Qui est Martin Schulz? Rien de mieux que de lire la tribune de Jean Quatremer dans Libération pour comprendre son parcours. 

Une chose est sûre, les 2 leaders des élections allemandes sont deux Européens convaincus, que cela soit Angela Merkel, l’Européenne de raison et Martin Schulz, l’Européen de coeur.

L’Allemagne de 2017, peu importe qui gagnera l’élection de septembre, sera profondément et intimement européenne. Les Allemands regardent autour d’eux. Ce qu’ils ne veulent pas c’est que l’extrême droite arrive au pouvoir dans un pays européen et surtout pas en France. Le pire à leurs yeux serait que Marine le Pen gagne la présidentielle, surtout que le scandale Fillon peut la renforcer  Une Macronmania est entrain de s’installer Outre-Rhin, car de la droite à la gauche,  ils voient en Emmanuel Macron le seul qui puisse défier et vaincre le Pen, qui met l’Europe au centre de son projet, qui considère qu’Angela Merkel a redonné de la dignitié avec l’accueil des réfugiés.

Le destin de l’Europe se joue avant tout en France et en Allemagne. Ce qui compte c’est la défense des valeurs démocratiques européennes pour ce pays, dont les habitants sont dans la majorité heurtés par l’extrême droite, précisément parce qu’ils ont vécu le nazisme.

Voilà que l’arrivée de Martin Schulz a donné un grand coup d’air frais dans cette Allemagne dominée par Angela Merkel. Quelques interviews de Martin Schulz, sur un ton direct, simple. et Le SPD fait un bond en avant dans les sondages Et hop! 28% (8% en plus). Pour marquer des points, il a suffi à Schulz de donner un „coup de gueule“ contre Trump, déclarant: "la chancelière ne doit pas se taire, car ce que fait Trump en détruisant nos valeurs, ce n’est pas notre politique, et ça elle doit le lui dire clairement“.

Pendant ce temps le parti d’Angela Merkel avec 34% baisse de 3%. Le parti d’extrême droite, AfD, avec 12% perd également 3 points, les Grünen et die Linke descendent chacun à 8%, pendant que les libéraux du FDP gagnent un point (6%). 

Mais si le chancelier était élu directement et non dans le cadre d’un scrutin de liste, Martin Schulz, avec 50%, il dépasserait de loin Angela Merkel (34%), alors qu’en janvier ils étaient tous les deux à 41% chacun.

Cependant ce  sondage montre également que 50% des sondés souhaiteraient que le Gouvernement fédéral soit dirigé par le SPD et seulement 39% par la CDU d’Angela Merkel. Le secrétaire général de la CDU trouve inhabituel que Martin Schulz puisse éveiller de l’intérêt et de la curiosité juste après sa nomination. C’est la raison pour laquelle il appelle son parti à lutte dans l‘unité contre le SPD

Les électeurs savent ce qu’ils veulent. Ils en ont sans doute assez du manque d’ambition politique d’Angela Merkel après 12 ans de pouvoir. Ils veulent des positions claires et offensives, c'est ce qu’ils cherchent et peuvent trouver chez Martin Schulz. 

 

 

 

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