Black Friday: Comment gagner 6 millions d'euros en ne faisant rien pendant 6 ans?

Je vous l'explique ici, vous allez voir la question elle va être vite répondue. Cela se passe à Toulouse avec le "Quai Saint-Pierre".


Il y a bientôt deux ans avec J'y suis J'y reste nous tournions une vidéo sur le Quai Saint-Pierre.

Originellement destiné à accueillir des locaux de l'Institut d'Etude Politique, ce beau bâtiment de 4 500 m² situé nom loin de la célèbre place du même nom et face à la Garonne a été vendu par sous l'impulsion de M. Moudenc par l'Etablissement Public Foncier Local en 2014.

L'heureux acquéreur est le groupe immobilier "Thierry Oldak" qui achète le bien pour 4,75 millions d'euros, annonçant vouloir faire une résidence standing pour "seniors".

Il y a bientôt deux ans avec

J'y suis J'y reste

nous tournions une vidéo sur le Quai Saint-Pierre.

Originellement destiné à accueillir des locaux de l'Institut d'Etude Politique, ce beau bâtiment de 4 500 m² situé nom loin de la célèbre place du même nom et face à la Garonne a été vendu par sous l'impulsion de M. Moudenc par l'Etablissement Public Foncier Local en 2014.

L'heureux acquéreur est le groupe immobilier "Thierry Oldak" qui achète le bien pour 4,75 millions d'euros, annonçant vouloir faire une résidence standing pour "seniors".

Finalement après huit années, on apprend dans un article de La Dépêche que le groupe "Thierry Oldak" a changé de projet pour faire des appartements grands standing réservés à des particuliers. Un projet qu'il est en passe de céder à une autre société immobilière, la Cogedim, pour 11 millions d'euros.

Bilan de cette histoire:

Pendant 8 années un bâtiment est resté vide dans notre ville alors que le nombre se sans-abris ne cesse d'augmenter.

M. Moudenc a bradé un bien public à un promoteur, alors qu'il aurait pu être utilisé pourquoi pas pour faire du logement social en centre-ville, où il en a peu, afin de participer aussi à la mixité sociale.

En six ans le prix de ce bien immobilier a augmenté de plus de 6 millions d'euros, nouvelle preuve de la folie spéculative dans la ville rose.

La politique décomplexée de gentrification de l'actuelle municipalité se poursuit.

Pendant six ans cette situation parmi d'autres a participé à la vacance du logement qui joue son effet sur l'offre immobilière et donc la spéculation plus globalement.

Réponse à la question de départ: achetez un bel immeuble à une collectivité publique peu regardante, puis attendez que la spéculation fasse son oeuvre, revendez le plus du double de ce que vous l'avez acheté. Elle est pas belle la vie?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.