Mélenchon, sa muse, son palefrenier, leur cheftaine des Gorgones à l'Assemblée et tous les seconds couteaux, ambianceurs et chauffeurs de salle, spadassins et hommes de mains dont ils se sont entourés n'ont qu'un seul objectif : affaiblir le pouvoir en place, destituer avant l'heure le président de la République pour mettre leur calife à la place du calife et promouvoir un programme politique miraculeux qui aura tôt fait, soit de faire de la France une nouvelle république bolivarienne, soit de mettre en scène un renoncement à côté duquel celui amorcé en 1983 sera une bluette et une innocente péripétie
Le président de la République peut être destitué par la Haute Cour qui serait le Parlement siégeant comme telle sous la présidence de la présidente de l'Assemblée. Cette Haute Cour aurait à se prononcer à la majorité des 2/3 à bulletins secrets, après une procédure dont les modalités empêchent toute pratique fantaisiste ou résultante d'humeurs.
La première étape, à savoir l'examen de la recevabilité d'une résolution en vue d'une possible destitution du président par le bureau de l'Assemblée, s'est déroulé sous nos yeux. Ce bureau composé de 22 membres dont 12 émargent dans l'un ou l'autre groupe du Nouveau Front Populaire s'est prononcé pour la recevabilité de la proposition de résolution présentée par FI.
Ne nous y trompons pas, la procédure ne prospérera pas et leurs initiateurs le savent bien. Ce n'est d'ailleurs pas leur véritable préoccupation. Ce qui les met en intumescence c'est de pouvoir tenir la dragée haute à leurs partenaires, de monopoliser la parole et l'attention et de menacer l'adversaire avant l'apothéose de nouvelles journées carnavalesques à l'Assemblée sous le regard gourmand de leur mentor et, à n'en pas douter, du RN en embuscade.
Une fois encore, le PS d'Olivier Faure, les écologistes, désormais sous la coupe de leurs commensaux avanceront le canon du revolver de Manuel Bompard dans la nuque. Pendant ce temps le PCF et Fabien Roussel se contenteront de sodomiser les drosophiles et les coléoptères qui passeront à leur portée, en dégustant leur plat préféré à base de couleuvres.
La mousse des mots et des tergiversations fait oublier l'essentiel. Pour quelle bonne raison, ceux qui ont depuis belle lurette oublié qu'ils ne siègent pas au Parlement pour se servir ou se distraire, mais pour servir quelque chose qui tend de plus plus fréquemment à les dépasser, entament-ils une procédure mort-née ?
La bonne raison est d'une simplicité extrême. Le président Macron à deux torts rédhibitoires aux yeux des adeptes de FI. Il persévère depuis 2017 à ne pas appliquer le programme miraculeux et patiemment concocté par les experts que Mélenchon a drossé pour ce faire et il s'obstine à ne pas se soumettre et se réfugier sous table quand ce dernier roule des yeux et que Mathilde Panot pointe son doigt pour désigner à la vitrification.