualisés, réserver à l'avance les hôtels, etc.. Ou bien avoir des amis qui seront heureux de vous accueillir et vous prendront en charge. Dans ce dernier cas, il vous restera souvent un goût amer dans la bouche, car vous ne pourrez pas leur rendre la pareille, le gouvernement français refusant très souvent les visas pour convenances personnelles.

Voyager en groupe, c'est-à-dire partir avec un organisme spécialisé. Il en existe beaucoup, chacun avec sa spécificité. Avec Allibert, vous marcherez, avec Clio, vous enchaînerez les visites culturelles, etc..

Et dans les groupes, on rencontre des gens très bien, qui deviennent des amis, et d'autres qui gagnent à ne pas être connus.

Voyager en groupe suppose des contraintes : respecter les horaires, accepter le programme prévu. Si on estime qu'il peut être amélioré, il vaut mieux commencer par se concerter avec les autres avant de chercher à arracher une modification au guide-accompagnateur.

Et il ne faut jamais oublier qu'on est pas seul, que les bonnes places dans le minibus ne sont pas réservées à une personne, que les repas aux restaurants doivent convenir à cette même personne.

Et certains comportements dépassent les bornes :

Les Iraniens sont très serviables, très accueillants, et refusent difficilement ce qu'on leur demande. La décence consiste à ne pas en abuser.

Épisode un :

Il y a un hôtel à Kerman (Iran), avec un patron très sympathique, qui fait le maximum pour ses clients.

Dans le hall de cet hôtel, il y avait une très jolie aquarelle, qui a tapé dans l’œil d'une touriste. Elle a estimé qu'elle ferait très bien dans l'album de voyage qu'elle confectionnait pour son usage quasi exclusif. Elle l'a donc demandée au patron, qui la lui a donnée.

Cette aquarelle aurait pu être vue par des centaines de personnes, qui l'auraient admirée, appréciée. Et tout cela est fini pour le plaisir égoïste d'une seule personne.

Épisode deux :

La même personne, dans un musée à Téhéran, essaie d'avoir une réduction sur ses achats. La vendeuse lui explique qu'elle est salariée d'un organisme d'État, avec une comptabilité stricte, et que c'est impossible. Elle découvre ensuite que la guide-accompagnatrice a réussi de son côté à obtenir un objet en cadeau, et lui fait une scène indigne..

Voilà, ce n'est pas très "politique", mais il a un moment que j'avais envie de le raconter.

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