Elisabeth Borne quitte l'Hôtel Matignon et le président Macron, malgré toutes ses difficultés à trouver de quoi se nourrir dans le vivier étriqué qui constitue sa relative majorité, doit se trouver un nouveau premier ministre. Que va-t-il advenir d'une première ministre qui avait été l'objet de toutes les détestations mais qui ne s'était jamais laissée impressionner par les vociférants ?
Elisabeth Borne, compte tenu des circonstances liées à une majorité relative composée d'un grand nombre de députés évanescents, n'a pas démérité. Elle s'est révélée autant femme de convictions que de caractère et il serait tout à fait regrettable de la renvoyer simplement à l'administration d'une régie, à la gestion d'une vague entreprise de conseils ou à la présidence d'un Comité Théodule. Il faut qu' Elisabeth Borne continue à servir, n'ayons pas peur des mots, la France et notre avenir.
Elle me paraît tout indiquée comme tête de liste à l'élection au Parlement européen. Elle n'est pas femme à se contenter d'offrir ses assiduités aux Winstub et aux restaurants gastronomiques de Strasbourg en usant d'artifices pour faire croire à une activité de parlementaire comme certains l'ont fait. La poursuite et l’approfondissement de la construction de l'Union Européenne et surtout la nécessaire mise en place d'une Défense européenne est l'enjeu de la décennie à venir.
Elle est la seule à être à même de porter ces thèmes au cœur de la campagne électorale pour réduire à néant les agissements des candidats téléguidés par Poutine ou ceux qui ne voient dans le Parlement de Strasbourg que la recherche d'une petite sinécure confortable.