Front de Libération Décolonial
Front de Libération Décolonial pour un renforcement de la lutte anti-impérialsite et anti-colonial. Pour la libération totale des peuples !
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Billet de blog 20 nov. 2022

Front de Libération Décolonial
Front de Libération Décolonial pour un renforcement de la lutte anti-impérialsite et anti-colonial. Pour la libération totale des peuples !
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Pour un Front de Libération Décolonial

Cet écrit est un appel à la création d’un Front de Libération Décolonial, dont nous, Azadî et Assyl, sommes les deux membres fondateurs. Partant de l’analyse de la contre-révolution coloniale des années 60-70 nous considérons qu’il est urgent de lancer une nouvelle offensive décoloniale.

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Cet écrit est un appel à la création d’un Front de Libération Décolonial, dont nous, Azadî et Assyl, sommes les deux membres fondateurs. 

La révolution traîne avec elle la contre-révolution comme la vie traîne la mort. Il est difficile de s’en défaire. L’une ne peut exister sans l’autre. La contre-révolution profite de l’atmosphère révolutionnaire pour rétablir l’Ordre. C’est finalement un retour en arrière enrobé d’un voile révolutionnaire. C’est la perte de la substance, de l’essence, des revendications de la révolution. L’Histoire des révolutions démontre à quel point ce processus est récurrent. La révolution décoloniale du 20ème siècle ne fait pas exception. Les espoirs d’une libération totale des peuples colonisés se sont peu à peu éteints, à cause de la contre-offensive impérialiste, pour donner lieu à des semi-libérations : plus de colonie (pas pour tout le monde, on y reviendra) certes, mais une soumission aux impérialismes ; situation qui peut être décrite comme une période dite néocoloniale.  

Revenons un peu sur la genèse de cette contre-révolution coloniale. Les libérations nationales post-seconde guerre mondiale ont créé des conditions favorables pour une libération de la conscience des peuples. Ainsi dans les esprits des peuples ex-colonisés, l’anticolonialisme des débuts va très progressivement se transformer en anti-impérialisme car en dernière analyse l’ennemi n’est pas uniquement l’ex-pays colon mais le système et l’Ordre qu’il y a derrière : l’impérialisme, stade suprême du capitalisme. L’union des peuples libérés, comme à travers la Tricontinentale, va faire trembler les puissances qui dominent le monde à cette époque.

Saïd Bouamama écrit dans Figures de la révolution africaine :

« Tout en étant le prolongement de la phase anticoloniale, la phase anti-impérialiste est beaucoup plus menaçante pour les puissances qui dominent l’économie mondiale. La contre-offensive ne tarde pas : contre-insurrections, interventions militaires, coups d’État et assassinats politiques se multiplient pour éliminer les gêneurs et mettre au pouvoir ceux que Frantz Fanon qualifiait de manière prémonitoire, dans Les Damnés de la terre, d’« agents d’affaires de la bourgeoisie occidentale ». 

Tout au long des années 1960, grâce aux accords secrets de défense que Paris a fait signer au dictateur camerounais Ahidjo en 1960, les troupes françaises participent à la guerre contre-révolutionnaire contre l’UPC. En janvier 1964, les parachutistes britanniques interviennent successivement au Kenya, au Tanganyika et en Ouganda. En août de la même année ce sont les troupes françaises qui volent au secours du président du Gabon, Léon Mba, menacé par un coup d’État. En novembre 1964, c’est au tour des troupes belges et états-uniennes d’entrer en action au Congo. Ces interventions directes continuent les années suivantes : Afrique du Sud en Rhodésie de 1966 à 1975, France au Tchad de 1968 à 1971, Portugal en Guinée en 1970, etc. Le second volet est le recours aux coups d’État et aux assassinats pour les récalcitrants. Ainsi, pendant que des chefs d’État ou de gouvernement étaient renversés – Kwame Nkrumah au Ghana en 1966, Modibo Keita au Mali en 1968, Milton Oboté en Ouganda en 1971 –, d’autres, au pouvoir ou non, étaient purement et simplement liquidés : Sylvanus Olympio au Togo en 1963, Mehdi Ben Barka en 1965, Ernest Ouandié au Cameroun en 1971, Amílcar Cabral en 1973 en Guinée, etc. »

Ici l’auteur s’est uniquement penché sur l’Afrique mais le lecteur saura très bien faire le parallèle avec la situation en Asie (guerres au Vietnam, en Corée, …) et en Amérique latine avec les nombreux coups d’États orchestrés par la CIA notamment.

Vous l’aurez compris la contre-offensive coloniale fut terrible. Mais l’analyse de cette période ne s’arrête pas là. Certes, ces assassinats et ces coups d’État ont souvent été organisés et exécutés par les services secrets étrangers mais ils s’appuyaient aussi sur les nouveaux équilibres internes qui se sont dessinés après les indépendances.

La révolution décoloniale, comme toute révolution, est une période de libération et de renforcement de la conscience politique : les revendications socio-économiques sont très souvent imbriquées dans la volonté de libération anticoloniale. Elles sont mêmes indissociables dans bien des cas. Les nouvelles classes dirigeantes des pays ex-colonisés en sont conscientes. Ainsi, la nouvelle bourgeoisie jusque-là contrainte dans son développement par l’ancien cadre colonial se trouve dorénavant en porte-à-faux avec les « masses populaires » et s’oppose aux velléités d’indépendance économique des leaders progressistes. Cette bourgeoisie constituera alors le relais interne idéal des intérêts néocoloniaux des puissances impériales. Ainsi, la libération du joug colonial a quasi systématiquement conduit à l’avènement d’État-nation, modèle par excellence de l’exploitation capitaliste car cette forme d’état devînt nécessaire à la nouvelle bourgeoisie nationale pour renforcer la cohésion sociale de la nation libérée.

Attaqués directement par les forces impérialistes, les courants révolutionnaires sont également fragilisés par une rupture incomplète, que l’on constate chez certains de ceux qui s’en réclament, avec les modèles idéologiques dominants. C’est le cas du capitalisme et de l’État-nation qu’il traîne avec. Mais bien évidemment un tel modèle ne peut contenter les populations nouvellement libérés. L’État-nation c’est la négation de la pluralité, de la diversité ; c’est une continuité de la Colonialité, de la Modernité, du Capital. C’est pourquoi, une fois le carcan colonial explosé, des réaffirmations ethniques, identitaires, culturelles, religieuses ont fait jour et ont divisé les peuples. De tels mécontentements sont aisément instrumentalisables par les puissances étrangères lorsque celles-ci y voient leurs intérêts.

On comprend alors comment les pressions externes et le manque de modèle idéologique fort à l’intérieur des nations libérées ont conduit à notre monde actuel, consécration de la contre-révolution coloniale : crises économiques, écologiques qui affectent particulièrement le Sud, triomphe de l’idéologie néolibérale et avènement du fascisme au Nord. Car oui la contre-offensive coloniale n’a pas affecté uniquement les peuples ex-colonisés mais bien tous les peuples du monde. Il n’y a qu’à lire La contre-révolution coloniale en France de Sadri Khiari, figure de la pensée décoloniale en France, pour s’en rendre compte.

« Au bout de cinq minutes de conversation, vous avez repéré si votre interlocuteur a l'esprit étroit ou non, si son intérêt se porte sur son quartier ou sur le monde. Avec leurs connaissances limitées, les gens étroits d'esprit pensent qu'ils ne sont affectés que par la vie du quartier. Au contraire, celui qui se tient au courant de la politique internationale sait que les événements qui se déroulent au Sud- Vietnam peuvent rejaillir sur sa vie à St-Nicholas Avenue, ou que ceux qui se passent au Congo peuvent se répercuter sur sa situation sur la Huitième, la Septième ou la Lenox Avenue. Quiconque réalise l'impact du moindre événement dans le monde sur son quartier, son salaire, son acceptation ou non par la société, s'intéresse d'emblée aux affaires internationales. Par contre, une personne qui estime que seul ce qui se passe de l'autre côté de la rue ou en ville la concerne ne s'intéressera à rien d'autre. » Malcolm X, 1963.

Nous pensons, comme Malcolm X, qu’on ne peut comprendre la politique intérieure de la France sans s’intéresser à sa politique extérieure. De même pour comprendre les rouages du capitalisme devenu mondialisé. C’est la raison pour laquelle il ne faut cesser d’insister sur l’importance de la lutte anti-impérialiste. Cette dernière est extrêmement faible aujourd’hui en France alors qu’elle est essentielle. Nous pensons qu’une des raisons de cette faiblesse réside dans le manque de formation et de connaissances sur les questions internationales et anti-impérialistes.

Le Front de Libération Décolonial (FLD) est une tentative de remédier à cela. Bien sûr, à notre humble niveau nous ne prétendons pas renforcer à nous seuls la ligne anti-impérialiste en France. De même, nous ne pourrons, du moins au début, englober la totalité des questions anti-impérialistes actuelles. Il nous a fallu faire des choix stratégiques.

Voici une présentation succincte du projet du FLD : son origine, ses objectifs, son format.

Partant de l’analyse des décolonisations du 20ème siècle et pourquoi celles-ci ont échoué à libérer totalement les peuples, nous avons constaté la force de la contre-révolution coloniale depuis plus de 50 ans. C’est en partie ce qui explique la faiblesse de l’anti-impérialisme mondial. Il y a bien d’autres effets à prendre en compte dans cet échec mais ce papier se limite à une compréhension globale et donc nécessairement incomplète du passé décolonial. Nous reviendrons au cours des futures productions écrites ou vidéos dans l’analyse approfondie de cette période pour apprendre de ces échecs et tenter de les dépasser.

Partant de l’analyse (simplifiée) décrite au début, nous avons ainsi vu dans cette contre-offensive coloniale deux éléments cruciaux : la première est la force de cette offensive et la seconde la faiblesse des ex-colonisés. La force de la contre-révolution coloniale n’est plus à démontrer : les assassinats, les coups d’États, les manipulations d’élections, la corruption, tout ça est bien connu. Mais une telle puissance d’attaque démontre surtout la peur et la crainte des puissances impérialistes : l’Ordre capitaliste mondial a réellement tremblé face à la montée des leaders anti-impérialistes. Il y a une vérité à peine voilée dans cette analyse : la violence de leur répression prouve la force et la justesse de leurs revendications. C'est pourquoi, nous devons nous inspirer de ces leaders qui ont fait vaciller les puissances impérialistes. Néanmoins, il ne faut pas oublier de faire l’analyse critique de la faiblesse des mouvements décoloniaux du 20ème siècle. Nous pensons que la principale cause de cette faiblesse réside dans l’isolement de ces mouvements. L’une des pratiques coloniales la plus répandue est celle de « diviser pour régner » et c’est bien ainsi que les puissances impérialistes sont parvenues à diviser les peuples entre eux, aussi bien à l’échelle des nations mais aussi au sein des états eux-mêmes en propageant la peste qu’est l’État-nation (et le capitalisme), joug féroce empêchant toute diversité. Ce n’est pas anodin si le monde capitaliste a le plus tremblé face à la Tricontinentale (union des peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine) ou la conférence de Bandung (regroupant les peuples colonisés ou nouvellement libérés). C’est ensemble que nous sommes le plus fort face au joug impérialiste ou néocolonial.

En définitive ce fut une question de rapport de force et c’est essentiel de le voir ainsi. Nous pensons que nous devons reconstruire un nouveau rapport de force en renforçant notre ligne anti-impérialiste. Le meilleur cadre théorique pour cela est sans aucun doute la pensée décoloniale. Nous n’avons pas cité Sadri Khiari et Saïd Bouamama au hasard. Ce sont tous deux des auteurs et signataires de l'appel « Nous sommes les indigènes de la République » qui débouche sur la création du mouvement des Indigènes de la République. Ils sont au cœur de la pensée décoloniale en France. Nous nous considérons dans la droite lignée de la pensée qu’ils ont développé. Nous les rejoignons sur l’analyse de la continuité coloniale du monde actuel tout comme nous décrions l’État-nation et la Modernité occidentale qui ont été mis en place dans les pays ex-colonisés conduisant à l’échec de la libération totale des peuples. C’est pourquoi le terme Décolonial dans FLD prend un double sens : à la fois pour signifier la continuité décoloniale avec les penseurs et mouvements de décolonisation du 20ème siècle mais aussi pour expliciter le cadre théorique de pensée politique dans lequel nous nous inscrivons.

Aujourd’hui la pensée décoloniale est principalement inscrite dans l’antiracisme politique en France qui a des liens évident avec la lutte anti-impérialiste. Nous souhaitons, avec cette démarche de création du FLD, renforcer la ligne anti-impérialiste déjà présente dans l’antiracisme politique en ne nous occupant pas de l’antiracisme. Oui, nous considérons que les organisations déjà existantes font un très bon travail sur l’antiracisme politique tout en englobant l’anti-impérialisme. Mais nous considérons qu’il est nécessaire de créer un front de lutte à côté (mais ensemble, c’est-à-dire lié à l’antiracisme politique) car l’anti-impérialisme nécessite un temps d’analyse et de développement conséquents au vu des nombreux sujets à aborder. En quelques sortes, notre but est de « libérer » un peu de poids à l’antiracisme politique tout en permettant une analyse plus approfondie des sujets internationaux car nous nous limiterons uniquement à cela. Nous nous occuperons uniquement de l’actualité internationale, avec bien sûr une analyse de la récupération politique en France mais nous n’empiéterons pas, autant qu’il se peut, sur l’antiracisme politique qui reprend peu à peu des forces. Nous souhaitons accompagner cette renaissance en renforçant la ligne anti-impérialiste.

Comment renforcer la lutte anti-impérialiste ? Voilà la question principale du Front de Libération Décolonial. Tout le but du FLD est de répondre à cette question donc nous n’allons pas y répondre dans ce papier. Nous avons déjà effectué une analyse historico-politique (succincte) qui a naturellement porté notre regard vers le cadre théorique le plus conséquent pour cette question : la pensée décoloniale. Tout le travail du FLD sera d’analyser l’actualité internationale avec des lunettes décoloniales.

Dans un premier temps, compte-tenu des connaissances et affinités des membres fondateurs, nous nous limiterons aux situations des peuples kurdes, palestiniens et sahraouis qui subissent non pas un néocolonialisme mais bien une colonisation. C’est un point non abordé dans ce papier : oui, il y a des peuples encore colonisés qu’il faut libérer. Nous ne développerons pas ici ces situations coloniales car elles seront le sujet de nos premières créations (orales et écrites). Nous considérons que ces situations doivent être abordées en premier lieu car elles regroupent l’essentiel de l’analyse faite précédemment mais aussi parce qu’elles concernent des situations de colonisations et sont donc au cœur même de la lutte défendue par le FLD. Dans un second temps, nous souhaitons développer d’autres situations coloniales (peuple kanak, Ouïghours, Baloutchistan, Cachemire, …) et néocoloniales en regroupant progressivement des militants de chacune de ces causes afin de renforcer le front de lutte commun contre le colonialisme, l’impérialisme, la Modernité et, in fine, le capitalisme.

Avant de conclure voici quelques explications concernant notre logo et notre nom.

Le Front de Libération Décolonial souhaite se placer dans la continuité des mouvements de décolonisations du 20ème siècle. De nombreux mouvements de cette période se sont nommés Front de Libération … : FLN algérien, FLP palestinien, FLP polynésien, etc. De plus, nous souhaitons traiter d’un maximum de luttes anti-impérialistes à travers un front commun dans lequel chaque peuple sera représenté, ses luttes décrites, analysées, et ainsi renforcées tout en conservant ses particularités et son contexte. En résumé : ensemble et à côté. Ensemble contre le Capital et la Colonialité/Modernité car c’est l’ennemi final commun mais à côté car chaque lutte a son histoire, son contexte et sa solution de libération propre. Nous devons reconstruire le rapport de force en notre faveur : un front uni est nécessaire. Cette démarche est à nos yeux essentielle et rejoint l’analyse faite précédemment : l’Histoire nous prouve que c’est ensemble qu’on vaincra.

Concernant le terme « Décolonial » dans FLD, il est à prendre dans un double sens : à la fois pour signifier la continuité décoloniale avec les penseurs et mouvements de décolonisation du 20ème siècle mais aussi pour expliciter le cadre théorique de pensée politique dans lequel nous nous inscrivons.

Le logo est une union des trois drapeaux des peuples colonisés que l’on traitera initialement : Palestine à gauche, Kurdistan au centre, Sahara occidental à droite. Au centre il y a l’union de l’emblème de la République kurde de Mahabad de 1946, symbole de résistance kurde face à la colonisation avec le Soleil et les trois couleurs kurdes : rouge, jaune, vert, et Hanzala, enfant palestinien créé par Naji al-Ali, symbole vivant des injustices subis par le peuple palestinien et les peuples arabes en général. Il y a une double symbolique très forte dans cet emblème. L’enfant symbolisant l’amertume, la tristesse de la colonisation regarde le Soleil levant, symbole de la renaissance et du renouveau, porteur de message d’espoir. De plus, l’union d’un emblème kurde et d’un symbole arabe est lourde de sens : deux peuples vivant ensemble depuis des millénaires, avec une histoire de luttes intestines, de colonisations, de massacres et de manipulations impérialistes qui s’unissent dans ce front commun de lutte anticolonial. C’est plus qu’un clin d’œil au modèle décolonial mis en place au Nord-Est de la Syrie regroupant arabe et kurde : un espoir vivant pour tous les peuples colonisés.

Nous traiterons, dans un premier temps donc, des sujets de la Palestine, du Kurdistan et du Sahara occidental à travers des articles, du contenu sur Twitter (informations relayées, analyses, Space de discussion/analyse/débat), des vidéos YouTube à terme, voire des live Twitch.

Nous sommes deux pour l’instant mais nous invitons toute personne se retrouvant à la fois dans l’analyse faite précédemment, approuvant la pensée décoloniale et appréciant nos contenus, à nous rejoindre et à renforcer la ligne anti-impérialiste en France.

La révolution mondiale sera décoloniale ou ne sera pas ! Pour un Front de Libération Décolonial !

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