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Billet de blog 28 janv. 2022

Covid : Martin HIRSCH, indécent porte-parole d'un monde orwellien annoncé

le plus grave n'est pas qu'un clone très représentatif de la haute administration ose proférer en adepte bêlant de la propagande gouvernementale une aussi insupportable hypothèse sur l'accès aux soins, non, le plus grave est que ce discours criminel soit relayé et discuté au lieu d'être - avec son auteur - néantisé sans délai.

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J'ai longtemps hésité sur comment qualifier le discours de Martin HIRSCH après sa calamiteuse déclaration visant à taxer financièrement les soins (miséricordieusement) accordés aux non vaccinés. Le qualificatif devait expliciter ce que transpire à la fois de bassesse, de sadisme et de bêtise son discours. Benêt (simple d'esprit) me vint d'abord logiquement à l'esprit, mais ne recouvrait pas ce qu'avait de sale et de cynique son argumentaire. Indécent, donc, me paraît un bon compromis pour un billet qui ne soit pas censuré, même s'il exprime trop faiblement la furieuse indignation qui m'a saisi à l'entendre.

Devais-je m'en étonner ? Sûrement pas, tant sa harangue s'inscrivait servilement – et donc sans danger voire même avec bénéfice pensait-il - dans le droit fil d'un endoctrinement macronien où la thèse des réfractaires capricieux et nuisibles à la collectivité a été rabâchée pendant des mois : s'opposant insupportablement à la doxa gouvernementale, les non vaccinés devaient être criminalisés. Mais d'autant plus férocement brisés qu'ils s'opposaient ... à l'irrationalité des diktats du prince.

N'insistons pas sur la bêtise du procès fait aux réfractaires : s'il manque une place de soins, ce n'est pas que les réfractaires soient trop nombreux, chacun sait que c'est qu'il manque de places, et Martin HIRSCH n'y est pas étranger. Comme n'y sont pas étrangers ceux qui ont financièrement saboté l'hôpital à coup de T2A. Mais la gabegie administrative organisée, le manque de lits et de personnel étant impardonnables, il était impératif et urgent de les masquer pudiquement en cherchant un confortable bouc émissaire. Mais voyons ce qu'il en est : les vaccinés étant aujourd'hui aussi nombreux à l'hôpital et en réanimation, eux aussi sont responsables d'opérations reportées, autrement dit en langage subliminal, de morts indues. Il convient donc de les faire payer aussi, et au prix fort. À moins, comme ils ont cru à l'efficacité du vaccin, qu'il faille, juste retour des choses, faire payer Pfizer et Moderna ? Ou, pour les vaccinés comme les non vaccinés, d'incriminer et taxer les docteurs Folamour ayant imaginé ce virus augmenté et l'ayant bêtement laissé sortir de son laboratoire ?

Au total, Martin HIRSCH pose la question suivante : qui faut-il accepter de soigner ? Avec les non vaccinés, il est déjà clair que ceux qui pensent mal ont intérêt à virer rapidement végans et à bannir cigarette et whisky et p'tites pépées. Il paraît que les sujets en surpoids sont une cible préférentielle du virus, pourquoi ne pas renvoyer sans soins ceux qui ne suivraient pas leur régime à la lettre, en les suivant à l'aide d'un QR code nouveau modèle facile à imaginer, couplé à un GPS permettant d'authentifier leurs obligations d'activités sportives ? idem pour les diabétiques et/ou hypertendus. Ou d'incriminer leurs parents, responsables de leur avoir légué des gênes inopportuns ? Concernant les délinquants de tous poils, on perçoit qu'ils ont intérêt dans l'optique de solidarité professée par Martin HIRSCH, à se maintenir plus que quiconque en parfaite santé. Quant aux plus vieux, qui sont quand même ceux qui encombrent le plus les services, après tout, leur vieillesse finit par s'avérer gênante, ne trouvez-vous pas ? Ne devrait-on pas y réfléchir, d'autant que le grand âge n'a rien de folichon pour qui le subit, et l'abréger pourrait en fait s'avérer un service non négligeable à leur rendre.

On voit par là toutes les opportunités fécondes qu'en termes de choix et d'organisation cet humaniste de Martin HIRSCH offre à l'hôpital et aux soignants dans la continuité de la pensée macronienne : je n'ai plus un rond, et de toutes façons, tout ça vient de ce que vous êtes mal organisés. CQFD.

Je n'insisterai pas par ailleurs sur le nombre d'actes inutiles que j'ai vu pratiquer tout au long de mes 50 années de mes pérégrinations médicales, que ce soit par conformisme pour ne pas déroger à une norme même quand on n'y croit pas, ou par intérêt, pour combler un trou malencontreux dans un tableau opératoire de la semaine ou s'autoprescrire des actes complémentaires aussi rémunérateurs qu'inutiles. Car tous ceux-là, aussi, occupent indûment des lits, et/ou coûtent des sommes non négligeables qui pourraient être mieux utilisées … pour ne pas avoir par exemple à reporter des soins urgents.

Je finirai en rappelant à Martin HIRSCH qu'un vaccin n'est pas un médicament, lequel se donne à un malade pour traiter sa maladie et pour lequel on peut accepter un certain nombre d'effets secondaires, à mettre en balance avec ceux de la maladie. Tandis qu'un vaccin s'adresse à qui n'a pas de maladie (et n'est pas obligé de la contracter) ce qui rend plus insupportable ses effets secondaires. Or il se trouve que les vaccins génétiques que l'on nous propose présentent infiniment plus de complications que tous les autres vaccins réunis n'en ont eu depuis 30 ans, dont 25% graves, avec un nombre non négligeable de décès (c'est bizarre, l'information reste confidentielle, pour ne nous faire nulle peine même légère, probablement). Nous avons donc aujourd'hui un vaccin médiocre (3, 4 injections, du jamais vu), chaque jour moins efficace et prochainement totalement inutile face à un virus ayant abandonné sa virulence au profit d'un modus vivendi intelligent avec les humains : je ne te tue pas, tu me permets de faire mon boulot de virus, me diviser allègrement, au prix d'un simple rhume. Et vous voudriez, monsieur HIRSCH, me contraindre à me faire injecter un produit aussi peu intéressant, susceptible à la limiter de me tuer ? Faut vous faire soigner, mon petit bonhomme.

Si le principe de la vaccination des plus fragiles dûment informés restait licite voire conseillé, même avec d'aussi piètres vaccins, les non vaccinés sont probablement les plus lucides, les seuls à avoir perçu tous les dangers potentiels de cette imprudente expérimentation à échelle planétaire qui aurait dû rester limitée au strict nécessaire compte tenu de délétères effets potentiels à long terme (que ceux-ci surviennent ou pas)

Donc oui les non vaccinés sont respectables, et ils ne veulent pas du monde orwellien que vous nous préparez. Alors soyez sympas, arrêtez de nous em....

Dr Frédéric PIC

PAU

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