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Billet de blog 23 oct. 2022

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CAKES SALÉS ET SAVOUREUSES AUTRES GREDINERIES

Pouvoir glisser mes petons sous la table et faire des moulinets de contentement avec mes orteils en éventail.

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Je cultive avec soin une fainéantise sans pareille, sans jamais rien céder sur le fond. Je peux ainsi passer des heures à préparer ce qui me réjouira mon palais et m'adonner à toutes les anticipations et prévoyances pour pouvoir glisser mes petons sous la table et faire des moulinets de contentement avec mes orteils en éventail.

Je peux ainsi jouir pleinement de ces menus plaisirs à tout instant, sans jamais faire la moindre concession aux industriels-empoisonneurs et emberlificoteurs dont les plats vaguement assemblés, gorgés de sel, de sucre, d'huile de palme et de gras divers d'origine douteuse.

A ceux et celles qui me rétorqueraient que toute cela prend du temps, je répondrais simplement que l'anticipation et la prévoyance en font gagner beaucoup avec en prime une nourriture plus saine et même plus goûteuse.

J'ai une grande affection pour les cakes salés dont je varie à l'infini les ingrédients et les saveurs au gré de ma fantaisie du jour. Une fois cuits, je les enveloppe sous vide total et les conserve au réfrigérateur ou je les congèle dans un sachet adéquat. Dans ce dernier cas, leur consommation exige une anticipation en les laissant décongeler naturellement dès la veille, ou du matin pour le dîner. J'évite les décongélations en micro-onde et n'utilise cette cette source de chaleur que pour les réchauffer un peu (à mon goût c'est meilleur chaud).

J'accompagne toujours mes cakes tièdes d'une batavia ou, en saison, d'une salade de tomates.

Pour confectionner six cakes dans autant de moules en aluminium d'un demi-litre j'utilise 450 g de farine et deux sachets de levure chimique que je mélange longuement. Neuf œufs et un quart de litre d'huile d'olives permettent la réalisation de la pâte de base de mes cakes.

Dans une poêle, dans un peu d'huile d'olives je fais revenir deux poivrons rouges ou verts débités en petits morceaux et je fais fondre un bel oignon finement haché. Je complète l'appareil par 200 g d'allumettes de lardons ou de chorizo que je fais transpirer préalablement.

Je remplis ensuite mes moules d'un demi-litre au trois-quart maximum et je laisse la réaction base /acide produire son gaz carbonique pour assurer sa gonflette à la pâte. Tant qu'y a de la base et de l'acide, il y a réaction chimique donc gonflette ; après épuisement des corps, la production de CO2 s'arrête, il ne faut par conséquent pas tarder à enfourner.

L'ultime étape est la cuisson du mélange homogène pâte et appareil dans un four à 180 ° pendant une trentaine de minutes. Une lame de couteau piquée dans le cake et ressortant sans trace me dira que la cuisson est à point.

Si la pâte de départ est toujours la même, l'appareil peut être varié à l'infini et vous pouvez-vous autoriser toutes les combinaisons à votre goût. Courgettes avec herbes de Provence et olives noires dénoyautées et en lamelles , Roquefort ou Tomme de brebis, dés de jambon et courgette, thon et poivrons.

La patate, notre bonne vieille pomme de terre mérite que nous lui rendions tous le honneurs qu'elle mérite. J'aime l'agrémenter de toutes les manières. A l'eau, à la vapeur ou délicatement rissolée, sautée et même frite, seule ou en bonne compagnie, tout est bon à prendre.

Une pomme de terre cuite à la vapeur en compagnie d'un running Munster de la vallée du même nom, saupoudrée de graines de cumin et accompagnée d'une belle batavia fraîche. Je ne vous en dis pas plus.

Une pomme de terre cuite mais encore ferme, coupée en lamelles et agrémentée de crème fraîche et d'échalote finement émincée puis saupoudrée d'une pincée de noix de muscade râpée. La salade de pommes de terre aime reposer quelques heures avant d'honorer votre assiette. Elle apprécie la compagnie d'une paire de knacks d'Alsace servis réchauffés par pochage dans de l'eau bouillante. Une moutarde condimentaire ou un raifort adouci peuvent contribuer à donner un peu de nervosité à l'ensemble.

Cette chère patate aime également se faire tendre purée, mais je la préfère écrasée avec un chou vert frisé dont les feuilles sont préalablement débarrassées de leurs grosses nervures centrales. Le résultat obtenu s'appelle prosaïquement Ecrasé de chou tant la pomme de terre aime se la jouer discrète et modeste. La pomme de terre appelle toujours la muscade et l'Ecrasé ne rechigne jamais à un filet d'huile d'olives.

L'Ecrasé aime la compagnie d'une tranche de lard fumé grillé mais sait se contenter d'un oeuf sur le plat dont le jaune inondera joliment le vert du chou. Rien que d'y penser, j'en ai l'eau à la bouche.

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