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Billet de blog 15 juin 2013

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Rio Loco affole les compteurs

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Passée l’angoisse abyssale concernant la météo l’édition « Antillas » du festival toulousain Rio Loco se déroule sous les meilleurs hospices climatiques. Grand beau temps. Côté public, la bamboula world des bords de Garonne est bien partie pour faire péter les compteurs de fréquentation.

par Jean-Manuel Escarnot, Philippe Gagnebet, Thomas Belet sur www.frituremag.info

Mercredi 12 juin, la soirée d’ouverture avec Jimmy Cliff sur la grande scène a fait le plein avec 25 000 spectateurs. Du jamais vu. Certains ont du passer plus de deux plombes pour retirer leur place à la billetterie... ce serait d’ailleurs une excellente initiative de la part des organisateurs que d’annoncer sur le site internet ou à l’entrée, que plus aucune place n’est à vendre, ce qui était encore le cas ce vendredi soir.
 
En coulisses, le baby foot de la salle de presse est toujours à sa place. Et le catering où se retrouvent pour manger à la fois les techniciens et les artistes invités permet de capter quelques petites histoires. On y apprend que le reggae King Jimmy Cliff venu en famille exige une bouteille de champagne Dom Pérignon dans sa loge avant chaque concert. Il aime aussi le rhum artisanal… et les spécialités herbacées de sa terre-mère. Inutile de la nommer ici.
 Les musicos du groupe jamaïcain Lions sur scène ce samedi 15 juin, ont eu aussi demandé des trucs un peu spéciaux que la morale nous empêche cependant de révéler dans ses pages. 
 Tabou Combo star de la "kompa" haïtienne, un mix de meringue, calypso et soukouss a eu du mal à quitter la grande scène mercredi soir. Trop excité par la ferveur du public il a multiplié les rappels au point de faire s’arracher les tifs à Hervé Bordier le directeur du festival.

Qui a dit que la libido en prenait un sacré coup une fois la barre des soixante-dix piges passée ? Si besoin était de nous montrer le contraire, Calypso Rose en serait la plus belle ambassadrice. La star du calypso de Trinidad-et-Tobago, qui se targue d’avoir écrit ses premiers titres au milieu des années 50, a non seulement mis le feu à la Prairie des filtres par sa musique, mais aussi par ses déhanchés à en faire pâlir les bimbos de MTV. Et pourtant la diva vient de souffler ses 73 printemps...avec toujours autant d’énergie et de joie sur scène.


Les Lions sont attendus le samedi 15 à 20 h sur la grande scène

Noire de monde, la prairie en ce vendredi soir avec le groupe antillais Kassav’. Avec 21000 places vendues avant 17 heures, la jauge était déjà atteinte sur les bords de Garonne. Aussi, de nombreux déçus n’ont pu se procurer de billets pour entrer sur le site et venir se déhancher sur les rythmes du zouk. De mémoire de festivalier, il est rare de se retrouver dans pareille situation. Pas très "Loca", l’organisation n’a pas succombé aux charmes des retardataires qui durent repartir dans leurs pénates, ou s’amarrer dans d’autres rades. Les cafetiers du coin ont du apprécier. En face, les rives de la Daurade et des quais de Tounis ont servi de point de repli. La Garonne est, et restera le centre névralgique de la fête toulousaine.
Côté scène, un régal pour le public qui avait l’âme à la fête. Les mélomanes regretteront peut-être le côté "grand public" de la sauce zouk antillaise, mais le piment musical peut aussi se trouver dans le partage. N’est-ce pas aussi une des essences de la musique ?

Côté stand et merguez, ou plutôt accras etc, la nouvelle disposition de la scène et des espaces centraux, a repoussé sur les allées restos et autres buvettes. Hervé Bordier l’avait annoncé, le festival doit pouvoir accueillir plus de monde. A 4000 euros le stand la semaine, les professionnels se précipitent tout de même. Le chiffre d’affaire doit être au rendez-vous...

Pour ce qui est des animations et débats, c’est peau de chagrin. L’espace Eco Loco s’est rétréci lui aussi, et se trouve toujours aussi coincé au fin fond du site. Dommage que l’organisation ne veuille pas développer davantage un espace de rencontres et de débats, comme Friture Mag l’avait proposé et réalisé en 2012. Avec la librairie Terra Nova, nous avions d’ailleurs proposé un tel espace. Espérons que nous seront entendus pour l’édition suivante. Ecrivains, associations, militants existent aussi du côté des Antilles, et leurs paroles retentiraient d’autant mieux entre les concerts...
Suite et fin des festivités, ce dimanche 16 juin.

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