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Billet de blog 2 février 2019

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TANZANIE

Au dernier rang, un homme hilare pose tour à tour son regard sur nous puis sur le prédicateur et pointe doucement un index sur sa tempe, le tourne d'avant en arrière, d'arrière en avant comme s'il voulait l'enfoncer dans son crâne : geste universel dont même les enfants comprennent le sens.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Babati, quelques milliers d'habitants, bourgade au centre d'un district administré par un katibu towala wa wilaya qui coordonne avec plus ou moins d'efficacité l'action de l'Etat sur un territoire regroupant une centaine de villages et de hameaux. Une route, qui redevient par moment plus piste de latérite que véritable chaussée, relie Arusha, au pied du Mont Kilimanjaro, à Dodoma, la nouvelle capitale officielle du pays. Nous sommes en 1978, c'était il y a quarante ans. Nouvelles Frontières est encore un voyagiste florissant qui ouvre l'horizon à ceux qui ont envie de prendre l'air et surtout peuvent se passer de la climatisation, de l'électricité et même de l'eau courante parfois.

Nous voulons voir les efforts faits par le gouvernement tanzanien qui milite pour l'auto-suffisance alimentaire et mobilise le concept de « Technologie Appropriée » pour y parvenir. Nous sommes jeunes, curieux, utopiques et même naïfs parfois, mais déjà sans préjugés et résolument optimistes.

Illustration 1

Sculpture makondé représentant le concept UJAMAA que nous pourrions traduire par l'idée de société solidaire.

Dans les année 70, on rencontre peu de gens, ou plutôt peu de « touristes » européens en Tanzanie. Des membres d'ONG venus des Etats-Unis et du Royaume-Uni, des représentants d'agences gouvernementales de pays européens dirigés par les sociaux-démocrates et quelques fidèles des destinations parfois insolites proposées par Nouvelles Frontières. La Suède propose une expertise précieuse pour développer l'éducation, l'Autriche apporte son concours pour la reforestation et la gestion des forêts, les anglo-saxons sont les principaux acteurs de la mise en place des fameuses technologies appropriées ou intermédiaires dont nous avons découvert les réalisations parfois surprenantes.

Une égreneuse d'épis de maïs de grande ingéniosité, composée d'un rondin d'une trentaine de cm hérissé de toute part de solides clous, tourne autour d'un axe. La partie mobile est surmontée d'une boite qui reçoit les épis. Les clous détachent un à un les grains qui tombent dans une autre caissette : une opération plus facile et bien plus rapide qu'un égrenage manuel. Gain de temps, économie de l'énergie humaine, augmentation de la productivité au meilleur sens du terme. Tout à leur idée et leur rationalité, les jeunes techniciens californiens ont l'idée de proposer la bicyclette et la force motrice de son conducteur pour actionner la rotation du tambour hérissé de ses pitons. Refus catégorique des rares propriétaires de petites reines. Ils ne peuvent concevoir que leurs coursiers puissent être ravalés à une tâche aussi peu noble qu'égrener du maïs, ce qui est par ailleurs le domaine dévolu aux femmes. Un vieux vélo à l'abandon est quelque peu remodelé  permet malgré tout de mettre en œuvre une puissante force motrice au service de la production alimentaire de la communauté. La machine est restée probablement au stade du prototype pour illustrer le possible, en faire la preuve, ravir les généreux initiateurs et... enchanter les visiteurs.

D'autres techniciens, conçoivent un four solaire en récupérant de la ferraille et surtout en remodelant une tôle de carrosserie de voiture accidentée pour en faire une parabole brillante dont la concavité soigneusement expérimentée permet de concentrer les rayons du soleil réfléchis vers un chaudron en hauteur soutenu par trépied. L'eau se réchauffe rapidement et ce qui y est plongé cuit en peu de temps tout en évitant d'acheter du charbon de bois et de ne pas contribuer à la déforestation du pays.

Réticence des cuisinières africaines, jusqu'au refus catégorique de l'installation : elles ne peuvent plus surveiller du regard le contenu du chaudron, ni contrôler la cuisson en remuant avec leur cuillère en bois .

Ces petites inventions, véritables concentrés de savoirs simples, de concepts apprivoisés et d'ingéniosité doivent améliorer la vie des villageois africains et contribuer à ce que nous appelons aujourd'hui le développement durable. Elles se sont heurtées à des résistances inattendues qui relèvent souvent d'une simple incompréhension, de ruptures trop brutales dans les habitudes mais parfois également de logiques très différentes. C'est un soir, à Babati, que j' ai pris pleinement conscience de ces décalages possibles et la veille de reprendre l'avion pour la France qu'un vieil homme, pieds nus chaussés de baskets troués, sans lacets, m'a asséné le coup de grâce.

A Babati, il n'y a alors qu'un seul guest house dont la petite dizaine de chambres donne sur une cour intérieure équipée d'une longue table en bois avec un banc de chaque côté. Au fond de la courette, une cabine de douche dotée d'un tuyau d'arrosage se terminant par un ustensile qui tient plus de la pomme d'arrosoir que d'un pommeau de douche. Un autre tuyau relié à l'eau courante alimente un réservoir fait de deux barils autrefois de carburant et reliés entre eux. Le soleil de la journée réchauffe l'eau et l'apport de l'eau courante froide la rend supportable à celui qui doit se laver rapidement car la réserve n'est pas inépuisable. Le préposé à la douche est un employé expérimenté qui « souffle » le chaud et le froid à la demande sans avoir jamais ébouillanté quiconque.

La cabine de douche a une porte battante qui cache le bas mais offre à la vue de tous le haut. Cela permet à tout instant de communiquer avec le préposé à l'eau. La clientèle du guest house étant principalement masculine, le topless ne pose aucun problème. Quand une jeune femme africaine décide de prendre sa douche, elle adopte simplement le même comportement que les hommes et personne n'y voit d'inconvénient. Nos voisins de chambre africains ont l'habitude des poitrines féminines dénudées et bien que nous ayons été dans les années 70, aucun des européens présents n'envisage de faire un remake du loup des dessins animés de Tex Avery.

La nuit tombe vite et de manière soudaine sous l'équateur. L'électricité n'alimente pas les habitations et elle est réservée au commissariat de police, au siège de la wilaya et peut-être au domicile de la famille du katibu. Elle est fournie par plusieurs groupes électrogènes dont on peut entendre le bruit dans la nuit. Nous, nous utilisons des bougies dont nous avons eu la présence d'esprit de nous munir et le seul commerce de l'agglomération est éclairé par plusieurs lampes à acétylène qui dégagent dans un souffle régulier une lumière blanche très vive que seuls certains de nos leds savent imiter.

La nuit tombe vite et de manière soudaine sous l'équateur. L'électricité n'alimente pas les habitations et elle est réservée au commissariat de police, au siège de la wilaya et peut-être au domicile de la famille du katibu. Elle est fournie par plusieurs groupes électrogènes dont on peut entendre le bruit dans la nuit. Nous, nous utilisons des bougies dont nous avons eu la présence d'esprit de nous munir et le seul commerce de l'agglomération est éclairé par plusieurs lampes à acétylène qui dégagent dans un souffle régulier une lumière blanche très vive que seuls certains de nos leds savent imiter.

Le commerce de Babati est un modèle du genre. A la fois café, restaurant, épicerie, quincailler et sans doute bien d'autres choses que j'ai oubliées. Sur plusieurs étagères, alignés par tailles, sont offerts à la vente boites de conserve vides soigneusement lavées, bouteilles et flaconnerie de toutes sortes également vides et bien nettoyées. Ce sont pour les habitants des biens précieux dont ils ont l'usage. Le débit de boisson sert une bière locale tiède en bouteille à consommer sur place ou à emporter ( prière de ramener la bouteille vidée ). Le restaurant sert un plat unique le walli vva kuku remplacé parfois par un walli wa mbuzi ou encore un bon walli wa ng'ombe si un éleveur masaï a consenti à se séparer d'une de ses vaches trop vieille pour lui être encore utile. La recette du plat est simple et rustique. La viande est bouillie pendant des heures jusqu'à être tendre , puis le riz est cuit dans le bouillon accompagné d'herbes condimentaires dont je n'ai pas eu la présence d'esprit de demander le nom. Quand il n'y a plus de la vache, on prend de la poule, quand il n'y a plus de la poule on utilise de la chèvre. Réchauffé à l'infini, le walli wa...ce qui est disponible est un pur délice, surtout quand on a rien d'autre à se mettre sous la dent.

Seul endroit ouvert la nuit, enfin le soir, à Babati, c'est cet établissement et ce soir, c'est jour de fête : il y a six blancs qui s'y produisent, enfin qui y passent la soirée en mangeant du walli wa...quelque chose. Une partie de la clientèle, d'abord debout devant l'établi qui tient lieu de comptoir, se rapproche peu à peu, prend chaise ou tabouret pour faire plusieurs demi-cercles concentriques autour des mangeurs. En un anglais parfois difficile et un peu laborieux pour certains de nos nouveaux amis et quelques mots de swahili qu'un petit manuel de conversation m'ont fourni, la conversation s'engage amicalement, fraternellement. L'Europe ? Nos nouveaux amis connaissent, la France un peu moins, Lille les laisse silencieux, quant à Béthune, ils ont quelques difficultés à situer comme moi pour ce qui concernait Babati avant d'y être.

Parmi nous, un personnage de rencontre, haut en couleur, grand et costaud avec une belle chevelure blonde qui lui tombe sur les épaules, accompagné d'une sympathique jeune femme, aussi brune qu'il est blond, au regard de biche effarouchée et toute timide. Se sentant bien accompagnée, elle ne semble n'avoir de crainte de rien, ni de personne. Elle se sent protégée par son énergumène et même les lions de la savane du Mara Masaï se tiennent à distance selon une légende qui court désormais. Quand quelques années plus tard nous nous souvenons de la prestation inoubliable du personnage au cœur de l'Afrique, Michel l'a appelé d'emblée « Longs caveux » ( nous mélangeons toujours avec plaisir, l'anglais, le français, l'alsacien, le parler picard et quelques mots de swahili pour nous comprendre et conserver toute la saveur à nos souvenirs ).

Longs caveux intrigue les africains, certains doutent qu'il fût un homme, probablement en raison d'une blondeur accentuée par ses cheveux d'une longueur inhabituelle sous ces latitudes même pour un européen. Il est vrai qu'il est le seul spécimen de cette nature que nous ayons rencontré pendant notre séjour. Ce soir là, Longs caveux est à la fête, sans doute est-il contraint depuis trop longtemps au seul auditoire conjugal qui ne lui permet pas forcément de donner toute sa mesure. Il entreprend d'expliquer aux africains présents, curieux de savoir comment on vit dans cette contrée lointaine appelée France, comment nous vivons.

Nous qui menons sensiblement la même existence que lui, allons de surprise en surprise, nous découvrant d'une richesse scandaleuse et surtout voleurs et dénués de tout scrupule. A peine s'il y a plus voleur, plus gaspilleur que nous. Ces concurrents impudents vivent de l'autre côté d'un fleuve appelé le Rhin ou d'une petite mer appelée la Manche. Quelques uns de nos voisins échappent à son opprobre. Curieusement, la Suisse en est, il en a rencontré quelques ressortissants membres d'une ONG quelques jours auparavant, L'Autriche et la Suède sont parées de toutes les vertus. Le meilleur est à venir. Longs caveux fait comprendre à son public qu'il a bien de la chance de vivre dans une société où on ne jette rien, où on ne gaspille pas et où on sait se satisfaire d'une frugalité synonyme de vie saine.

Imaginez la scène. Un orateur maniant un anglais approximatif devant un auditoire le comprenant à peine. Un illuminé à l'allure christique essayant tour à tour de mimer et de suggérer la Manche et le Rhin, la consommation et le gaspillage, la frugalité et l'abondance, puis s'avançant subitement d'un pas décidé, saisi d'une inspiration subite, vers l'étagère à boites de conserve et bouteilles vides et les montrant d'un ample geste du revers de la main avec un sourire éclatant qui illumine son visage : le bonheur de la conceptualisation comme une leçon de chose. Si Longs caveux avait voulu déplorer le vide dramatique des boites et des bouteilles, il aurait certainement souligné son geste théâtral d'un regard triste, d'une mine déconfite, d'un affaissement d'épaules et peut-être même de quelques larmes de circonstances mais aujourd'hui il magnifie.

Imaginez maintenant l'auditoire. Des yeux grand ouverts, l'oeil rond, interrogatif ou effrayé c'est selon, des bouches entrouvertes qui s'ouvrent de plus en plus. Jamais « être bouche bée » n'a trouvé plus parlante illustration. Un grand silence, puis des regards interrogatifs sur nous qui sommes les compagnons d'un soir du prophète. Au dernier rang, un homme hilare pose tour à tour son regard sur nous puis sur le prédicateur et pointe doucement un index sur sa tempe, le tourne d'avant en arrière, d'arrière en avant comme s'il voulait l'enfoncer dans son crâne : geste universel dont même les enfants comprennent le sens.

Nous sommes ensuite allés dormir, échangeant quelques derniers mots à la lueur d'une chandelle. Le lendemain, nous avons renoncé à continuer notre périple vers Dodoma pour revenir au plus vite à Arusha prendre un des rares trains qui pouvait encore nous ramener à Dar es Salam avant que tous les moyens de transport ne s'arrêtent. La Tanzanie n'a plus de quoi payer son approvisionnement en hydrocarbures sur le marché libre de Rotterdam. Le FMI refuse de débloquer des fonds en devises crédibles qui font de plus en plus cruellement défaut au pays sauf à infléchir sa politique économique dans un sens qu'on peut facilement deviner.

Nous sommes arrivés sans encombre, en temps et en heure, à Dar es Salam. Assis sur un banc public sous une frondaison de cocotiers qui bordent le port en anse de la ville. Nous voyons la flamme de la raffinerie de pétrole s'éteindre et les deux tankers à l'ancre au large s'éloigner vers plus de solvabilité. Le lendemain la modeste circulation dans les rues de la ville a faibli puis s'est arrêtée.

Les Makondé sont une population de langue bantoue qui vivent dans le sud de la Tanzanie et le nord du Mozambique. Leurs sculptures en bois tant traditionnelles et inscrites dans leur mythologie que d'inspiration plus contemporaine sont de toute beauté. Une importante communauté Makondé s'est installée dans le nord de l'ancienne capitale et s'est organisée en coopérative de production pour offrir aux visiteurs ses créations.

Après plusieurs visites de découverte, après avoir longuement regardé, touché, caressé, admiré, j'ai été séduit. Par deux sculptures d'une soixantaine de cm de haut. La première représente un guerrier masaï, l'autre symbolise le couple. Un travail magnifique. Je les ai payées quelques dizaines de francs de l'époque, peut-être une centaine tout au plus. Dans l'autobus qui me ramène à Dar es Salam, je tiens mes acquisitions un peu encombrantes sur mes genoux.

A mes côtés, le passager aux chaussures de basket élimés dépourvues de lacets évoqué plus haut. Il regarde défiler le paysage par la vitre de l'autobus en m'observant dans le reflet de la vitre. Soudain il se tourne vers moi et me demande combien j'ai payé mes statues. Je le lui dis et l'interroge immédiatement en retour pour lui demander s'il pense que j'ai trop payé. En quelque sorte, si je me suis fait avoir par le makondé sculpteur. Il me répond d'abord par un long silence puis par ces mots : « It's never too expensive for a white man ! » Puis il détourne la tête, regarde défiler le paysage à travers la baie vitrée du bus. Maintenant c'est bien le paysage qu'il regarde, je ne l'intéresse plus et nos regards ne se sont plus croisés dans le reflet.

Illustration 2

Sculpture Makondé représentant la famille

Mes magnifiques sculptures me brûlent les mains et les genoux, je me sens honteux et je n'avais qu'une hâte c'est d'être de retour au plus tôt au Mustapha Guest House pour y dissimuler mes statues. Je réalise que j'ai dépensé pour des objets qui ne sont pas de première nécessité l'équivalent de plus d'un salaire moyen tanzanien.

Longs caveux est rentré à Paris le même jour et dans le même avion que nous. Le boeing de la Ethiopan Airlines doit décoller à l'aube et pour ne pas le rater nous avons dormi sur les banquettes de l'aéroport qui est assez rustique. Il nous a montré le souvenir dont il a lui-même fait l'acquisition : une paire de sandales, vietnamiennes selon ses dires. Non pas d'origine et de fabrication vietnamienne mais d'inspiration indochinoise. La semelle est faite d'une large bande découpée dans un pneu usagé qu'il faut ensuite lacer autour du pied et du bas de la jambe avec des cordelettes. Un daktari en poste dans un dispensaire nous avait dit que les infections suite à des blessures dues au fait de marcher pieds nus dans la brousse sont trop répandues. Les sandales dont les combattants nord-vietnamiens se sont dotés pour marcher le long de la piste Ho Chi Minh à travers la jungle indochinoise sont une réponse peu onéreuse à ce grave problème sanitaire. J'ignore si à son retour en France Longs caveux les a portées souvent.

Quarante ans après, je regarde toujours avec le même regard mes sculptures Makondé et je me souviens bien de mon voisin d'autobus, de ses mots et de son détournement de tête. Parfois je le revois dans mon souvenir avec les traits du Mwalimu, surnom affectueux donné au défunt président Julius Nyerere. Je m'en veux encore de lui avoir posé ma question qu'il a compris comme étant le même souci que celui de ceux que j'ai vu marchander de manière éhontée avec les makondé. Il n'y a donc sur le fond pas tellement de différences entre moi et Longs caveux. Aux yeux du tanzanien de la rue, nous venons d'un pays qui donnent à ses habitants les moyens pour parcourir le monde, de manger à leur faim et de s'acheter des lacets pour leurs chaussures, mais l'un crache sur ce don et l'autre est prêt à mégoter sur un montant à payer qui peut faire vivre une famille pendant des semaines.

Tous deux nous donnions une certaine image de l'Europe à nos hôtes pour quelques semaines. Nous n'en avions pas une claire conscience, ni l'un ni l'autre. Une image qui ne nous appartenait plus vraiment dès lors que nous avions posé le pied en Afrique et cela quelle qu'ait pu être la pureté de nos intentions. Nous appartenions, nous représentions un monde, inaccessible, envié quoique nous fassions, quoique nous pensions, quoique nous puissions dire. Le discours de Longs caveux était illisible et incompréhensible, pire il était iconoclaste en essayant de tuer le rêve, il devenait synonyme de folie aux yeux des jeunes hommes qui l'écoutaient.

Aujourd'hui nos hôtes d'hier frappent à nos portes. Ils ne viennent pas à nous en empruntant une ligne aérienne mais à pied, en embarcations de fortune au risque de leurs vies. Ils ne viennent pas en touristes pourvus de devises fortes, avides de souvenirs et d'exotisme, ils viennent pour survivre ou pour échapper à des conflits incessants.

Le 29 juin 2018, le site suédois FlightRadar24 relève 202 157 aéronefs soit en vol, soit en phase de décollage ou d'atterrissage dans le monde le même jour. En 2017, plus de quatre milliards de personnes ont pris l'avion soit une augmentation de l'ordre de 7 % par rapport à l'année précédente. Selon les prévisions quelques huit milliards de passagers emprunteraient ce moyen de transport à l'horizon 2036.

Illustration 3

Relevé des avions dans le ciel le 16 janvier à 13h (heure française). Qui était dans ces avions pour aller où et pour y faire quoi ?

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