Diesel, c'est l'histoire d'un gogo…

C’est l’histoire d’un gogo à qui l’on demande depuis des années de soutenir l’industrie automobile nationale en subventionnant par ses impôts l’achat de véhicules qui lui coûtent beaucoup à l’usage. C’est l’histoire d’un gogo qui finance par ses impôts les soins médicaux délivrés aux dizaines de milliers de personnes qui, chaque année, voient leur état de santé s’aggraver à cause de la pollution de l’air. C’est l’histoire d’un gogo à qui demain l’on demandera de subventionner le remplacement de son propre véhicule par un nouveau modèle encore plus cher à l’usage. C’est l’histoire d’un gogo qui, dans son véhicule encore plus vert, ne pourra plus se rendre dans les centres-villes bientôt fermés à la voiture. C’est l’histoire d’un gogo dont une partie des impôts sera dépensée pour repêcher les dizaines de milliers de salariés de l’industrie automobile nationale mis au chômage par la faillite d’une élite incapable de faire demi-tour dans la voie de garage qu’elle s’est choisie avec suffisance, et que le gogo aura contribué à rétrécir. C'est l'histoire d'un gogo à qui l'on a demandé de soutenir le moribond PSA, à qui l'on demande maintenant de soutenir le moribond PSA qui a maintenant autre chose sous la main que son diesel. C’est l’histoire du diesel en France. 

 

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