LA LOI, TOUTE LA LOI, RIEN QUE LA LOI

La Justice suit son cours et chaque fois que les conditions sont réunies,  elle avance d'un pas sûr malgré les manoeuvres dilatoires de ceux qui espèrent passer entre ses mailles.

Le Conseil Constitutionnel s'est prononcé et la décision n'est pas favorable à Sarkozy, le procès au pénal se tiendra donc en principe. Ses avocats soulèveront probablement d'autres arguments pour retarder ce procès . S'il  a lieu et que le jugement est défavorable, les avocats pourront faire appel. Si en seconde instance ils n'obtiennent pas gain de cause, ils trouveront bien quelque chose dont ils tireront argument pour un pourvoi en cassation. Si là encore ils font chou blanc peut être un recours devant la CEDH sera envisagé.

Ce temps long qui est la marque d'un fonctionnement normal de la justice dans un Etat de Droit sera bien sûr accompagné par les fausses indignations de celui qui aime  se poser en victime persécutée par ceux qu'il qualifiait autrefois de " petit pois", avec en arrière plan une chorale de pleureuses animée par Nadine Morano. Chemin faisant Sarkozy pourra jouer toutes les comédies que sa ruse, ou plutôt celle de ses avocats, lui permettra : une grippe, une rougeole puis une canne ou l'épaule amicale d'un acolyte en raison d' une arthrose aussi douloureuse que soudaine, peut être même un fauteuil roulant poussé par Brice Hortefeux ou Claude Guéant. L'avenir nous le dira. Mais la Justice suivra son cours, patiemment, pendant que les chiens aboieront.

Même si l'impatience nous gagne parfois, reconnaissons-le, il fait bon vivre dans un pays dans lequel le droit de se défendre est garanti. Il fait bon vivre en France et je comprends que beaucoup  nous envie parfois. Je ne parlerai pas de la lenteur de la Justice, ce qui laisse entendre qu'elle fait exprès de faire trainer en longueur pour des raisons inavouables. Je parlerai de lenteur de la procédure, parce que les faits doivent être clairement établis et surtout étayés par des preuves solides et irréfutables. Si cela n'était pas, non seulement il y aurait atteinte aux droits des personnes mises en cause mais nous aurions raison de douter de la volonté de la Justice à faire son travail et à laisser les fripouilles continuer à nous narguer.

Patience, patience. Ne nous laissons pas gagner par notre impatience. La Justice suit son cours et chaque fois que les conditions sont réunies,  elle avance d'un pas sûr malgré les manoeuvres dilatoires de ceux qui espèrent passer entre ses mailles.

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