Freddy Mulongo
Journaliste congolais vivant à Paris, défenseur de la liberté d'expression. Fondateur de Réveil FM International.Créée en 1999 à Kinshasa, Réveil FM est devenu Réveil FM International depuis 2007 à Paris.
Abonné·e de Mediapart

3338 Billets

0 Édition

Billet de blog 16 avr. 2014

Jean-Christophe Cambadélis officiellement désigné premier secrétaire du PS

Freddy Mulongo
Journaliste congolais vivant à Paris, défenseur de la liberté d'expression. Fondateur de Réveil FM International.Créée en 1999 à Kinshasa, Réveil FM est devenu Réveil FM International depuis 2007 à Paris.
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Jean-Christophe Cambadélis officiellement désigné premier secrétaire du PS

Par Freddy Mulongo, mardi 15 avril 2014 Radio Réveil FM International 

Le conseil national du PS a donné son aval à la nomination de Jean-Christophe Cambadélis, mardi, en remplacement d'Harlem Désir, nommé au gouvernement.

Jean-Christophe Cambadélis, lors d'un conseil national du PS, le 12 septembre 2012 à Paris.

Cette fois, c'est officiel. Le conseil national du Parti socialiste a donné son aval à la nomination de Jean-Christophe Cambadélis au poste de premier secrétaire, mardi 15 avril, en lieu et place d'Harlem Désir, nommé au gouvernement. Il a recueilli 67,12% des voix, selon des chiffres communiqués par son entourage à l'AFP. Son seul concurrent, Sylvain Mathieu, un trentenaire inconnu du grand public mais soutenu par plusieurs courants de l'aile gauche du parti, a recueilli 32,88% des voix.

Cambadélis, un apparatchik du PS

Cette nomination apparaît comme une revanche pour Jean-Christophe Cambadélis, ancien lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, et candidat malheureux au poste de premier secrétaire en 2012. Elu pour la première fois à l'Assemblée en 1988, le député de Paris avait été le rival d'Harlem Désir pour succéder à Martine Aubry. Battu, il était devenu secrétaire national du PS chargé de l'Europe et de l'International. A ce titre, il devait cette année diriger la campagne du PS pour les européennes, comme il l'avait d'ailleurs déjà fait en 2009.

Dès sa défaite face à Harlem Désir en 2012, Jean-Christophe Cambadélis avait tout fait pour se construire une image de "premier secrétaire bis", racontait Le Monde en décembre, profitant de chacune des difficultés de son camarade. "'Camba' souffle constamment le chaud et le froid, glissait un cadre du parti au quotidien. Il a choisi d'emmerder Harlem aussi souvent qu'il le peut, par calcul autant que par conviction." Aujourd'hui au poste qu'il souhaitait occuper depuis des années, le principal intéressé évoque dans Libération "un aboutissement".

Une nomination contestée au sein du parti

Cette nomination de Jean-Christophe Cambadélis, imaginée et pilotée en coulisses par François Hollande, est toutefois loin de faire l'unanimité au sein du PS. Sur la forme, plusieurs voix se sont élevées contre la méthode de désignation, suspectant le chef de l'Etat d'avoir exfiltré Harlem Désir du PS par mécontentement à son égard. Le député Malek Boutih s'est par exemple dit préoccupé par "ce jeu de chaises musicales", et par ses effets dans l'opinion. La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a, elle aussi, déploré "une pré-désignation" de Jean-Christophe Cambadélis "par l'Elysée", y voyant "un vrai souci avec le respect des militants au sein du PS". Son collègue Gaëtan Gorce a dénoncé "une parodie de démocratie".

Pour beaucoup, le premier secrétaire doit en effet être élu lors d'un congrès réunissant les militants du parti. Au sein de l'aile gauche du PS, qui a présenté une candidature alternative face à Christophe Cambadélis, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer la mise en place d'une direction intérimaire et collégiale, jusqu'à la tenue d'un congrès extraordinaire à l'automne. Une piste rejetée mardi par une majorité de membres du conseil national. Pour le principal courant du PS, l'organisation d'une telle assemblée n'aurait fait que "rajouter de la crise à la crise" après la débâcle des municipales. "Nous ne devons pas transformer le PS en bateau ivre", a lui-même mis en garde le nouveau premier secrétaire du parti dans son discours d'intronisation.

Pour apaiser les esprits, Jean-Christophe Cambadélis a proposé de mettre en place une équipe dirigeante provisoire composée de 30 secrétaires nationaux, et a surtout promis de consulter les militants socialistes après les élections européennes du 25 mai, y compris "sur les grandes questions d'organisation et de rénovation du Parti socialiste".

Une étape qui ne devrait pas l'empêcher de tenir les rênes de Solférino jusqu'au prochain congrès, prévu fin 2015.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — France
Inflation : les salariés, éternels dindons de la farce
Avec la poussée inflationniste, les salariés sont sommés d’accepter un recul de leurs revenus réels pour éviter l’emballement des prix. Mais lorsque les prix étaient bas, les salariés devaient accepter la modération salariale au nom de l’emploi. Un jeu de dupes que seules les luttes pourront renverser. 
par Romaric Godin
Journal
Électricité et gaz : les salaires mettent le secteur sous haute tension
Appel à la grève dans le secteur des industries électriques et gazières, le 2 juin prochain, pour réclamer des revalorisations de salaires indexées à l’inflation. Chez RTE, gestionnaire du réseau électrique français, un mouvement social dure depuis déjà depuis treize semaines.
par Cécile Hautefeuille
Journal
Nouveau gouvernement : le débrief de Mediapart
Premier conseil des ministres du deuxième quinquennat Macron ce matin, marqué par l’affaire Damien Abad. Émission consacrée donc à notre nouveau gouvernement et à la campagne législative de ceux qui n’en font plus partie, comme Jean-Michel Blanquer, parachuté dans le Loiret.
par À l’air libre
Journal — Écologie
Planification écologique : le gouvernement à trous
Emmanuel Macron avait promis, pendant l’entre-deux-tours, un grand tournant écologique. Si une première ministre a été nommée pour mettre en œuvre une « planification écologique et énergétique », le nouvel organigramme fait apparaître de gros trous et quelques pedigrees étonnants.
par Mickaël Correia, Jade Lindgaard et Amélie Poinssot

La sélection du Club

Billet de blog
Lycéennes et lycéens en burn-out : redoutables effets de notre organisation scolaire
La pression scolaire, c’est celle d’une organisation conçue pour ne concerner qu’une minorité de la jeunesse Lycéennes et lycéens plus nombreux en burn-out : une invitation pressante à repenser le curriculum.
par Jean-Pierre Veran
Billet de blog
L’École et ses professeurs à bout de souffle : urgence vitale à l'école
Nous assistons aujourd’hui, dans un silence assourdissant, à une grave crise à l’Ecole. Le nombre des candidats aux concours de l’enseignement s’est effondré : ce qui annonce à court terme une pénurie de professeurs. Cette crise des « vocations », doit nous alerter sur une crise du métier et plus largement sur une crise de l’Ecole.
par Djéhanne GANI
Billet de blog
Déblanquérisons l'École Publique, avec ou sans Pap Ndiaye
Blanquer n'est plus ministre et est évincé du nouveau gouvernement. C'est déjà ça. Son successeur, M. Pap Ndiaye, serait un symbole d'ouverture, de méritocratie... C'est surtout la démonstration du cynisme macronien. L'école se relèvera par ses personnels, pas par ses hiérarques. Rappelons ce fait intangible : les ministres et la hiérarchie passent, les personnels restent.
par Julien Cristofoli
Billet de blog
Recrutement enseignant : une crise des plus inquiétantes pour l’avenir de l’école
La crise de recrutement enseignant atteint cette année un niveau largement plus inquiétant que les années précédentes dont les conséquences seront gravissimes pour le service public d’éducation. Elle témoigne, au-delà de ses dénis, de l’échec de la politique de Jean-Michel Blanquer.
par Paul DEVIN