La petite dame sortie de nulle part, mais adoubée par ceux qui sont loin d'être majoritaires et qui se pressent en rangs serrés dans les coursives, somme désormais le président de la République et l'enjoint à s'incliner devant son ...évidence.
« Le Président de la République nomme le premier ministre. Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement. » Article 8 de la Constitution.
En supposant un court instant que le président Macron se laisse forcer la main, parce que subjugué par les déambulations de l'inconnue Castets en compagnie de sa dame de compagnie Tondelier pendant les Olympiades, acceptera-t-il de nommer Clémence Guetté qui n'en peut plus d'attendre ou pire encore un Thomas Portes à des postes de ministres ?
Faisons simple et pratique et surtout ne plaçons pas la charrue avant les bœufs, mais procédons dans l'ordre que la Constitution a prévu. Le Président nomme un ou une premier ministre qui soit par ses qualités reconnues, capable d'entretenir des relations normales avec ceux dont il ne partage pas forcément les points de vue. Un homme ou une femme capable d'écouter mais surtout d'entendre, capable de refuser de faire mais également de dire oui, capable de créer les conditions pour que les nécessaires compromis entre points de vue divergents se dessinent, se précisent puis prennent corps.
A charge pour ceux, qui rêvent du chaos permanent ou qui plus simplement espèrent en tirer profit, de prendre leurs responsabilités en censurant un gouvernement rassemblant des hommes et des femmes qui ne jouent pas en permanence le coup d'après pour arriver à des fins personnelles. Des hommes et femmes qui choisiront d'être là « pour servir » et non pas pour « se servir ».