Elio Canestri, tué le 12 avril 2015 à l'âge de 13 ans à Boucan Canot par un requin bouledogue © NR Elio Canestri, tué le 12 avril 2015 à l'âge de 13 ans à Boucan Canot par un requin bouledogue © NR

Il s'avère que le filet de protection n'est pas fiable grâce aux écologistes, aux scientifiques et aux autorités publiques qui ne voulaient pas de filet comme en Afrique du Sud. Tandis que les Sud Africains peuvent surfer et se baigner en toute tranquillité, les Réunionnais risquent toujours leur vie lorsqu'ils mettent un pied dans l'eau. Comment résister à l'océan lorsqu'il fait beau, lorsqu'il fait chaud ? Comment accepter ce risque mortel ? Est ce que le surfeur attaqué est un délinquant qui mérite la mort ? Est-ce un criminel ? Est ce que les surfeurs détruisent l'océan ? Est ce que les nageurs, les baigneurs, les enfants qui jouent dans l'eau sont d'abominables pollueurs ? Les requins peuvent aller au bord, là où on a pied si on les laisse faire, certains nagent dans très peu d'eau. L'homme doit-il être viré de l'océan ? Ne vaudrait-il pas mieux repousser les requins au large, et laisser le rivage aux hommes ? L'homme fait partie de la nature. Il y a sa place. Il doit revendiquer sa place. La nature n'est pas un long fleuve tranquille. Ce n'est pas Disneyland. Les rapports de force pour la survie y sont constants. Il ne s'agit pas de détruire toute la nature en nous protégeant. Il s'agit de ne pas transformer l'océan en un gigantesque aquarium que l'homme serait contraint de contempler de l'extérieur... au profit d'une élite auto-proclamée.

 Cela me fait penser au loup. La cavalerie scientifique de l'UICN (Union internationale de conservation de la nature), les écologistes, ont des solutions formidables pour préserver les troupeaux du loup. Un tas de solutions : des "fladry", petits bandeaux rouges et blancs sur un câble entourant un troupeau pour effrayer le prédateur. Ne riez pas : ils ont réussi à en faire installer quelques uns (avec quels crédits ? ) dans les Vosges. Evidemment, le loup s'en fout, ça ne l'arrête pas. Ils n'ont cessé de tanner les éleveurs en les culpabilisant : c'est de votre faute si les brebis sont attaquées, vous n'êtes pas près du troupeau, vous ne les protégez pas avec des chiens patous, il faut parquer les brebis la nuit, les protéger avec des clôture de 0,80 m de haut... Pour être indemnisés, les éleveurs s'y sont mis, ont appliqué "leurs solutions". Résultat : les patous agressent les randonneurs lesquels se retournent contre les éleveurs, les brebis piétinent dans la boue et détruisent la prairie là où elles sont rassemblées au lieu de paître tranquillement la nuit comme elles le faisaient avant sans le loup, les loups sautent allègrement par dessus les clôtures de 0,80 m  en partie subventionnées  par les Directions départementales du terrtioire (DDT) etc etc...        

 Je fais le rapprochement avec le requin : pourquoi avoir refusé la solution appliquée en Afrique du Sud, la seule qui soit efficace même si les filets maillants tuent 600 requins par an ? 

 Ce n'est pas par manque de moyens financiers au vu des financements publics totalement inutiles dépensés pour protéger les prédateurs qui s'attaquent aux hommes et à leur bétail. C'est bel et bien un choix politique, dans le seul but de s'approprier l'espace marin et terrestre. 

Qui tient la sécurité tient le territoire. 
Le gouvernement nous met volontairement en insécurité en surprotégeant les prédateurs.

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Informations très intéressantes d'un Réunionnais connaissant la mer, les requins et les lieux de la dernière attaque. A lire sans modération. 

http://www.requinsreunion.fr/index.php/articles/34-comment-le-requin-a-t-il-penetre-dans-l-enclos-le-requin-renard