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Billet de blog 27 oct. 2021

Traqueur folklorique Jules Alingete de l’Igf couvre Tshilombo, sa gabegie financière!

Jules Alingete de l'IGF, un troubadour et folklorique garçon de course Tshilombo Tshintuntu. Traqueur encourage les vols et détournements de fonds publics. La Présidence de la République a dépensé 507 milliards FC (253,7 millions $) contre les prévisions linéaires de 239 milliards FC (119,8 millions $), soit 211,7%, d’après le rapport du ministère du budget de fin septembre 2021.

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Traqueur folklorique Jules Alingete de l’Igf couvre Tshilombo et sa gabegie financière! 

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

L'inspecteur Général des Finances Jules Alingete Key est-il un troubadour folklorique ? Est-il le parquet ? Son  tutelle n'est-il pas d'abord le ministère des finances ? Est-il le garçon de course de Tshilombo Tshintuntu  pourquoi n'enquête-t-il jamais la présidence usurpée dont détournements de fonds publics et gabegie financière sont les deux mamelles du régime de Kinshasa ? Coup de chapeau à l'Observatoire de la dépense publique (Odep) qui abat un travail formidable, même si il n'est pas écouté. Quel est le bilan de Jules Alingete à l'IGF ? Zéro ! Il fait des grimaces, lève le ton et menton, il invective sans plus. En plus Alingete se promène avec de caméramens pour filmer ses déplacements et fait des conférences de presse ? Pardieu, l'individu est incapable d'auditer la présidence usurpée de Tshilombo fourmilière des Fakwa, Ballados, Angwalima et consorts.  

La Présidence de la République a dépensé 507 milliards FC (253,7 millions $) contre les prévisions linéaires de 239 milliards FC (119,8 millions $), soit 211,7%, d’après le rapport du ministère du budget de fin septembre 2021.

Comparés aux crédits budgétaires inscrits dans la loi de finances 2021, qui se chiffrent à 319 milliards FC (159,8 millions $), il se dégage un dépassement de 187 milliards FC (93,9 millions $), soit 158,7%. C’est depuis le mois d’août 2021 que cette utilisation en dehors du budget voté est observé, d’après les statistiques du ministère du budget. Ce qui révèle que la présidence dépense en dehors des crédits limitatifs, en violations des articles 30 et 40 de la loi relative aux finances publiques.

Selon la même source, la présidence a affecté 348 milliards FC (174,2 millions $) aux dépenses de son fonctionnement et 137 milliards FC (68,8 millions $) aux rémunérations. En ce qui concerne les investissements, le ministère du budget révèle que 5 milliard FC (2,7 millions $) ont été dépensé, contre les prévisions linéaires de 10 milliards FC (5,3 millions $), soit 50,9%.

La première institution du pays dispose de 31 services et rémunère 7.934 agents, dont 1.018 personnels politiques affectés au cabinet du président de la République.

Le samedi 23 octobre, lors d’une rencontre avec la presse, l’inspecteur général des finances et chef de service avait souligné que les dépassements budgétaires n’étaient pas une mégestion, moins encore un détournement des deniers publics. Plusieurs réactions de désapprobations se sont succédé. La dernière en date est celle de l’observatoire de la dépense, une organisation de la société civile spécialisée au suivi budgétaire.

« La loi n°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques fixe deux notions majeures de gouvernance budgétaire : celle d’autorisation d’engagement et des crédits de paiement. Ainsi,  « les autorisations d’engagement constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être engagées. Les crédits de paiement constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être ordonnancées ou payées pendant l’année. Ils sont inscrits dans des programmes attribués aux ministères et Institutions » [Article 42].

Et d’ajouter, « … Les crédits budgétaires sont limitatifs. Les dépenses sur crédits limitatifs ne peuvent être engagées ni ordonnancées au-delà des dotations budgétaires »  [Article 38].

L’ONG révèle par exemple que depuis le mois d’Août 2021, la présidence engage les dépenses sans disponibilité des crédits. Conséquences, toutes les recettes additionnelles sont utilisées pour le fonctionnement, surtout dans des voyages du Président. En parallèle, les investissements nagent entre 3% à 5% des dépenses publiques. Face à ces irrégularités, l’Igf ne dit rien, a-t-elle souligné.

L’observatoire de la dépense publique est allé encore plus loin en évoquant l’article 126 de la loi relative aux finances publiques, qui énumère les actes passibles d’une sanction pour faute de gestion au niveau du pouvoir central. « La sortie médiatique de Jules Alingete n’avait pour objectif que de couvrir les actes de mauvaise gestion ayant élu domicile à la présidence”, a-t-elle poursuivie.

Pour mettre fin à cette cacophonie, l’Odep recommande la réhabilitation de manière urgente la Cour des Comptes pour un contrôle efficace des finances publiques.

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