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Billet de blog 10 janv. 2022

Étape suivante : la délation, la lapidation, ou le sursaut joyeux ?

La séquence sanitaire actuelle nous confirme à quel point une propagande bien organisée peut hypnotiser une population entière, et malheureusement la facilité avec laquelle les hypnotisés non seulement se soumettent aux injonctions (injections !) des hypnotiseurs mais surtout la violence avec laquelle ils peuvent relayer jusqu'à leurs oukases les plus absurdes.

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Je racontais sur un précédent billet qu'après m'avoir écouté un député me disait : « mais si ce que tu dis est vrai, alors nous sommes tous fous » ? et je lui répondais après un temps d'hésitation : « peut-être bien ». Alors que je pensais (espérais) l'avoir au moins interpellé sinon troublé, j'ai vu qu'en bon petit soldat, il venait de rejoindre la cohorte des hypnotisés en votant la loi inique du pass vaccinal. Car enfin le même avait voté avec enthousiasme la loi du 5 aout du pass sanitaire, instituée rappelons-le «  aux seules fins de lutter contre la propagation de l'épidémie de covid-19 » loi dont on peut constater aujourd'hui les effets bénéfiques sur la circulation du virus !

Vous avez aimé le pass sanitaire ? Vous allez adorer le pass vaccinal qui aura les mêmes effets et verra les vaccinés continuer à cracher du virus comme hier et aujourd'hui et alimenter joyeusement sa diffusion. Quitte à contaminer, par exemple, des non vaccinés qui n'en pourront mais. S'acharner à reproduire les mêmes erreurs en espérant que le résultat changera, c'est bien la définition de la folie que donnait EINSTEIN (qui n'était pas plus sot que VERAN-CASTEX-MACRON) Mais pouvons nous nous en étonner après les deux ans que nous venons de vivre ? Car à quoi avons-nous assisté en fait ?

Après avoir supporté avec la sortie accidentelle du sars-cov2 du laboratoire de Wuhan où des savants fous associés à d'autres et non des moindres qui leur avaient sous-traité des expériences insensées depuis les USA, nous avons pu assister à la première phase d'envoûtement incriminant le malheureux pangolin pour dédouaner les savants fous (encore que, à force de détruire les espèces animales, il ne faudra pas s'étonner que les virus qui les infectent cherchent chez les humains de nouveaux terrains de jeu : de véritables zoonoses nous attendent)

La suite est une avalanche d'erreurs et de mensonges qui ne manquera pas d'étonner les historiens (si l'humanité survit à la crise climatique qu'elle refuse encore aujourd'hui d'appréhender) : Feu d'artifice génial des laboratoires pharmaceutiques qui grâce à l'article frauduleux du Lancet et au relai de certains grands patrons très influents ont vu tous les gouvernements au garde-à-vous (tout au moins des pays riches) se plier à leurs desiderata : arrêt immédiat de l'expertise médicamenteuse mondiale, fin de l'hydroxychloroquine et de tout autre traitement de ville et ce jusqu'à ce jour, le temps que les petites merveilles de vaccins génétiques arrivent sur le marché.

De la folie ensuite comme s'il en pleuvait : interdiction faite aux médecins de soigner, obligation faite aux malades de bien vouloir attendre d'être sub-claquants pour appeler les urgences.. ou mourir isolés sous Doliprane. Obligation médicalement insensée de vacciner des sujets déjà contaminés. Vaccination en pleine période d'expansion épidémique.Vaccination de masse concernant toute la population pour une maladie ne touchant que les personnes les plus âgées et/ou avec comorbidités (sur un de mes précédents billets, je me rassurais en me disant qu'au moins ils n'oseraient pas vacciner les ados ni surtout, les enfants. Je ne mesurais pas l'ampleur de leur égarement.) Si encore il s'était agi d'une folie douce, mais on mesure aujourd'hui la violence à la fois du geste (la répétition forcenée de rappels de moins en moins efficaces) et celle du chantage à la non-vie sociale instauré pour obtenir par la force le pseudo consentement des assujettis ou de leur famille.

Folie enfin des tests pratiqués aujourd'hui comme s'il en pleuvait (1 milliard d'euros ce mois) pour simplement savoir si des sujets absolument bien portants ou ne présentant que des symptômes mineurs ne seraient pas par hasard des malades gravement atteints portant danger mortel à la fois pour eux-mêmes et leur entourage. Faisant croire mensongèrement à tout un chacun que la « positivité » des tests recelait ces dangers, on a créé de toutes pièces une panique propre à rendre malade n'importe quel bien portant. Cela s'appelle l'effet nocebo, là où la confiance est le meilleur des effets placebos (et l'effet placebo, ça marche!) Comment vider des écoles en prétendant les maintenir ouvertes ? Exiger des tests pour tous, les multiplier, exclure tous les positifs : autant tout fermer d'emblée au lieu d'enquiquiner tout le monde avec des protocoles à hurler de rire (franchement, quel esprit dérangé a bien pu les inventer ?)

Folie encore que de prétendre que les non vaccinés seraient la cause par leur déferlement du marasme des hôpitaux. Cette prétendue déferlante est un mensonge, et il arrive aujourd'hui à peine un peu plus de non vaccinés que de vaccinés à l'hôpital (en sachant que dans certaines statistiques sont considérés comme non vaccinés des sujets ayant reçu deux doses et jusqu'à 14 jours plus tard, et parfois 6 mois !) Ce flot mixte est nourri par une triple folie : l'absence encore à ce jour de tout traitement de première intention, la folie du déni des effets secondaires (graves et nombreux) des vaccins génétiques. La folie enfin de réclamer convulsivement sous la pression de la peur le supposé précieux talisman qui seul les sauvera momentanément, lui et ses proches d'une mort certaine … (en même temps qu'il lui permettra, quand même d'aller au restau)

Folie encore de prétendre que la politique vaccinale est non seulement un succès formidable, mais la seule voie de salut. Car l'école qui n'en peut plus, les entreprises qui ne savent plus où elles vont, les parents qui pleurent à la radio, l'hôpital qui se meurt toujours non d'un surcroît de malades mais d'une saignée de personnel que le pouvoir vient encore d'aggraver au cours des deux années écoulées, la répétition d'injections de rappel d'autant plus nombreuses qu'elles s'avèrent inefficaces et dangereuses et la multiplication ruineuse de tests ne débouchant que sur l'impasse de protocoles absurdes, le tout montre à l'évidence qu'il s'agit d'un fiasco sous la houlette d'un homme seul qui n'a que la violence - physique et verbale – comme seule échappatoire à ses erreurs.

Car non, la petite phrase du président n'est pas un simple mot « familier » : quand le matin je dis à ma compagne « salut pétasse » et qu'elle me répond « salut connard », nous savons tous deux que c'est de l'amour. La phrase macronienne au contraire n'est pas une simple (mais véritable) insulte, elle témoigne de davantage que de cela : d'une volonté de faire mal , de briser, d'anéantir, de faire réellement violence : « nous allons continuer jusqu'au bout, c'est ça la stratégie ». Il y a là vis à vis de citoyens ne faisant que défendre leurs droits un comportement qui n'est pas sain et qui se résume en « obéissez ou je vous briserai »Aggravé s'il en était besoin par le « j'assume » qui se voulait explicatif et se révèle juste multiplicatif de la faute.

Sur de précédents billets, je me demandais en octobre 2017 s'il fallait laisser les enfants gouverner, je pensais que non et je n'ai pas changé d'avis. En décembre 2018 je pensais que la démission du président aurait été une bonne solution, et je n'ai pas changé. Tandis qu'en janvier 2020 à propos de la réforme des retraites j'écrivais :  « je me demande sérieusement si cette posture de rigidité autocratique sans fondement logique ne doit pas nous interroger sérieusement sur le profil psychologique de l'homme qui prétend nous gouverner contre nous-mêmes.Il me semble en effet déceler chez cet homme ... comme un désir absolu de toute-puissance qui ne laisse pas de m'inquiéter ... » et je le pense toujours.

Alors oui, la propagande gouvernemental a instillé de façon perverse et systématique cette peur dans le but d'annihiler toute tentative de raisonnement sous un flot d'affirmations anxiogènes pour contraindre la masse du public à adhérer puis relayer les accusations contre les supposés dangereux déviants osant s'opposer – (« mais comment osent-ils? ») à l'action - certes musclée nous dira-t-on, mais comment faire autrement ? - d'un pouvoir ne voulant évidemment que notre bien ! Même les plus sensés se prêtent au jeu et y adhèrent, se retournent contre les non vaccinés, les insultent, les fuient, refusent toute discussion argumentée : de fait y a-t-il aujourd'hui dans l'espace public ou les médias place pour un débat équilibré, ou y a-t-il une doxa et une seule ?

D'où mon inquiétude face à ce qu'il faut bien appeler une hystérisation de masse : va-t-on voir revenir la belle époque des « vipères lubriques » ? après la stigmatisation, la discrimination, l'humiliation, le bannissement, quoi ? La délation ? La lapidation ? L'hôpital psychiatrique ? À moins que la rue, bonne nouvelle, semblant aujourd'hui se réveiller d'un mauvais rêve, se laisse envahir par des foules aussi nombreuses, joyeuses et déterminées qu'au cœur de l'été. Pour un sursaut. Pour la vie, face au désordre mortifère et délirant que nous propose ce pouvoir.

Frédéric PIC

PAU

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