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Billet de blog 29 janv. 2020

Un 47e Festival international de la Bande dessinée sous le signe de la jeunesse

Tandis qu’Emmanuel Guibert poussait la chansonnette à l’annonce de son Grand Prix lors de l’inauguration officielle du 47e FIBD d'Angoulême, les premiers visiteurs ont arpenté les lieux d’exposition dans une relative tranquillité avant le rush du week-end. Visite guidée de deux d’entre elles à ne manquer sous aucun prétexte : Catherine Meurisse et Folklorique enfance, fantastique enfance.

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- Catherine Meurisse au Musée du Papier au 47e FIBD - © FS

Chemin de traverse, l’exposition consacrée à la vie et l’œuvre de Catherine Meurisse, auteure (entre autres) de La Légèreté, Mes Hommes de lettres, Scènes de la vie hormonale, des Grands espaces et du tout nouveau Delacroix (Dargaud) est à voir jusqu’au 1er mars au musée du Papier à Angoulême. Survivante de l’attentat de Charlie Hebdo pour être arrivée en retard à la fameuse conférence de rédaction du 7 janvier 2015, l’ex étudiante en lettre puis en histoire de l’art à l’école Estienne et première dessinatrice élue à l’Académie des Beaux-Arts le 15 janvier dernier est une des marraines de cette 47e édition du FIBD. Les amateurs de Catherine Meurisse pourront admirer 150 planches, dessins et manuscrits originaux, dans une rétrospective retraçant un parcours unique, où art et humour se croise en permanence, et exprime une intimité sans fard.  

(Musée du Papier du 30 janvier au 1er mars).

- Yakari star de l'exposition Folklorique enfance, fantastique enfance - © FS

L’autre exposition qu’il ne faudra pas rater – et faire vite pour la voir car elle disparaîtra dimanche 2 février au soir lors de la clôture du FIBD – c’est celle consacrée à la Folklorique enfance, Fantastique enfance, Quartier jeunesse aux chais Magelis. Naruto, Petit Vampire, Hilda et Yakari sont à l’honneur dans ce petit bijou visuel qui met la lumière sur des héros bien connus de la jeunesse.

C’est le moment de ressortir les albums de Yakari notamment, du Suisse Derib (Claude de Ribaupierre) et Job (André Jobin). Né en 1969 le jeune sioux qui parle aux animaux et vivant dans les grandes plaines américaines et montagnes Rocheuses transcende les générations. Jouant sur deux axes – nature et la mythologie qui s’y rapporte – véhicule des valeurs très contemporaines, qui plaisent aux 8-12 ans. « On trouve chez Yakari et sa petite amie Arc en Ciel des valeurs de tolérance, d’amitié, un courage à toute épreuve, prenant le parti du plus faible et surtout le respect de l’environnement dans lequel il évolue avec naturel, comme le ferait la jeune génération actuelle pour laquelle c’est une évidence » explique William Foix, conseiller scientifique de l’exposition. Adapté pour la première fois en dessin animé pour la télévision en 1981 (52 épisodes), puis en 2005-2012, il est actuellement en cours de montage d’un film animé qui sortira sur les écrans mi-2020.

L’exposition montre aussi Hilda de Luke Person (crée en 2010 aux éditions anglaises Nobrow, édité en France chez Casterman), une héroïne qui part à la découverte de créatures légendaires, notamment des géants trolls, nisses et elfes qui peuplent son monde varié et fascinant.

Petit Vampire, de Joann Sfar (série créée en 1999 chez Delcourt) qui fera lui aussi l’objet d’une sortie sur écrans en octobre prochain. A ne pas manquer : une douzaine d’interviews ou Sfar parle de son travail et comment il documente et compose sa bande-dessinée.

Enfin, le manga Naruto, créé par Masahi Kishmito en 1999, une série très appréciée des amateurs de manga avec ce petit ninja dans lequel est enfermé un monstre destructeur, qui doit apprendre à contrôler cette anormalité, dans un monde médiéval riche, bardé de références et traditions millénaristes.

Folklorique enfance, fantastique enfance. Quartier jeunesse du 30 janvier au 2 février.

F.Sabourin.

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