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Billet de blog 22 janv. 2022

Covid : Ho, MACRON, faut pas pucer !

Ça y est, nous y sommes. Plus besoin de se poser la question, nous sommes bel en bien en régime totalitaire. Toutes les digues s'effondrent, jusqu'aux plus hautes instances juridiques qui baissent lamentablement pavillon. Résister, convaincre les incrédules dont la bonne foi a été abusée, préparer l'avenir, nous savons maintenant ce qu'il nous reste à faire.

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« Ça n'arrivera jamais ». « On a déjà donné, on ne nous refera pas le coup ». « C'est trop gros, impossible ! ». Et pourtant si. Comment en est-on arrivés là, à un tel niveau de désintégration démocratique et surtout pourquoi ? dans un précédent billet, j'évoquais la cupidité pour certains, l'ambition pour d'autres. Je ne me trompais pas. Mais j'avais sous-estimé peut-être le principal : la volonté de masquer - quel qu'en soit le prix – les fautes et les erreurs commises par les décideurs tout au long de cette crise, que je rappelle ici :

Des expériences sur des virus trafiqués, inavouables, et qu'il fallait masquer au plus tôt : confinement militarisé en Chine, invocation mensongère du rôle d'une épizootie inexistante (pauvre pangolin), quitus donné par l'OMS au terme d'un contrôle de complaisance, et derrière, des laboratoires pharmaceutiques qui se frottent les mains, entre ceux qui recyclent de vieux produits dangereux hors de prix avec la complicité de médecins intéressés – la routine - et ceux qui se préparaient déjà à sortir un « vaccin » ARNm … pour la grippe, et qui sont prêts à tout pour emporter le gigantesque marché potentiel à venir,

Chez nous, l'absurdité d'un management capitaliste pensait faire de l'hôpital public un lieu où l'on soignait des flux de malades, mais jamais, au grand jamais des stocks : le patient doit sortir au plus tôt, et chaque service doit optimiser la cotation financière des soins avant celle de leur efficacité médicale ; en engageant des gestionnaires si nécessaire, à qui aura le plus malin : augmentation des actes coûteux, dérapage des dépenses hospitalières entrainant en réaction une baisse de l'enveloppe globale contraignant pour sauver le nécessaire investissement en matériel à réduire – et donc à épuiser – le personnel soignant : l'imbécillité de la T2A organisée en son temps par CASTEX a désespéré les hôpitaux qui le manifestaient dès 2018. Pas question de le reconnaître.

Et comme ce virus tuait, cette désorganisation associée à l'impréparation (les masques, les tests, les respirateurs...) a été la cause d'un fiasco sanitaire qu'il a fallu là aussi masquer : inimaginable d'admettre que la surcharge des services était due à cette politique, impossible d'admettre que les vieux abandonnés dans les ehpad, c'était leur faute. Impossible de reconnaître que le tri des patients qui a bien eu lieu, c'était eux, ou plutôt lui en fait, puisque c'est lui qui décide de tout. Non, c'était le virus, et lui seul. Et pour masquer un aussi gigantesque fiasco, il fallait une dramaturgie de même ampleur : ça a été le nous sommes en guerre, Jupiter allait terrasser la bête et nous en débarrasser avec ses petits bras Ou plutôt en protéger l'économie, on ne plaisante pas avec ça, et ça a été le quoi qu'il (vous) en coûte. Dont le bilan catastrophique, véritable gabegie financière sera due, je vous en fiche mon billet, à l'imprudence coupable des non vaccinés.

Ensuite, ça paraît tellement gros que je ne peux y croire : là où RAOULT et d'autres se comportaient en médecins et proposaient – quelle impudence – de soigner les malades, qui plus est avec des traitements ayant déjà fait leur preuve, bon marché et sans danger, il semble bien qu'une coterie de médecins bien en cour et un groupe de laboratoires dans les starting-blocks y aient mis le holà, les uns pour ne pas quitter les feux de la rampe ou pour y accéder, les autres par avidité financière : « Tss tss, écartez-vous, laissez faire le gratin de la start-up médecine ». Et ça a été l'article du Lancet, et ce qu'il faut bien appeler par son nom, la canaillerie du ministre VERAN l'authentifiant et condamnant le pays à retenir son souffle sans traitement de première intention : « ne respirez plus juste le temps, quelques mois au plus avant que n'arrive ce cadeau du ciel offert par les laboratoires, un vaccin inédit, parfait à tous points de vue et surtout si moderne qui nous débarrassera de ce virus en moins de temps qu'il ne faut pour le dire".

En attendant, il a fallu faire avec en s'abandonnant aux caprices saisonniers du virus et de ses variants. Et comme ça ne marchait pas parfaitement et qu'il fallait justifier nos erreurs, on les a masquées à coups d'expédients, d'agitation, de discours martiaux ici, là de promesses de lendemains radieux sur fond de repentance. Surtout montrer que l'on agissait, et peu importe que ce soit absurde et/ou inutile, surtout faire du vent : contrôler, interdire, confiner, déconfiner, reconfiner, non, si, couvre-feu ici, non là, plus tôt ou un peu plus tard, multiplier les injonctions, les protocoles (38 de début novembre 2020 à fin mars 2021, et une cinquantaine au total dont 19 rien que pour décembre-janvier qui viennent de s'écouler). Masquer, toujours masquer (au propre et au figuré) mentir à coups d'études-maison fournies avec complaisance par les propres membres du Conseil Scientifique.

Puis vint le vaccin et ses incommensurables bienfaits : le ministre VERAN ayant imprudemment parlé de consentement éclairé nécessaire avant toute injection, il s'est avéré que l'on risquait de prendre beaucoup de retard si l'on s'en tenait à cette attitude vieillotte. Les formes présentées étant par ailleurs peu pratiques à utiliser, exit les médecins traitants, qui de toutes façons étaient déjà interdits de prescrire : qu'ils aillent donc se refaire une santé financière en allant faire de l'abattage dans les vaccinodromes. Sans le moindre suivi (excellent pour le bilan des effets secondaires éventuels) Puis certains vaccins parfaits le devinrent un peu moins, et furent extraits du marché avec une discrétion forçant l'admiration pour être généreusement offerts à des pays pauvres. On aurait pu attendre par ailleurs de la vaccination telle qu'elle avait été vantée qu'elle apporte un mieux rapidement mesurable. Ce ne fut pas le cas (20% seulement de décès « covid » en moins par mois pour l'année 2021) « La faute aux variants » (qui peuvent apparaître spontanément mais que la vaccination favorise), la faute au relâchement. Jamais la faute du pouvoir. Cachons, occultons, trichons.

Et comme l'on a commandé 6,2 milliards de dose pour 440 millions d'européens (14 injections par personne) on a vacciné ceux qui n'en avaient pas besoin, les contaminés, puis les jeunes, puis les enfants, jusques aux femmes enceintes. Et comme il fallait encore masquer que ça ne marchait pas, on a inventé le pass sanitaire sur la base d'une nouvelle étude bidonnée du Pr FONTANET et Cie pour soit-disant diminuer la propagation du virus. Avec le succès que l'on sait. Il fallait donc farder, encore et encore. Car bien sûr tout avait été parfaitement organisé, les vaccins étaient absolument parfaits, et la multiplication des injections loin de montrer leur imperfection allaient les rendre encore plus parfaits. En fait, il était clair qu'il y avait un responsable et une seul, ce pelé, ce galeux de non vacciné. Et donc paf, en sus de l'absurdité hallucinante des protocoles, pass vaccinal ! Et peu importe que l'épidémie s'épuise, que les tests n'aient aucune utilité, que ce pass ne serve à rien ou pire que le vaccin devienne plus dangereux que le virus , ils m'ont désobéi ils doivent être punis ! Quelle sera la prochaine étape ? Des puces sous-cutanées n'ouvrant droit à une vraie vie qu'à ceux qui, moutons bêlants, auront le privilège d'en être  munis ?

Tout ici respire la violence, le mépris, le manque d'empathie, des vaccinations indues à la négation des leurs très nombreux et très graves effets secondaires, de la maltraitance faite aux enfants à la mise au rebut sans ressources des soignants réfractaires à la doxa, en passant par les mesures liberticides d'exclusion du corps social de tous eux qui osent s'opposer au discours macronien. Et pour finir les propos insupportables du chef de l'état promettant non seulement d'avoir envie de nuire aux non vaccinés, mais de promettre de le faire.Toutes les lois protégeant nos libertés et le caractère inviolable du corps de chacun sont ici violées (Convention d'Oviedo, code de Nuremberg, notre code de la santé publique, le préambule de notre constitution sur les droits humains, la directive 2361 de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, etc etc ). Aucune de ces violations n'aurait dû passer le filtre du Conseil d'Etat et du Conseil Constitutionnel. Leur démission honteuse abandonnant le peuple tout entier face au diktat présidentiel valide le caractère totalitaire du régime actuel et laissera malheureusement des traces qui ne sont pas près de s'effacer.

En conclusion, si une telle avalanche de mensonges, de caprices et de violence pourrait être tolérée un moment d'un enfant capricieux, elle ne saurait être acceptée d'un président qui, uniquement pour masquer ses fautes y ajoute l'orgueil mal placé, l'arrogance, le mépris, un manque total d'empathie et des manipulations dignes d'un authentique pervers narcissique. Non seulement nous ne sommes pas obligés de nous y soumettre, mais notre devoir est de désobéir et de tout mettre en oeuvre pour offrir à notre pays une alternative plus digne et plus féconde.

Frédéric PIC

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