Les écologistes allemands et leur engagement en faveur des réfugiés

Congrès des verts bavarois, vote des députés du Bundestag et des gouvernements des Länder sur le tout récent compromis sur le droit d’asile qui provoque des débats chez les Grünen. Un compromis difficile au temps des défis pour reprendre l’expression de Simone Peter, co-présidente des Grünen

Congrès des Verts de Bavière

C’est principalement par la Bavière qu’arrivent les réfugiés sur le sol allemand. Celle-ci est dirigée par la droite dure, la CSU, dont le ministre-président, Horst Seehofer, s’oppose de façon véhémente à la politique d’Angela Merkel en direction des réfugiés et a accueilli à bras ouvert le chef du gouvernement hongrois, Viktor Orban, qui construit des murs de barbelés à ses frontières.

Comme le dit si bien le Süddeutsche Zeitung, si les Grünen de Bavière, lors de leur congrès ce week-end, ont, à l’unisson, condamné la politique de Seehofer, des fissures apparaissent chez eux quant à la politique gouvernementale menée en direction des réfugiés. D’un côté ils se félicitent d’être le seul parti à s’engager réellement en faveur des réfugiés. De l’autre, les gouvernements des Länder à participation écolo ont voté la veille en faveur du tout récent compromis sur le droit d’asile qui, certes, prévoit davantage de subventions pour les communes, mais qui fait de l’Albanie, du Kosovo et du Monténégro, des « pays désignés comme sûrs », permettant de renvoyer leurs ressortissants qui demandent l’asile en Allemagne.

Une députée écolo du Land de Bavière, Claudia Stamm, considère qu’il s’agit d’une loi qui touche aux fondamentaux des écologistes  et a donc présenté une motion appelant à la refuser et donc à ne pas accepter la décision des députés écolos au Bundestag qui, en s’abstenant, ont participé à ce que celle-ci soit adoptée, selon elle. Pour certains militants, les députés au Bundestag auraient dû voter contre, vu que les voix des députés de la CDU et du SPD suffisaient pour que la loi soit adoptée. Une déléguée du congrès, professionnellement avocate du droit d’asile, accepte l’indépendance des députés du Bundestag, mais exige que les Grünen de Bavière se prononcent clairement contre ce compromis. Par contre Dieter Janecek, ancien président des écologistes bavarois, aujourd’hui député du Bundestag, défend la position du groupe, car il considère que l’aide aux communes doit primer sur le renforcement des restrictions sur le droit d’asile. Pour lui, les communes vont recevoir plus d’argent et les réfugiés pourront s’intégrer plus vite avec des perspectives pour rester. Il met en garde contre une soi-disant répartition des tâches où ceux des communes font le boulot et où le parti sait mieux que tout le monde, ce qui remet en cause la crédibilité des Grünen.

La motion a été rejetée de justesse. Ce sont toujours des moments où les Grünen se trouvent dans un dilemme. D’un côté beaucoup de militants craignent que le parti se rapproche de trop près des positions de la CDU, de l’autre le co-président du groupe au Bundestag, Anton Hofreiter, considère Angela Merkel comme une alliée et pense qu’on ne peut plus se fier à une partie de la CDU et du SPD qui n’arrête pas de faire la politique du zigzag. Mais pour les Grünen, les véritables adversaires sont la CSU et Horst Seehofer, c’est à dire ceux qui ne cessent de jeter de l’huile sur le feu et qui savent très bien que les radicaux d’extrême droite profitent de cela, pour incendier les foyers de réfugiés. Cem Özdemir, le co-président du parti, reproche à la CSU de renforcer l’extrême droite avec ses discours populistes.

Mais dans le document adopté par le Congrès, les Grünen de Bavière sont d’accord. Outre la solidarité européenne, une procédure plus rapide pour l’obtention du droit d’asile et plus d’argent pour les communes, ils exigent un plan d’action bavarois pour l’accueil et l’intégration des réfugiés. Les zones de transit ne sont pour eux qu’une fausse solution. Les Grünen veulent la mise en place de structures d’accueil où les réfugiés peuvent être 24 h sur 24 accueillis, ravitaillés et orientés. Aussi faut-il doubler les places dans les centres de premier accueil. Le Land de Bavière doit mettre à disposition des bâtiments vides : casernes, écoles, hôpitaux. Chaque commune doit s’engager à accueillir un nombre de réfugiés qui correspond à 2% de sa population totale.

Le plan d’action prévoit une offensive de construction de logements sociaux. 50 000 logements sociaux sont nécessaires, pour qu’il n’y ait pas de concurrence entre les réfugiés et d’autres demandeurs de logements. Les Grünen exigent 50 millions d’Euro pour embaucher 1000 enseignants et davantage de personnel spécialisé et promouvoir l’éducation et l’intégration.

Un compromis difficile au temps des défis

Pour Simone Peter, co-présidente des Grünen : « l’accueil de nombreux réfugiés à la recherche de protection en Allemagne est un devoir humanitaire et une grande chance pour notre pays. Dans le même temps, nous devons constater que la situation dans les centres de premier accueil s’est massivement aggravée vu l’inaction du gouvernement fédéral durant tous ces mois. Autorités et communes, associations caritatives, organisations humanitaires se trouvent confrontées à d’immenses défis. Tout d’abord, la situation est difficile pour les réfugiés eux-mêmes, qui doivent dormir sous des tentes par temps froid et souvent attendre durant des mois jusqu’à ce que leurs demandes d’asile soient traitées.

Le package de loi repose sur un compromis difficile, pour lequel nous avons dû mener un rapport de force avec la grande coalition. Le compromis contient de réelles améliorations pour les réfugiés et les communes, mais aussi des points critiques pour nous les écologistes. Ce sur quoi nous devons nous féliciter, c’est l’élargissement de l’accès à des mesures d’aide à l’emploi et aux cours d’intégration, la possibilité pour des ressortissants des États de l’Ouest des Balkans de travailler en Allemagne sous certaines conditions et le fait que l’hébergement et l’approvisionnement des réfugiés ne soient plus à la charge des communes et des Länder. Pour cela, les écologistes luttent depuis longtemps.

Cependant, ce package de lois contient une série d’aggravations, qui contredisent une politique écologiste en direction des réfugiés. Parmi elles figurent notamment : la prolongation du séjour dans les structures de premier accueil, la réduction d’allocations au profit de dépenses prioritaires pour des prestations en nature, l’extension de la liste des soi-disant « pays désignés comme sûrs », l’interdiction de faire connaître les expulsions, l’extension de l’interdiction de travailler lorsque les réfugiés se trouvent dans les centres de premier accueil. Ces réglementations ne contribueront guère à alléger les procédures d’asile et handicaperont l’intégration des réfugiés.

Nous avons pu voir durant tout ce processus de nombreux points critiques et maintenons notre critique envers la politique de chicane. Nous rejetons avec véhémence toutes les tentatives de saper le droit fondamental à l’asile voire de le supprimer

C’est dans ce contexte que le groupe des Grünen au Bundestag a rejeté certaines partis du package, a soutenu le soulagement structurel des communes et s’est abstenu sur le vote global, la direction du parti a soutenu le processus. Les gouvernements des Länder auxquels les écologistes participent ont voté, à la chambre des Länder, dans leur majorité, en faveur de de package de lois, quelques-uns se sont abstenus. Ainsi la voie est libre pour les financements qui sont d’une urgente nécessité. Dans le même temps, nous nous félicitons que le groupe du Bundestag, en ne votant pas pour ce package de lois, a exprimé notre critique écolo commune.

Continuons de nous engager ensemble pour une politique humaine en direction des réfugiés, des chemins sûrs vers l’Europe, pour une intégration réussie, une participation équitable et une société ouverte sur le monde ».


Contre quoi et pour quoi les Grünen ont voté

Il est intéressant d'étudier comment ils ont voté. 

Lors d’un sommet sur la question des réfugiés, le Gouvernement et les Länder ont négocié un compromis. Les Länder ont obtenu d’importantes améliorations structurelles quant à l’accueil des réfugiés et leur approvisionnement. Les Länder et les communes doivent être soulagés de plus de 4 milliards d’euros. Par ailleurs, l’État fédéral met à disposition des moyens pour un meilleur accueil et une meilleure intégration des réfugiés sur place. Il faudra faire dès que possible une évaluation pour savoir si ces moyens suffisent. Mais les écologistes se félicitent que l’État ait enfin pris la responsabilité d’augmenter de 500 millions à 1 milliard d’euros les moyens destinés à promouvoir le logement social dans les quatre prochaines années à venir. Cette somme est une piqûre de rappel mais ne suffira pas à la longue.

Des barrages absurdes à l’intégration

Ce package de lois contient toute une série de durcissements, qui sont inconciliables avec une politique en direction des réfugiés qui relève des droits humains, et qui par-dessus le marché construisent des barrages absurdes à l’intégration. Ceci concerne par exemple la prolongation de l’obligation de rester dans un centre de premier accueil, qui passe de trois à six mois, et qui dure jusqu’à la fin de la procédure dans le cas de réfugiés provenant de soi-disant pays désignés sûrs. Les Grünen refusent également l’extension de la liste des « États désignés comme sûrs » comme l’Albanie, le Kosovo et le Monténégro. Là-bas par exemple, les Roms, les journalistes, les LGBT subissent des agressions, sans que des structures publiques leur soient offertes ou puissent leur être offertes pour les protéger contre ces actes de persécution.

Les écologistes refusent les réductions des allocations contenues dans la loi sur les prestations des demandeurs d’asile, tout comme nous refusons le principe vexatoire de prestations en nature, qui ne fait qu’engendrer une bureaucratie inutile. A cela s’ajoute le fait qu’aucune des réglementations prévues ne soulage vraiment l’Office fédéral allemand pour les migrations et les réfugiés, elles ne contribuent pas non plus à accélérer le traitement des demandes d’asile. Une véritable réduction des trop longues périodes de traitement des demandes serait un soulagement efficace pour les communes et les Länder.

Les écologistes allemands  disent Non aux soi-disant « États désignés comme sûrs »

Concernant la classification d’autres pays parmi les « États désignés comme sûrs », l’obligation plus longue pour les réfugiés de rester dans une structure de premier accueil, ainsi que les réductions d’allocation, le groupe des Grünen au Bundestag a demandé un vote séparé et a voté Non. Par contre, il a voté clairement Oui au soutien structurel des Länder et des communes au sujet de l’accueil et de l’approvisionnement des réfugiés. Dans ce contexte, la grande majorité des députés écologistes s’est abstenu au moment du vote global du package de lois présenté par la Grande Coalition, quelques-uns ont voté contre.

Projet de résolution du groupe des écologistes au Bundestag avec critique envers le durcissement du droit d’asile

Dans un projet de résolution soumis au vote, nous réaffirmons notre critique envers le durcissement du droit d’asile. Dans le même temps, nous regardons en avant. Le plus grand défi commence maintenant, c’est à dire avec l’édification d’une infrastructure de bienvenue dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, du logement et de la santé. Nous y voyons des chances énormes pour notre pays. Nombre de ceux qui cherchent protection chez nous y resteront et deviendront les citoyens allemands de demain.

Les derniers mois ont été marqués par l’empathie, la volonté d’accueillir et beaucoup d’improvisation de tous les côtés. Tout cela servira pour l’avenir ; nous voulons faire déboucher la culture de bienvenue dans une infrastructure de bienvenue. Nous voulons ainsi mettre l’accent notamment sur l’éducation, le monde du travail ; le logement, l’intégration et la participation sociale.

Concepts pour une intégration durable

L’édification d’une infrastructure de bienvenue est un devoir de toute la société. L’État, les Länder et les communes devraient inviter le monde de l’économie, les syndicats, les églises, les communautés religieuses, philosophiques ainsi que la société civile (des clubs sportifs aux intellectuels), à participer à un pacte pour une intégration durable, dont les éléments centraux devraient être comme suit:

-          Une offensive éducative qui doit aider les Länder et les communes à ouvrir avenir et perspectives aux enfants de réfugiés. Nous voulons comme première mesure de soutien un programme de 10 milliards d'euros sur 10 ans ;

-          Nous voulons lancer un « fonds allemand pour l’intégration », qui sera porté par l’État et les entreprises. Nous voulons dans ce cadre financer des offres d’apprentissage de la langue et de formation professionnelle spécialement pour les réfugiés ;

-          Nous voulons supprimer les barrières pour les demandeurs d’asile dans l’accès à l’emploi. La reconnaissance des diplômes d’études et professionnels étrangers doit être assouplie et accélérée. Nous voulons rendre les centres de pôle capables de conseiller les réfugiés. Et enfin : les demandeurs d'asile ont besoin, pour leur formation professionnelle et leurs études, de sécurité juridique sous la forme d’un droit de séjour sûr ;

-          les moyens financiers pour le logement social doivent être augmentés d'au moins deux milliards d’euros par an, car nous avons besoin de logements accessibles financièrement pour les personnes à faibles revenus. Par ailleurs, il s'agit d’éviter les fautes du passé en matière d’aménagement, à savoir les grandes cités à la périphérie des villes, hostiles à l’intégration.

-          L’office central allemand pour les migrations et les réfugiés doit être libéré de toute bureaucratie inutile, ceci libérerait des ressources qui pourraient utilisées, pour accélérer les procédures d’asile : Nous voulons supprimer le fait que les autorisations données soient revues au bout de trois ans – Cette procédure exige non seulement beaucoup de personnel, elle conduit de toutes façons à une confirmation du statut d'asile à 95% de tous les cas. Nous voulons que ceux qui cherchent une protection venant de pays avec un haut taux de reconnaissance du droit d'asile (comme par exemple la Syrie) reçoivent dorénavant un statut de protection sans examen au cas par cas. Aussi les demandeurs d'asile, dont la procédure est en cours depuis plus d'un an, doivent pouvoir recevoir un permis de séjour. Et enfin, nous voulons que le protocole de Dublin soit suspendu – tout du moins provisoirement – pour des pays comme la Bulgarie, l'Italie et la Hongrie, ce qui soulagerait les tribunaux administratifs.

-          Beaucoup de réfugiés ont vécu des choses terribles. Ils sont en partie traumatisés et nécessitent des aides médicales et psychologiques. Le permettre est en premier lieu une contribution importante pour une intégration réussie. C'est pourquoi nous voulons clairement étendre l'aide psychosociale pour les réfugiés. Par ailleurs, nous nous engageons pour l'intégration des demandeurs d’asile dans le système de l'assurance médicale publique ;

-          Des espaces étroits dans les structures d'accueil ainsi que le manque de sphère privée conduisent à des tensions et à des risques élevés notamment pour les enfants, les jeunes et les femmes. Nous proposons des concepts de prévention et d'intervention contre les discriminations et la violence ;

-          Nous voulons pérenniser l'engagement citoyen, précisément dans le domaine de l'accueil et de l'intégration des réfugiés. Il faut donc promouvoir financièrement la construction  de structures de long terme. Aussi nous voulons soutenir particulièrement les organisations de réfugiés, pour qu'ils puissent mettre en avant leurs compétences  et leurs intérêts au sein de la société.

-          Tout ce qui est possible doit être entrepris au niveau de la société et de l’État de droit, pour protéger les réfugiés et toutes les autres personnes contre la discrimination,  les actes hostiles et les menaces, provenant de la violence d'extrême droite. Les attaques contre le droit d'asile et les revendications populistes sont dangereuses et offrent un terreau fertile pour des paroles de haine raciste que les démocrates doivent rejeter ensemble.

-          Et en premier lieu, une loi moderne sur l'immigration fait partie de l'ordre du jour en raison du nombre des réfugiés aujourd'hui. L'Allemagne a besoin enfin d'un cadre juridique homogène, structuré et non bureaucratique, afin de guider judicieusement l'immigration et de mettre en place une intégration  durable.

-          Des voies non compliquées et transparentes en matière de migrations économiques doivent être ouvertes. Nous voulons montrer combien il est possible de mettre en place au temps de la mondialisation une mobilité internationale équitable. L'immigration peut y apporter sa contribution, en atténuant le processus de vieillissement de notre société et le manque de main d’œuvre spécialisée qui menace. 

Pour Angela Merkel « Wir schaffen das ! (nous y arriverons !), pour Boris Palmer, le maire écolo de Tübingen, « wir schaffen das nicht ! (nous n’y arriverons pas !)

Alors que les Grünen se félicitent de la politique d’Angela Merkel concernant les réfugiés, le Maire écologiste de cette ville  universitaire demande un changement d’orientation, une sorte de signal d’alarme en matière de politique à l’égard des réfugiés. Il remet en question les valeurs fondamentales des écologistes concernant la politique d’asile.

Voici ce qu’il a écrit sur sa page Facebook reproduite par der Spiegel :

« Nous n’y arriverons pas. Plus d’un millions de réfugiés en un an, on peut encore en parler, même si cela chamboule toute organisation et engendre quotidiennement des solutions d’urgence. Mais plus de 10 000 réfugiés par jour, ce n’est plus possible. Si cela continue, cela voudra dire que 3,65 millions de personnes arriveront en Allemagne dans les 12 prochains mois. Je suis désolé, nous n’y arriverons pas. Les politiques doivent agir, sinon notre système d’accueil va imploser ainsi que la paix sociale dans le pays ».  

Il a développé son point de vue à der Spiegel : « Si 10 000 réfugiés par jour arrivent en Allemagne, le package de lois qui vient d’être adopté ne suffira pas, les communes seront touchées de plein fouet dans un an voire un an et demi ». Il explique comment il n’arrête pas d’aller d’un endroit à un autre, pour tenter de maîtriser la situation sur place, car sa ville se trouve dans le Land du Bade-Wurtemberg dirigé par l’écologiste Winfried Kretschmann, qui accueille le plus de demandeurs d’asile. « Je souhaite un vrai débat », dit-il, « sans qu’on soit accusé d’être de droite. Les conditions d’accueil sont de plus en plus mauvaises. Si on ne limite pas le nombre, il sera tellement élevé que la plupart des réfugiés seront hébergés dans des camps et qu’ils ne pourront plus être intégrés dans la société et sur le marché du travail

Le groupe des députés écologistes du Bundestag ne se réjouit pas des dernières déclarations de Boris Palmer. « Demander la limitation du nombre de réfugiés, c’est jouer le jeu de la droite » déclare le député Volker Beck. « Bien sûr que cela va coûter des efforts financiers énormes » déclare la députée Luise Amtsberg « mais il est hors de question que l’Allemagne ne remplisse pas son devoir humanitaire d’accueillir les réfugiés ».

La position de Boris Palmer est minoritaire chez les Grünen, mais elle montre les fissures. Six Länder sur neuf aux gouvernements desquels participent les écolos, ont voté pour ce package de lois controversé, dont le Bade Württemberg de Winfried Kretschmann qui a déclaré dans une longue interview au quotidien TAZ : « Avec le nombre de réfugiés, notre pays atteint ses limites. Avec ce changement de lois, je veux montrer à la population qu’en tant que politiques, nous sommes capables d’agir de façon unie. C’est la seule façon d’avoir un consensus large au niveau de la société pour l’accueil de réfugiés ». Trois Länder avec participation gouvernementale des écologistes se sont abstenus.  Lors de la prochaine loi, la discussion recommencera sans doute au début. 

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