Deux policiers effectuent un contrôle routier. Un jeune homme qui n'aurait pas dû être au volant du véhicule puisqu'il n'avait pas le permis de conduire perd la vie parce qu'un des policiers a brandi son arme et a appuyé sur la gâchette, le tuant à bout portant. Un enregistrement vidéo infirme la version des faits par les policiers, un enregistrement audio imparfait laisse imaginer pire encore.
Le jeune homme est mort, ses proches sont dans l'affliction, le policier tireur est en détention provisoire. Deux juges d'instruction sont chargés d'établir clairement les faits, pleinement les faits. L'IGPN a ouvert une enquête disciplinaire de son côté.
L'affliction des proches, la dignité et la douleur de la mère du jeune homme sont vite masquées par la colère, qui est une réaction humaine normale, des proches plus éloignés. Puis surviennent ceux qui ne sont ni dévastés par la douleur, ni même affligés, et pas davantage en colère. Ceux qui sont à l'affût en permanence pour exploiter toute situation leur permettant de donner libre cours à leur goût pour l'émeute, le pillage et la castagne; ils avaient patiemment stocké les feux depuis longtemps pour ne pas être pris au dépourvu au moment tant attendu et enfin venu.
Le sinistre Ciotti en porte-parole de la droite la plus dure et de l'extrême droite demande l'état d'urgence sachant pertinemment que la mesure n'est nullement adaptée dès lors qu'il n'est pas possible de la faire respecter.
De leur côté, Mélenchon et ses sbires n'appellent pas au calme et à l'apaisement, mais ils ne se contentent pas de n'en rien faire, ils tiennent à faire savoir qu'ils ne le font pas, comme une invite à chacun de laisser libre cours à ses émotions et ses colères. Irresponsabilité et aventurisme comme à l'accoutumée.
D'autres se taisent, parmi eux certains ont raison de le faire. Qui donc les entendrait, eux qui n'ont que si peu à dire ? Les citoyens Faure et Vallaud sont littéralement tétanisés. Dire qu'ils n'en font rien revient à remonter sur le marche-pied de la camionnette folle que conduit Mélenchon. Appeler au calme et à l'apaisement revient à s'offrir au courroux de Manuel Bompard, porte-flingue habituel de Mélenchon. Alors on se tait mais on fait savoir qu'on réfléchit. Enfin...
Non, la police ne tue pas. Non, la police n'a pas tué. Les choses sont plus terriblement simples : un policier a tué. C'est ce que la mère de Nahel a rappelé avec force et dignité dans une interview diffusée dans l'émission "C'est à vous".