L'état d'urgence détourné de son objet

Au delà de la condamnation, largement méritée, de ce néo-nazi, des questions sur la procédure.

L'intérêt de la presse locale, et de sa rubrique "Faits divers", c'est qu'on y trouve une masse d'informations, de faits de société, qui font sens et qui interrogent.

Ce triste sire n'a eu que ce qu'il méritait et s'en sort même bien à mon avis.

J'aurais aimé que l'auteure de l'article précise à quelle organisation d'extrême-droite il était affilié.

J'aurais également aimé savoir comment une perquisition menée au nom de l'état d'urgence (parer à des menaces terroristes), avait permis de "taper" un militant d'extrême-droite, ancien délinquant.

Cette affaire confirme que beaucoup de préfets ont utilisé les dispositions de l'état d'urgence pour lancer des perquisitions chez de gens soupçonnés de délits divers, sans lien avec la menace terroriste.

L'une de ses principales dispositions, la perquisition administrative sans contrôle a priori d'un juge, a été très utilisée, 4 600 fois au total. Mais voilà, seulement un millier de ces perquisitions a conduit à l'ouverture d'une enquête judiciaire et parmi elles, seules 23 relèvent du terrorisme.

Rendement : 0,5 % !!

 

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