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Journaliste congolais vivant à Paris, défenseur de la liberté d'expression. Fondateur de Réveil FM International.Créée en 1999 à Kinshasa, Réveil FM est devenu Réveil FM International depuis 2007 à Paris.
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Billet de blog 2 nov. 2021

COP26: La RDC doit prendre un moratoire contre la viande de chien, chat...!

A quoi sert la COP26 pour les Congolais ? La RDC a un fleuve, des Lacs, rivières et ruisseaux mais les Congolais manquent de l'eau potable. Les Congolais manquent de tout et sont privés de tout. Pendant ce temps, Muana Mboka Ya Moyibi, Mabundi Fatshi se pavane, se cancane et se fout du peuple congolais. Il faut un moratoire urgent contre les mangeurs de la viande de chien, chat et autres.

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COP26: La RDC doit prendre un moratoire contre la viande de chien, chat...!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

A la Libération de Kongo Dia Ntontila, les mangeurs de chien, chat et autres animaux de compagnie devront se trouver une autre viande à se mettre sous les dents. Il est inconcevable que les animaux de compagnie disparaissent au Congo, mangés par des individus inconscients, qui ignorent que tout se lie. On ne peut pas être défendeur de la forêt équatoriale et être en même temps mangeur de chien et chat !  Le respect de l'environnement est un tout. Manger un chien ou un chat  devra être puni de servitude pénale. Des chiens et chats devront vivre en liberté au Mbanza Nzambi.

En RDC, il n' y aura plus question de révolution pardon avec des criminels, seigneurs de guerre et imposteurs impénitents. Tshilombo Tshintuntu demeure un voleur de destin du peuple congolais. Il a fait un deal avec Alias Kabila pour bénéficier d'une nomination électorale et se moquer du peuple congolais. Incompétent, incapacitaire, nullard, Fakwa , Tshilombo est l'incarnation d'un politicailleur ventriote. Ses Fakwa , Angwalima et Ballados de son  régime d'occupation n'y échapperont pas non plus. 

La République démocratique du Congo s'étend de l'océan Atlantique, au plateau de l'Est, et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo, véritable colonne vertébrale du pays. Grand comme quatre fois la France, quatre-vingt fois la Belgique, une fois et demie plus grand que le Québec au Canada, ou encore grand comme la partie des Etats-Unis située à l'est du Mississippi, c'est le 11è Etat du monde  par sa taille avec ses 2 345 409 km2. Par sa longueur de 4 700 km, son débit de 7 500 à 21 000 m3 par seconde, et  l'étendue de son bassin de 3 700 000 km2 , le  Congo  est le deuxième fleuve du monde après l'Amazone. Il prend sa source à Lwalaba, sur le haut plateau du Katanga, et se jette dans l'océan Atlantique.  De nombreux autres cours d'eau irriguent l'intégralité du territoire congolais:   la Lubundi, la Lufira, la Lomam, la Mongala, la Lulonga, l'Ikelemba , ainsi que le Sankuru, la Lukénié, le Kwango, la Maï-Ndombe, la N'djili, etc. Les principaux lacs de la RDC sont généralement répartis en trois groupes : Les lacs de plateaux (Moero, Tshangalele et Delcommune), les lacs résiduels (Tumba et Mai-Ndombe) et les lacs de montagnes (Tanganyika, Kivu et Mobutu).

La déforestation est intense en république démocratique du Congo. Selon des projections de Greenpeace en 2017, le RDC pourrait avoir perdu 40 % de ses forêts avant 2050. Un  moratoire, a été mis en place en 2002, il a durant près de 20 ans freiné la déforestation, mais sans la bloquer. Greenpeace a dénoncé plusieurs viols du moratoire : dès les semaines suivant sa signature, de nombreux titres illégaux ont été distribués, puis un décret présidentiel de 2005 a renforcé l’arrêté de 2002 mais 15 titres annulés en 2009 suite à cet arrêté ont été rétablis en 2011, puis trois concessions forestières ont encore été illégalement allouées en 2015 à deux sociétés : FODECO et SOMIFOR créées par des investisseurs très majoritairement chinois et ayant leur siège enregistrés à Kinshasa à la même adresse à Limete, et ont été créées par des investisseurs chinois, en 2020, 1,4 million d’hectares de concessions dites « de conservation » ont été offertes à des intérêts miniers. Selon Rainforest, Claude Nyamugabo, prédécesseur de Mme  Eve Bazaiba a attribué plus de quatre millions d’hectares de concessions illégales. Puis, en 2021, le gouvernement envisage de lever ce moratoire, pour satisfaire l'industrie du bois et des  bois exotiques.

Il faut un moratoire urgent contre la cynophagie en République démocratique du Congo. Un nombre sans cesse croissant des Congolais devient des cynophages, des consommateurs de la viande de chien. Le phénomène a pris une telle ampleur que les restaurants spécialisés dans les plats préparés à base de cette viande deviennent de plus en plus nombreux. Le succès de ces restaurants amène beaucoup de femmes à emboîter le pas aux hommes en tant que tenancières de ces restaurants. « la viande de chien a un goût incomparable et coûte moins cher que les viandes de bœuf, chèvre, sanglier, dont la rareté rend le prix exorbitant. D’où le dévolu sur le chien ! » Les chiens sont menacés. Les femmes se mettent à manger la viande canine dans cette présidence usurpée ! Manger un chien cela se faisait en cachette. La viande de chien était réservée au chef et sa cour. Les femmes n’y avaient pas droit. Ce sont des hommes qui cuisaient cette viande . La famine aidant dans cette présidence usurpée de Tshilombo, des femmes se mettent à manger de la viande canine. À notre époque, à Kinshasa, chaque grande villa avait un ou des chiens reconnaissables par leurs aboiements. A trop manger de la viande canine, on fait un deal avec l’ennemi du peuple congolais, on accepte d’être un pantin-marionnette, on est protocolaire, des Congolais crèvent on est silencieux, des conseillers tombent comme des mouches à la présidence usurpée… On est comme le chien on regarde ailleurs. 

Quant à la cuisson, Kabila explique : "On enchaîne le chien pendant au moins trois jours. On lui donne uniquement de l'eau, comme ça il défèque et rejette tout ce qui est impur dans son organisme". Le but de la manœuvre consiste aussi à affaiblir l'animal. Il est ainsi plus facile de l'égorger en lui liant les pattes et en lui passant un sac autour du cou. Le reste  se passe sur du feu de bois, pour y ôter les poils. La viande est soigneusement découpée en morceaux. Elle est bouillie avec des épices et préparée sans huile. Car, "contrairement à ce qu'on s'imagine, la viande du chien a beaucoup de graisse". La cuisson dure une heure, pour le grand bonheur des mangeurs de chien.

 Selon le réseau Sauvons la forêt (2021), « l'ouverture à l'exploitation industrielle de millions d'hectares de forêts vierges serait un désastre absolu pour le climat, la biodiversité, l'État de droit et les droits humains des communautés forestières ». Selon les ONG, cela pourrait tripler la surface de coupes là où vivent « des milliers de communautés locales et de peuples autochtones » et « des espèces menacées » ; plus d'un million d'hectares concernent des forêts de tourbières dont l'exploitation pourrait libérer plus de 10 milliards de tonnes de dioxyde de carbone.

On estime que l'ensemble des forêts tropicales de la planète recèlent au moins 92,2 % des espèces vivantes, animales et végétales. Plus des deux tiers de ces forêts se regroupent au sein des pays suivants : le Brésil (en Amazonie), la Bolivie (en Amazonie), la République démocratique du Congo et l'Indonésie. De même il faut préserver notre forêt, de même il faut préserver les animaux de compagnie en République démocratique. Il faudra durcir la loi contre les mangeurs de chien, chat et autres animaux.

Le phénomène prend de l’ampleur: la viande de chien figure de plus en plus dans le menu des ménages en République Démocratique du Congo (RDC). Il y a peu, la société kinoise traitait de fou ou de sorcier quiconque s’hasardait à consommer de la chair de chien. Aujourd’hui en RDC, particulièrement dans la capitale, les consommateurs ne s’en cachent plus. Les rôtisseries appelées: « Nganda » en langue locale, foisonnent dans la capitale congolaise. Et on y grille uniquement de la viande de chien. Le morceau de « Mbwa » se négocie, se vend  assaisonné… Non, vous ne rêvez pas. C’est aussi vrai que vrai. A Kinshasa on « bouffe » de la viande de chien. Les amoureux de cette chaire s’en prennent très souvent aux chiens errants. C’est habituellement les jeunes gens qui sont chargés de faire la chasse. Ils lancent tout ce qu’ils ont sous la main en direction de l’animal apeuré. Le chien, après avoir reçu un coup fatal sur la tête s’écroule. Le museau couvert de sang, il gémit sous une pluie de pierres. Lapidé sans remords, l’animal succombe en moins de 10 minutes. Des cris de joie montent, l’animal est soulevé. On dirait des chasseurs transportant un gibier. L’animal est dépecé avec doigté. Les gestes prouvent qu’ils ne sont pas à leur première opération. Ce sont des experts. Les habitants du quartier viennent un a un marchander. On sort des billets des francs congolais devant cette viande fraîche.

Les démunis envoient tout simplement des gosses avec des casseroles pour réclamer un quartier de viande. Les tenanciers des « Nganda » ne sont pas en reste. Ils viennent faire le stock. Le soir, ça se vend sous forme des brochettes. Des heures après, dans les parcelles environnantes, des gamins sortent dans la rue, l’os du chien dans la bouche. La viande de chien est dorénavant très prisée par certains, même si la majorité hésite encore. Il y en a qui goûtent par curiosité et puis ne s’en passent plus. Selon les consommateurs, cette chair est de loin bien meilleure que celle de la viande de brousse. C’est ce qui explique cette prolifération des rôtisseries à travers la ville. Du coup, les chiens errants sont devenus rares dans la capitale. Pour pallier la carence, beaucoup se sont lancés dans l’élevage des chiens afin d’approvisionner le marché local. Dans ce phénomène, la commune de Masina, dans la partie est de la ville, se distingue des autres. Cette zone est réputée pour abriter grand nombre de consommateurs. Il semble que se penchant pour le fidèle ami de l’homme soit accentué en outre par la misère et la pauvreté. La majorité des familles n’arrivent pas à se procurer de la viande de bœuf. A Kinshasa, elle coûte les yeux de la tête, 5000 francs CFA le kilogramme. Un prix qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Celle du chien est, à en croire beaucoup, plus appétissante et se négocie facilement. 

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