Mais pourquoi diable fermer des classes ?

la fermeture de classes primaires, voire en collège, n'a strictement aucun intérêt médical. Où s'arrêtera la propagande absurde et la fuite en avant du mensonge d'Etat dans cette gestion courtelinesque d'une pandémie qui (sauf surgissement d'un variant vraiment nouveau et virulent) est en train de s'éteindre ?

Après détection de cas positifs dans certaines écoles, le maire de Billère déclare qu « 'il ne faut ni s'affoler ni sous-estimer ». Et pourtant, on s'affole, puisque l'on ferme les classes concernées ! Mais pourquoi diable ? Les enfants positifs ne risquent rien, leurs parents trentenaires ou quadragénaires rien non plus, et de toutes façons revenus à domicile ils vont continuer (si ce n'est déjà fait) à contaminer leur entourage (vacciné ou non) qui va à son tour alimenter la circulation du virus. Lequel Delta, très contagieux mais moins dangereux que les précédents, est en train de s'éteindre. Il serait du reste intéressant de savoir au sein de tous ces « positifs » combien étaient vaccinés parmi les adultes, et combien ont été réellement vraiment malades, puisque c'est le seul élément en fin de compte à prendre en compte ?

Plus de 3000 classes fermées, c'est 200 000 personnes, enfants et adultes confondus stoppés ou gênés dans leurs activités (je pense aux 3 élèves d'une primaire restant dans leur classe, quel intérêt à part leur imposer une nouvelle couche d'angoisse, d'autant qu'ils seront les positifs possibles de la semaine prochaine ?) Et cela pose le problème du discours gouvernemental et de sa véracité : un article il y a quelques jours soulignait en titre en corps gras qu'Israël était submergé  par une nouvelle vague, l'article ajoutant : « faut-il s'inquiéter pour la France ? » Mais s'inquiéter de quoi ? À la fin de l'article, un médecin israélien disait son étonnement : nous avons autant de cas qu'en avril, mais 4 à 5 fois moins en hospitalisation et réanimation, et fait extraordinaire, il n'y a quasiment aucun décès ».

Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas en novembre ou avril prochain un autre variant possiblement dangereux (mais les immunités vaccinales et des contaminés devrait en atténuer l'impact éventuel) Et pourquoi marteler avec un tel excès les messages à la fois anxiogènes et inappropriés ? Les prévisions d'O.VERAN annonçant en juin un tsunami pour fin juillet puis de l'Institut Pasteur annonçant 150 000 positifs pour fin août ont fait plof, comme les 9000 réanimations annoncées l'automne dernier par le président. Et pourquoi ce qui s'apparente à des mensonges d'Etat est-il rabâché à longueur de journée : « la phase d'expérimentation des vaccins est terminée depuis longtemps », ce qui est factuellement faux (au fait, où en et l'étude de phase III Covireivac de l'INSERM?). Ou « le vaccin protège les autres » ce qui l'est tout autant ? Pourquoi annoncer que l « 'âge moyen des réanimés est tombé à 57 ans, alors que le schéma sous-jacent dénonce la supercherie, ce n'est pas l'âge moyen mais l'âge médian !?

Et pourquoi n'ouvre-t-on pas le dossier des effets secondaires des vaccins ? ils sont minimes et très peu nombreux ? Tant mieux, publions-les en détail !. Ils sont plus nombreux qu'annoncés ? Alors parlons-en encore, cela ne remettra pas en cause la vaccination des plus fragiles, mais les français ne sont pas des incapables mineurs dénués de toute faculté de jugement. Mais comment répondre aux médias qui répètent en boucle « comment convaincre les hésitants que la seule solution est la vaccination pour tous », alors que le débat a tout simplement été évacué par la mise à l'écart de ceux qui osaient poser la question … sans passer pour un fou furieux ? La puissance de la propagande n'est pas un vain mot. Et pendant ce temps les communiqués officiels continuent à conseiller aux « positifs » de s'isoler. Au lieu de contacter leur médecin. Il est vrai qu'ayant interdit à ceux-là de prescrire...tandis qu'au Danemark (y aurait-il en ce royaume quelque chose de pourri ?) et en grande Bretagne le bon sens l'emporte et l'on jette aux orties les pass et autres succédanés.

Dr Frédéric PIC

PAU

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