pass passoire et vaccins préoccupants

dépassé par des événements qu'il feint d'organiser alors que le virus reste le maître des horloges, le pouvoir veut imposer un pass sanitaire aussi liberticide qu'inefficace, tandis que des questions légitimes surgissent sur l'efficacité et les possibles dangers des vaccins génétiques, dont la fascination pour la toute-puissance qu'ils évoquent a balayé toutes les règles habituelles de prudence

D'inadapté à improbable, voici le pass sanitaire devenu incontournable. Que nous dira-t-il et à quoi servira-t-il ? S'il s'agissait d'un passeport, alors autant supprimer frontières et gabelous, car il n'apportera qu'une illusion de sécurité : chacun sait qu'une contamination, et donc une contagiosité, peut survenir dans le deux jours suivants un test PCR négatif, première passoire pour d'éventuels porteurs. Les vaccins au stade où nous en sommes confèrent en moyenne 50% de risque résiduel d'être contaminé, et donc contaminant, deuxième passoire. Enfin, si les malades du covid sont stériles au bout d'environ 10 jours pour la plupart (sauf covid long), les vaccins actuels ne stérilisent pas les vaccinés qui même efficacement protégés des symptômes graves continuent à sécréter du virus – aucune étude ne dit à quel taux ni pendant combien de temps – (le Novavax, vaccin non génétique à protéine recombinante du même type que le Sanofi à venir, serait lui stérilisant) Outre son caractère discriminant entre vaccinés et les autres, le pass laissera donc passer nombre de contaminants et laissera confinés des sujets parfaitement sains. Nuage de fumée pour donner l'illusion que l'on fait quelque chose, et qui servira simplement à donner une caution pseudo-scientifique au nécessaire retour à un embryon de vie normalisée.

Quant aux « vaccins » génétiques, puisqu'ils n'apparaissent pas stérilisants en l'état actuel de nos connaissances, l'argument de les imposer pour protéger les autres tombe de lui-même. On voit donc mal pourquoi les imposer aux moins de 45 ans sans comorbidité, puisque les effets néfastes des vaccins touchent cette tranche d'âge qui n'est concernée que par 1% des décès ? À choisir d'immuniser les plus jeunes pour l'immunité collective soit par le vaccin – non stérilisant - soit par contamination directe stérilisante, c'est à se demander si nous n'aurions pas mieux fait de laisser les ados et post-ados travailler et se mélanger sans entraves ? Et, reconnaissant notre erreur, les y inciter pour l'été et l'automne à venir ?

Ajoutons que certaines études (au conditionnel mais préoccupantes) révèleraient un taux significativement plus important de survenue de covid chez les vaccinés récents que chez les non vaccinés. Ce qui, sans nier la gravité mondiale de la pandémie, devrait peut-être nous interroger sur la politique du tout-vaccin exclusif décidée alors que nous ne savons rien des effets à long terme de ces « vaccins » génétiques, pour les autorisations desquels toutes les procédures habituelles de prudence ont été abandonnées.

Enfin si l'on analyse les courbes, on notera d'une part que le confinement du 1er novembre ne peut se prévaloir d'aucun effet bénéfique à son actif puisque tous les paramètres ont chuté dès ce même jour, c'est à dire spontanément et non avec un décalage de 2 à 3 semaines qui aurait signé son efficacité. Et d'autre part que l'on peut s'interroger sur la vaccination elle même, puisque du 25 décembre à la mi-avril les mêmes indicateurs, de l'incidence à la positivité des tests en passant par les entrées en réanimation et en hospitalisation n'ont cessé d'augmenter, alors que l'on aurait pu espérer grâce à la vaccination sinon leur décroissance, du moins une modification de leur courbe, ce qui n'a pas été le cas. À rapprocher des observations inquiétantes signalées ci-dessus sur l'augmentation des cas de covid après vaccination, qui devrait au moins poser question.

Quant à l'amélioration esquissée depuis la mi-avril, il est tout simplement risible que là encore le gouvernement s'en approprie la survenue, vu qu'elle est superposable à l'amélioration d'avril 2020 à quelques jours près, signant vraisemblablement un recul lié à un cycle viral saisonnier, et rien d'autre. En gros, le virus reste le maître des horloges, et les gesticulations gouvernementales n'y changent pas grand chose. Il semble bien que l'on ait eu deux épidémies automno-hivernales, du variant initial en 2019-2020 avec un décalage spatio-temporel de l'Asie à l'Occident avec une décrue estivale – cycle viral habituel – puis une nouvelle pandémie automno-hivernale 2020-21 avec des variants.

Qu'en sera-t-il à l'automne 2021 ? On peut espérer qu'il y aura un bon niveau d'immunité collective, que l'effet malheureux de « moisson de victimes » déjà effectué fera qu'il y en aura moins. Reste à savoir si le pouvoir reconnaîtra ses erreurs et autorisera – enfin – le retour à ce que veut la logique médicale : soigner les malades dès le début des symptômes – et les traitements ne manquent pas -, et pas simplement en phase de complications. En renonçant au jeu d'apprentis-sorciers des traitements génétiques pour en revenir, si l'on veut encourager la vaccination, à des produits à technologie éprouvée comme le Sanofi et /ou le Novavax.

Frédéric PIC

Pau

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