COVID19 - Politique et Science

Après moult déclarations visant à le situer à l'extrême centre - illusoire "ni de Droite ni de Gauche" issu du quinquennat sarkozyen - celui d'E. Macron a basculé dans un autoritarisme dont on ne voit pas la fin, à l'instar d'un confinement à répétition nous privant de certains droits fondamentaux.

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 De fait, en cette fin de 2020, seules les prochaines présidentielles laissent entrevoir un espoir de changement, mais venons-en aux faits.

Après les importants mouvements sociaux de 2018-2019, notamment ceux des Gilets Jaunes et des Retraites, où le gouvernement LREM s'est distingué par son inflexibilité envers les classes populaires - aucune réponse politique ne fut apportée aux revendications - et par une répression féroce des manifestants, émaillée de violences policières ayant entraîné mutilations, incapacités etc., et lui ayant valu les remontrances de la LDH et de l'ONU notamment, est venu le temps du SARS-COV2 et de la COVID19, qui a aussi mis en évidence l'incurie et l'autoritarisme d'un pouvoir n'ayant d'yeux que pour ses alliés des multinationales et de l'oligarchie - ces milliardaires idolâtrés par Macron et la Droite - qu'il s'agit manifestement de favoriser par tous les moyens, au détriment de la majorité des Français et d'une union nationale souffrant de fractures profondes depuis fort longtemps.

Pour mémoire, tout a commencé au début de l'année 2020 avec la propagation du SARS-COV2 qui est rapidement devenue une pandémie.
Le choc provoqué par ce déferlement viral a été d'autant plus violent qu'il a mis au jour les failles des politiques néolibérales menées depuis des années, à savoir une pénurie de masques et de moyens d'en produire, une dépendance excessive de l'étranger pour la fourniture de matériels essentiels (masques, charlottes, surblouses, etc.) et enfin une insuffisance énorme de lits et de personnels due aux politiques d'austérité de l'UE et aux réductions drastiques des moyens alloués aux services publics, le tout dans un contexte n'ayant cesse d'élargir l'emprise des multinationales et du secteur privé sur tous les secteurs d'activité.

Dans ces circonstances, on a pu observer les conséquences délétères de la mondialisation, c-à-d la perte d'autonomie de la France - 6e puissance mondiale - et l'affaiblissement de pouvoirs publics incapables de faire face à la crise sanitaire faute de moyens, ceci engendrant une désorientation.
Celle-ci s'est traduite par des erreurs de jugement et des discours contradictoires variant au fil du temps, puis rationalisant la pénurie de moyens en grossissant l'importance de la COVID19, afin de lui faire porter la responsabilité de tous les maux, ceci ayant pour effet d'atténuer voire d'effacer les autres, par un effet d'optique.

En relativement peu de temps, on a eu en effet une succession de messages du type "vous pouvez sortir", puis "les masques ne servent à rien", jusqu'au "confinement total" des Français devenus contraints de "porter des masques" - enfin disponibles en pharmacie - et d'avoir sur eux des "autorisations dérogatoires" pour pouvoir faire de rares et courts déplacements restant possibles.

Il ressort de tout cela que le confinement a été décidé essentiellement pour pallier au manque de moyens et au risque de débordement des capacités de prise en charge hospitalière, au delà de l'acceptable par des personnels ayant du faire face à la crise et tout supporter malgré les carences évoquées.

En outre, depuis que les tests ont été développés à grande échelle, un autre problème réside dans le fait que leur amplification au delà du seuil de 35, aboutit à détecter comme positifs des asymptomatiques et des anciens malades chez qui des débris de virus demeurent détectables, tout cela gonflant les chiffres et faisant peur aux Français tout en permettant également d'attribuer toutes les responsabilités de la crise au virus Sars-Cov2. 

La confusion délibérée entre testés positifs et malades, répercutée par les médias mainstream à longueur de temps et d'antennes, au travers de chiffres énormes, a en effet contribué à répandre des informations erronées et à semer la peur dans la population, qui n'avait vraiment pas besoin de cela, en plus du reste.
Il n'y a pas en effet de pire ennemi que la peur pour faire commettre aux gens des erreurs et engendrer un climat social délétère voire dangereux, comme cela a été expliqué à de nombreuses reprises, sans toutefois que les bonnes conclusions aient été tirées de ces mises en garde. 

Parallèlement à tout cela, une polémique est apparue assez rapidement entre l'IHU de Marseille, en la personne du Pr Raoult son Directeur, et d'autres scientifiques comme les Drs Lacombe et Blachier notamment, contestant son approche clinique observationnelle au nom la méthode des essais randomisés, fondée sur les dogmes de BigPharma.

On a alors assisté à une importante campagne de dénigrement du Pr Raoult s'accompagnant de noms d'oiseaux, de la part de médecins ayant des liens d'intérêts avec BigPharma et défendant les produits concurrents de l'hydroxychloroquine, c-à-d le Remdesivir de Gilead dans un premier temps, et les vaccins ultérieurement.
Cette campagne de dénigrement a pris d'autant plus d'ampleur que les médias mainstream s'étant emparés du sujet pour alimenter leurs informations, ont diffusé de nombreuses interviews et "débats" donnant la parole aux protagonistes, tout cela souvent sans modération ni pondération dignes de ce nom.
Ce faisant, plutôt que d'informer les Français sur des bases éclairées et contradictoires, le tohu-bohu médiatique a envenimé les choses et fait monter la pression, chaque partie restant campée sur ses positions et citant chiffres et études souvent difficiles voire impossibles à vérifier sur le moment et même ultérieurement.

Ces constats jettent des doutes sur l'intérêt et le but réels d'émissions mettant en scène des conflits existant dans les sciences, sans que le public et la plupart des journalistes aient la formation et le recul nécessaires pour bien comprendre de quoi il retourne exactement.
Plus encore, les nombreuses interventions de Karine Lacombe sur BFMTV dont le patron est un gros actionnaire de Gilead, de même que les liens d'intérêts de Mme Lacombe avec ce laboratoire, ravivent les questions de la neutralité de l'information et du rôle exact des médias mainstream appartenant souvent aux grandes familles milliardaires.
Précisons ici que le problème n'est pas l'existence de liens d'intérêts, mais le fait que des spécialistes en ayant, participent à des débats sans avoir la neutralité et la distance nécessaire, alors qu'ils devraient s'en abstenir.

Parallèlement à tout cela également, on a assisté au dénigrement de l'Hydroxychloroquine alors que c'est un des produits les plus prescrits au monde depuis plus de cinquante ans, et qu'il était en vente libre jusqu'à la fin de 2019.
Ce dénigrement est allé jusqu'à la publication d'un article du Lancet - bible sacro-sainte des scientifiques - affirmant sa dangerosité, ceci déclenchant son retrait des essais Discovery et enfin son interdiction, tout cela sans qu'aucune correction n'ait été apportée depuis la révélation du Lancet Gate.
En outre, le déni répété des traitements précoces, alors que ces traitements font leurs preuves depuis longtemps dans de nombreux pays, notamment en Afrique, a achevé de mettre en cause la sincérité et l'impartialité de nombreux scientifiques et politiques, et notamment de certains membres du gouvernement.

Par ailleurs enfin, l'arrivée d'une prétendue 2e vague en octobre, alors que les urgences sont débordées tous les ans à la même époque par des pathologies infectieuses et que différentes source révèlent un seul pic de décès en Mars-Avril, de très nombreux cas étiquetés abusivement Covid et enfin une énorme chute des décès de la grippe, tout cela finit d'ajouter de la confusion à la confusion et de détruire ce qui restait de confiance.

En conclusion, la crise sanitaire qui est venue se greffer sur une profonde crise économique et politique n'a fait qu'aggraver celle-ci et précipiter la révélation de turpitudes néolibérales ayant atteint des sommets peu imaginables il y a encore quelques mois.
Ces différentes crises ne font que ponctuer l'évolution d'un système à bout de souffle dans lequel de très nombreuses personnes essayent de garder la tête hors de l'eau, pendant que des minorités usent et abusent de leur pouvoir dans le seul but de préserver ou d'augmenter leurs privilèges injustes et indus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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