fichons la paix aux jeunes, avant qu'ils ne prennent le covid en grippe !

La pandémie régresse, probablement pour repartir à l'automne. Comme pour la grippe, - que le SRAS remplacera du reste possiblement - la vaccination annuelle des plus fragiles restera nécessaire, mais n'éradiquera pas la maladie. Les plus jeunes que le virus épargne n'ont pas à être vaccinés et participeront à l'immunité collective bien mieux que les vaccinés, en se contaminant.

Le virus, profitant de la naïveté de l'immunité collective découlant de sa nouveauté, a fait sa moisson de décès. Sa puissance a écarté les autres viroses annuelles (car bien entendu ce n'est pas le masque qui a fait reculer la grippe, mais le SRAS. Si le masque avait stoppé le virus grippal, il aurait également stoppé le SRAS, il n'y a pas dans le tissu de trous spécifiques pour tel ou tel virus !) Ayant ainsi écarté la concurrence et s'étant emparé comme un vulgaire capitaliste de l'essentiel du marché des viroses respiratoires annuelles, il est vraisemblable qu'il reviendra périodiquement en surfant sur l'avantage que lui donnent ses mutations pour contourner l'esquisse d'immunités – individuelles et collective – qui se seront créées. Celles-ci toutefois devraient le rendre chaque année moins agressif, le contraignant à ne s'attaquer qu'à ceux qui par l'âge et les comorbidités entreront dans le panel des sujets à risque.

Alors qu'il nous a fallu des décennies pour éradiquer la variole, il est en effet illusoire de penser que nous allons nous débarrasser à court terme du SRAS par la vaccination. Il faudra toutefois chercher à obtenir chaque année l'immunité collective maximale pour en atténuer les effets. Les vaccins génétiques actuels, seuls utilisés, ne sont pas stérilisants et laissent les vaccinés propager du virus, et ne sauraient donc prétendre à son élimination. D'autres, comme le Novavax (vaccin type hépatite B) semblent l'être davantage (et donc le Sanofi aussi probablement) mais ne protègeront pas non plus tous les vaccinés. Le virus continuera donc à prospérer. La maladie par contre entraine une immunité bien plus importante que le vaccin en terme d'anticorps, et les malades sauf exception ne sont plus contagieux au bout d'une semaine pour la majorité, deux à trois semaines exceptionnellement.

Comme je l'écrivais sur un billet précédent dès le printemps 2020, nous avons donc besoin de malades, qui concourent à l'immunité collective beaucoup plus efficacement que les vaccinés. Or nous avons la chance d'avoir des malades potentiels en grand nombre, et que la maladie affecte peu, ou pas du tout, les tranches d'âge les plus jeunes. 93% des décès liés au covid affectent les plus de 65 ans, 99% les plus de 50 ans. Vacciner les plus jeunes, et surtout le moins de 30 ans, est une absurdité médicale, pour deux raisons : la première, c'est que l'on n'a pas à vacciner une population contre une maladie qui ne la touche pas. La seconde, que la vaccination n'empêche pas la circulation du virus, même si elle la diminue : l'argument de solidarité de se vacciner pour protéger les autres ne tient donc pas la route une seconde.

Fichons donc la paix aux jeunes ! Laissons-les se contaminer allègrement, ils sont d'excellents promoteurs de l'immunité collective. Ne les vaccinons pas davantage que contre la grippe, qu'ils contribuent pourtant chaque année à disséminer. On peut certes leur conseiller en période épidémique de moins fréquenter les plus fragiles, mais souvenons-nous que l'isolement carcéral et inhumain que nous avons imposé aux résidents des ehpad n'a en rien empêché l'hécatombe qui les a emportés. Gestes barrière et masque un temps oui, mais non à l'arrêt de toute vie sociale.

Les restrictions imposées en particulier aux ados et adultes jeunes, que l'on a par ailleurs stigmatisés comme étant des contaminateurs des plus fragiles, n'a plus lieu d'être. Laissons-les étudier, travailler, vivre et se mélanger allègrement, pour leur bien et celui de la collectivité. Leur proposer un vaccin aujourd'hui ne sert qu'à leur offrir un pass sanitaire qui est une véritable passoire à virus, qui ne sert qu'à relancer l'économie en donnant aux pouvoirs publics le faux alibi de prendre toutes les précautions pour nous protéger. On ne vaccine pas pour aller au concert ! Quant à vacciner des enfants déjà survaccinés, seuls les labos y ont intérêt.

Une réflexion pour terminer, cette virose est une maladie, et doit être soignée. Les hospitaliers y ont pris leur part, en améliorant très vite les thérapeutiques proposées, et en se mobilisant comme l'on sait. En ne créant pas l'environnement nécessaire (en lits de réanimation et en formation de personnel par exemple) les pouvoir publics ont failli. Comme ils ont failli en interdisant tout traitement ambulatoire. Et que dire des messages radio officiels qui encore aujourd'hui conseillent en cas de symptômes de s'isoler (sans contrôle d'ailleurs) mais ne proposent à aucun moment de consulter son médecin. C'est fou, non ?

Frédéric PIC

PAU

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.