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Francoise Diehlmann

Germaniste, traduis, blogue sur l'Allemagne, également sur la France, l'Europe, le monde, membre du Bureau exécutif de l'Union des Fédéralistes Européens - France (UEF-France) et secrétaire générale de l'UEF-IdF, Ecolo cohn-bendiste, je combats les nationalismes et régimes totalitaires, je milite pour la reconnaissance de l'Etat palestinien et la victoire de l'Ukraine, la défense des droits humains

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Billet de blog 12 septembre 2014

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Vote de confiance au gouvernement Valls 2 - Exprimons un vote d’espoir pour la gauche et les écologistes

La vitesse et la profondeur de la dégradation de la situation politique ont atteint un niveau inégalé. L’ensemble des mouvements politiques sont pris dans ce tourbillon et soumis à des effets de fragmentation interne et de sentiment d’impuissance collective.

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La vitesse et la profondeur de la dégradation de la situation politique ont atteint un niveau inégalé. L’ensemble des mouvements politiques sont pris dans ce tourbillon et soumis à des effets de fragmentation interne et de sentiment d’impuissance collective.

L’étude attentive de l’image des partis révèle un fait nouveau : alors que le discrédit des uns s’accompagnait immanquablement d’un regain de popularité pour d’autres dans les enquêtes d’opinion des dernières décennies, ce sont maintenant tous les partis qui sont jugés incapables de résoudre les problèmes du pays et de donner un espoir. La dégradation est telle qu'elle est en train de propulser Marine Le Pen aux premiers rangs des sondages ; la pensée nationaliste inonde le débat.
Notre mouvement, Europe Ecologie-les Verts, n’échappe pas à ces phénomènes. Ni aux tensions internes, nourries par ce contexte politique et les effets de posture dans lesquels d’aucuns/d’aucunes pensent tirer leur épingle du jeu. Ni au doute stratégique et à l’incapacité de porter une voix audible et compréhensible pour l’opinion publique.

Chaque épisode de cette crise profonde est l’occasion de divergences d’autant plus fortement mises en scène que les solutions proposées peinent à convaincre. Comme si la forme devait l’emporter sur le fond. Comme si la force de la voix allait emporter la conviction.

A quelques jours d’un nouveau vote de confiance au parlement, de nouveau la guerre est lancée et les adhérents sommés de choisir.

Pourtant, au-delà de ces apparences, notre mouvement est assez largement uni sur le fond.

Uni pour porter le diagnostic d’une crise de régime dont nous avons depuis longtemps identifié les racines.
Uni pour proposer un corpus de solutions institutionnelles qui tourne la page de la Vème République.
Uni pour considérer que l’Europe est un échelon indispensable pour sortir de la crise.
Uni pour constater que le contrat de 2012, passé devant les électeurs et électrices, a été déchiré.
Uni pour dire que les conditions d’un retour au gouvernement n’ont pas été réunies, et que ce n’est pas de notre fait car nous avons toujours la volonté de prendre nos responsabilités à tous les échelons de la vie institutionnelle du pays.
Uni pour souhaiter la réussite de la majorité de 2012 dans le respect de l’alliance électorale qui l’a menée à la victoire.

Ce qui nous unit doit nous amener à aborder le vote de confiance en responsabilité.

Voter la confiance alors que ce gouvernement n’a pas souhaité nous tendre la main serait incompréhensible.
Mais voter contre serait un message de désespoir ; celui de l’échec définitif de la majorité de 2012 et sa rupture, dont nous serions rendus pour partie responsables.

Notre message doit être celui d’un nouveau contrat de gouvernement conforme à la volonté des électeurs écologistes et de la gauche. Il doit porter les réponses adaptées aux défis économiques, sociaux et écologiques. Et formuler notre volonté de mettre en œuvre les engagements dont nous sommes dépositaires par le suffrage universel.

Nous devons porter cet espoir sans céder à la facilité d’une posture d’opposition. Construire l'alternative au niveau européen, apporter des solutions ici et maintenant aux crises, ce sont les engagements fondateurs de notre mouvement. Nous le pouvons parce que nous sommes unis plus que d’autres.C’est donc un vote d’abstention porteur d’espoir que nous appelons l’ensemble de nos parlementaires à exprimer.

Premiers signataires : Catherine Belkhodja ((Ile-de-France), Mehdy Bellabas (Ile-de-France), Sybille Bernard (Ile-de-France), Benjamin Bibas (Ile-de-France), David Cherfa (Ile-de-France), Bernard De Veylder (Nord-Pas de Calais), Philippe Debruyne (Ile-de-France), Françoise Diehlmann (Ile-de-France), Guillaume Fillon (Ile-de-France), Nadja Flank (Languedoc-Roussillon), Florence Genestier (Bourgogne), Laurence Graffin (Ile-de-France), Claire Guichet (Ile-de-France), Vincent Hulin (Ile-de-France), Bernard Jomier (Ile-de-France), Gérald Kauffer (Ile-de-France), Pierre Lauret (Ile-de-France), Randa Massot (Ile-de-France), Sophie Minday ((Ile-de-France), Julien Moccozet (Ile-de-France), Maurice Morel (Rhône-Alpes), Jerome Musseau (Ile-de-France), Bérengère Noguier (Languedoc-Roussillon), Quentin Picquenot (Ile-de-France), Freddy Pourcel (Nord-Pas de Calais), Emmanuelle Rivier (Ile-de-France), Alessandro Rosasco (Hors de France), Anne Souyris (Ile-de-France), Claude Taleb (Haute Normandie), Eric Thebault (Ile-de-France), Amigo Yonkeu (Ile-de-France)

Premiers soutiens : Aline Archimbaud (IDF)

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