A Toulouse, un festival et un numéro spécial "Biens communs"

 Après une première édition en octobre 2013 (200 événements dans 5 pays) intitulée Villes en Biens communs, nous rééditons le festival des communs, appelé cette fois-ci « Le temps des Communs » : rencontres-débats, ateliers, colloques bien entendu, mais aussi initiation aux licences libres ou à des logiciels libres, cartoparties, écriture collaborative d’un manuel scolaire ouvert, troc de semences, initiation à Arduino ou à une imprimante 3D, découverte de l’open data culture, film sur l’autogestion de l’eau, décryptage de l’habitat groupé…

 

Après une première édition en octobre 2013 (200 événements dans 5 pays) intitulée Villes en Biens communs, nous rééditons le festival des communs, appelé cette fois-ci « Le temps des Communs » : rencontres-débats, ateliers, colloques bien entendu, mais aussi initiation aux licences libres ou à des logiciels libres, cartoparties, écriture collaborative d’un manuel scolaire ouvert, troc de semences, initiation à Arduino ou à une imprimante 3D, découverte de l’open data culture, film sur l’autogestion de l’eau, décryptage de l’habitat groupé… A Toulouse, un groupe s’est constitué pour organiser une semaine d’évènements du 3 au 10 octobre d’octobre.

  • Parallèlement, Friture Mag éditera à cette occasion un numéro spécial à paraître début octobre. 72 pages, 6 euros. Plus de détails et le forum participatif : http://www.frituremag.info/Les-chroniques/Chez-Friture-Mag/Numeros-special-Biens-communs.html

Ces événements se dérouleront sur une période de 2 semaines, du lundi 5 au dimanche 18 octobre, avec un temps fort le samedi 10 octobre. Comme en 2013, les événements sont à l’initiative libre des collectifs formels ou informels et auto-organisés.

Que sont les communs ?

Les communs désignent l’activité des communautés qui s’organisent et se régulent pour protéger et faire fructifier des ressources matérielles ou immatérielles, en marge des régimes de propriété publics ou privés. Logiciels libres, zones urbaines transformées en jardins partagés par les habitants, savoirs versés dans l’encyclopédie Wikipedia par des millions d’internautes, cartographie OpenStreetMap nourries par les utilisateurs, savoirs traditionnels, science ouverte, publications en libre accès, pédibus scolaires, système d’irrigation agricole partagé, semences libres, contenus éducatifs ouverts, échanges de savoirs, justice participative... A l’heure où le système actuel montre ses limites, les initiatives fleurissent qui inventent des manières créatives et solidaires de générer, gérer et partager des ressources et les communs apparaissent comme source d’alternatives.

  • A Toulouse une coordination des acteurs intéressés est en cours de montage. le festival se déroulera du 3 au 10 octobre dans plusieurs villes et lieux.
    Contacts : brunet.bernard@gmail.com ou friturelemag@friture.net

La coordination nationale : contact@tempsdescommuns.org
Le site Web (en développement) : http://tempsdescommuns.org/


2014 : amplification et réseautage
Une série d’initiatives ont été lancées en 2014 qui poursuivent quatre objectifs : outiller les acteurs des communs, placer les communs au coeur d’une dynamique d’éducation populaire, relier le réseau à d’autres mouvements, placer les communs au coeur du débat politique.

Octobre 2015… et au-delà – « Le temps des Communs »
Du 5 au 18 Octobre 2015 une seconde édition de cette série d’événements est prévue, toujours en francophonie. Intitulé « le temps des communs », cette édition entend amplifier le mouvement et le prolonger par une série d’initiatives complémentaires.
Festival « Le temps des communs » : Coordination sur une plateforme commune d’événements auto-organisé et mutualisation du matériel de communication
Initiatives d’amplification : documentation vidéo de certains événements clés, versée dans la plateforme RemixTheCommons (déjà existante) ; Développement d’une École des Communs ; Conférence TEDx dédiée aux communs ; Rencontre internationale à l’occasion des 800 ans de la magna carta

L’importance des communs dans un monde en transition
De nombreux éléments de la vie courante, matériels et immatériels peuvent faire l’objet de logiques de partage et définissent un espace qui échappe aux logiques de la propriété, qu’elle soit publique ou privée. Ces ressources partagées sont organisées et régulées par les communautés d’acteurs, petites ou grandes, locales ou non. Ces acteurs créent, maintiennent et/ou développent les communs dans lesquels ils s’investissent (logiciels libres, cartographie partagée, jardins urbains coopératifs...). Pour pallier à l’absence d’une gouvernance mondiale protectrice, les communs universels (eau, air, océans, spectre électromagnétique…) sont l’objet d’une défense par les citoyens contre les formes nouvelles d’enclosures.

Le mode de gouvernance des communs a été très présent dans les pays occidentaux entre le 12ème et 18ème siècle pour la gestion des ressources naturelles et on en voit encore les réminiscences dans différents pays (ex : affouages en France). Il est encore très présent dans la gestion de terres agricoles et de systèmes d’irrigation de nombreux pays du Sud. Il fait un retour dans la pensée et dans l’action, à la faveur de deux grands facteurs : la complexité accrue des situations auxquelles nos sociétés sont confrontées et les crises systémiques à répétition qui en résultent d’une part, et l’irruption d’alternatives portées par de nouvelles communautés comme celle du numérique d’autre part.

Les transitions auxquelles nous sommes confrontés nous invitent en effet à inventer d’autres approches que le système bipolaire État/marché. De nouvelles alliances sont à construire dans lesquelles les communs permettent de renouveler l’imaginaire politique pour adapter l’action publique aux enjeux du 21ème siècle.
Les communs privilégient la valeur d’usage des ressources (l’intérêt pour les individus et les collectivités) plutôt que leur valeur d’échange (leur monétisation). Cette approche permet de penser le développement territorial, l’organisation urbaine, la relation entre producteurs et consommateurs…, contribuant ainsi à renouveler la façon dont le développement durable est aujourd’hui envisagé.
L’irruption massive du numérique dans la plupart des champs de l’activité humaine crée des situations inédites. Les réseaux facilitent l’émergence de larges communautés distribuées, susceptibles de se mobiliser pour créer et partager les savoirs (code logiciel, ?uvres de l’esprit, cartes coopératives, encyclopédies ouvertes, sciences participatives…). Ces communs de la connaissance sont autant de gisements d’initiatives, de créativité et de mobilisation des individus dans un but collectif.
Communs naturels et communs de la connaissance tissent ensemble des perspectives inédites pour un renouvellement de nos modes de gouvernance et de développement.

De « Villes en Biens Communs » en 2013…

En octobre 2013 s’est tenu le premier événement francophone dédié aux communs, intitulé « Villes en Biens Communs ». 200 événements se sont déroulés dans 5 pays (France, Québec -Canada, Suisse, Burkina Faso, Mali) : rencontres-débats, ateliers, colloques bien entendu, mais aussi cartoparties, écriture collaborative d’un manuel scolaire ouvert, troc de semences, initiation à Arduino ou à une imprimante 3D, découverte de l’open data culture, film sur l’autogestion de l’eau, décryptage de l’habitat groupé, initiation aux licences libres ou à des logiciels libres…
L’ensemble de ces événements sont visibles http://villes.bienscommuns.org/tous...

Ville en Biens Communs est une initiative du « réseau francophone autour des biens communs ». Ce réseau informel a été initié par l’association Vecam, qui en anime la liste de discussion echanges@bienscommuns.org, liste qui réunit aujourd’hui 375 personnes.

A la suite de “Villes en biens communs”, une série d’initiatives ont été lancées en 2014. Ces initiatives cherchent à lancer une dynamique pérenne des communs, à sortir ces derniers d’une forme de confidentialité et poursuivent quatre objectifs principaux : outiller les acteurs des communs, placer les communs au coeur d’une dynamique d’éducation populaire, relier le réseau francophone à d’autres initiatives qui partagent des objectifs et une philosophie proche, placer les communs au coeur du débat politique. Chacune est auto organisées, portée par plusieurs collectifs du réseau francophone, selon des configurations à géométrie variable :

5 au 18 octobre – Plusieurs centaines d’événements en francophonie
En octobre 2015, nous rééditons le festival, intitulé cette fois-ci « Le temps des Communs ». Ce festival courra sur une période de 2 semaines, du lundi 5 au dimanche 18 octobre, avec un temps fort le samedi 10 octobre, afin d’augmenter la visibilité de l’ensemble. Comme en 2013, les événements sont à l’initiative libre des collectifs formels ou informels et auto-organisés, mais le soutien apporté par la coordination du réseau sera plus fourni. Il s’agit :

D’une plateforme web en écriture ouverte et modérée, permettant l’annonce de chaque événement, avec un affichage cartographique, un calendrier, un centre de ressources comprenant du matériel de communication à télécharger, des modes d’emploi ou « recettes » libres pour des ateliers contributifs (ex : comment monter une cartopartie ou un troc de semences)
D’un kit de communication à distribuer lors des événements (flyers, etc)
D’un travail de relations presse
D’une coordination des activités auto organisées, de la recherche d’intervenants et d’une synchronisation des événements phares du samedi 10 octobre
D’une animation de la liste de diffusion echanges@bienscommuns.org
De la mise à disposition de listes de diffusion locales pour les communautés désireuses de se coordonner à l’échelle d’un territoire
De l’organisation d’un événement au Parlement européen en clôture de manière à toucher des acteurs politiques et à approcher d’autres pays


Au-delà du festival, des initiatives d’amplification et d’outillage du mouvement des Communs
Afin que le mouvement des communs francophone gagne en visibilité au-delà de la période du festival, et s’outille progressivement, plusieurs actions complémentaires sont prévues :
Un événement international fêtera les 800 ans de la Magna Carta, premier document légal à instituer et protéger les communs.
Une documentation vidéo de certains évènements clés du festival, sera versée dans la plateforme RemixTheCommons (plateforme déjà existante). Ces documentations vidéos en Creative Commons nourrissent ainsi un fond documentaire sur les communs librement réexploitable.

Une école des Communs comprenant :
Un centre ressource autour des communs, comprenant, outre l’accès aux ressources vidéos,
une liste de ressources bibliographiques et de documents libres de droits réutilisables
une cartographie d’initiatives
des « recettes » libres pour construire des communs
Un MOOC pensé comme un outil d’éducation populaire plus qu’un cours académique (de type connectiviste). Il s’agit de partager les fondamentaux et la pédagogie des communs avec des animateurs locaux
Une conférence TEDx dédiée aux communs qui se tiendra idéalement pendant le festival « Le temps des communs ».
Une animation et facilitation du réseau francophone autour des biens communs

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