CES EVENEMENTS QUI NOUS MARQUENT A TOUT JAMAIS

D’une pierre, deux coups. Malin, non ?

 

CES EVENEMENTS QUI NOUS MARQUENT A TOUT JAMAIS

Au retour des vacances nous découvrons parfois des choses étonnantes qui ont échappé à notre sagacité. Reprenant mes activités coutumières tout en folâtrant selon une habitude désormais bien établie, j’e découvre un évènement de la plus haute importance qui n’a sans doute pas été sans influence sur la longueur de l’éclipse de lune du mois de juillet. Anne Nivat, la femme du journaliste Jean-Jacques Bourdin, a dû être hospitalisée alors qu'elle était en vacances. Elle a fait une mauvaise chute. L’histoire ne précise pas si elle a glissé sur une nouille ou si elle est tombée de cheval. En tout état de cause aucune nouille n’a porté plainte ni déposé de main courante.

Comme je vous tiens, j’en profite pour vous faire part que moi-même, m'apprêtant à confectionner une vinaigrette pour ma batavia de ce midi, je me suis légèrement coupé en préparant une gousse d'ail avec un couteau en lame de scie tout à fait inadapté pour cet usage. Quelques gouttes de sang ont perlé mais je n'ai pas eu le temps de les compter à mon grand regret. J'ai hésité un instant avant de me rendre aux urgences puis je m'y suis rendu grâce au dévouement d’un voisin qui a bien voulu m'y conduire. Une infirmière entre deux âges aux yeux bleus m'a examiné en urgence avant d'appeler l'urgentiste de service pour un diagnostic plus précis. Rien de bien grave m'assure-t-il mais une surveillance de 24h lui paraît cependant préférable. Je ne manquerai pas de vous tenir informés de l'évolution de mon cas et surtout si une décision d'amputation devait être prise. Les français ont le droit de savoir.

P.S. Mon chien a, quant à lui, attrapé des tiques mais aux dernière nouvelles aucune d’entre elles n’étaient porteuses de la bactérie Borrelia burgdorferi qui aurait pu infecter mon vieux camarade et lui communiquer la maladie de Lyme. Mon amie Anna Belle me fait remarquer que ce que je raconte là est pour le moins étrange dans la mesure où je n’ai jamais eu de chien. Devant mon silence et l’esquisse d’un sourire entendu, elle plisse les yeux et lâche un seul mot, précédé d’un petit sifflement d’admiration : « D’accoooord ! ». Elle a compris. Je diffuse une information bidon pour me rendre intéressant et attirer l’attention sur moi et demain je démentirai en m’excusant, arguant un moment d’inattention, dernière séquelle de la canicule. D’une pierre, deux coups. Malin, non ?

 

 

 

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