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Billet de blog 23 nov. 2022

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Révolution kurde en Iran ? Genèse d’un mouvement révolutionnaire

Retour sur la révolte en Iran et surtout au Rojhelat (Kurdistan de l’Est, Ouest de l’Iran) qui a initié le mouvement et qui est réprimé violemment par le régime iranien dernièrement (plus de 40 morts en quelques jours). Pourquoi ? Voici les faits.

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Depuis le meurtre de la jeune kurde de 22 ans Jîna Amini le 16 septembre 2022 par la « police des mœurs », des manifestations et des révoltes ont eu lieu en Iran et particulièrement au Rojhelat (Kurdistan de l’Est, Ouest de l’Iran). La répression du régime est violente : plus de 400 personnes tuées, plus de 15 000 prisonniers/disparus (derniers chiffres à notre disposition). Le Rojhelat a été la première région à se soulever et a ensuite insufflé le vent de révolte qui s’est répandu dans tout l’Iran. Cet article se concentrera uniquement sur les événements au Kurdistan car nous considérons que les médias français font un travail honteux sur ce sujet. Il était donc nécessaire pour nous de revenir sur le Rojhelat et la révolution qui y prend forme.

Carte (source : Le Monde / Delphine Papin) revenant sur le début des révoltes en Iran jusqu'au 21 octobre, donc avant l'intensification de la contestation au Rojhelat (région à l'Ouest de l'Iran, en jaune-orange sur la carte autour de Sanandaj) à la suite de la cérémonie des 40 jours de la mort de Jîna Amini le 26 octobre 2022  :

Le Rojhelat a été la région qui a lancé la révolte en Iran pour plusieurs raisons :

  • Jîna Amini (et non pas « Mahsa » car ce nom iranien a été imposé par le régime colon d’Iran qui interdit les noms kurdes, la mère de Jîna et tous ses proches l’appelaient Jîna) a été tuée par la police des mœurs parce qu’elle aurait « mal » mis son voile d’après ses assassins mais aussi parce qu’elle était Kurde. Ceci est un fait, le nier c’est ne rien comprendre à la situation actuelle en Iran et c’est perpétrer l’ignoble négation d’identité qu’impose l’état colon d’Iran aux Kurdes.
  • Le Rojhelat est avec le Baloutchistan (région à l’Est de l’Iran près du Pakistan) l’une des régions les plus pauvres d’Iran. Ce sont aussi les deux régions les plus meurtries depuis le début des révoltes. C’est la conséquence directe des pratiques coloniales perpétrées contre ces deux régions (négation d’existence, interdiction de la langue, de la culture, déportations, massacres, …). L’histoire des kolbars kurdes qui franchissent illégalement les frontières régionales Iran-Irak afin de transporter des marchandises pour survivre est l’un des nombreux exemples de la situation coloniale subie par les Kurdes en Iran. De plus, ce sont aussi ces deux régions qui ont le plus subi les sanctions économiques imposés par la communauté internationale contre l’Iran. Ces sanctions sont des émanations de l’impérialisme occidental qui affectent en premier lieu les populations les plus pauvres, elles ne font pas parti de la solution, au contraire elles détériorent les conditions de vie des peuples. Ces sanctions doivent cesser, c’est une évidence.
  • Malheureusement le meurtre de Jîna Amini n’est pas le premier évènement tragique subi par les Kurdes ces dernières années. De nombreux Kurdes se sont fait assassinés ou torturés par le régime iranien depuis des décennies. De nombreuses femmes kurdes ont été violées, torturées et tuées par le régime iranien. Le meurtre de Jîna c’est en quelques sortes la « première balle » décrite par Frantz Fanon comme délivrance de la conscience du colonisé. Cet évènement parmi la masse d’évènements horribles que subissent les peuples opprimés est celui qui déclenche la révolte. Pourquoi ? Comment ? Personne ne sait vraiment. C’est toute la part d’imprévu des révoltes et des révolutions. C’est Mohamed Bouazizi qui s’immole en Tunisie le 17 décembre 2010 et qui déclenche « le printemps arabe » alors qu’il n’est pas le premier à manifester sa colère à travers ce geste. C’est Jîna Amini qui est une énième kurde assassinée par le bras armé du régime colon d’Iran.
  • Il manque encore un élément crucial pour comprendre la révolte du Rojhelat et c’est une particularité de la situation coloniale du Kurdistan. Séparés entre quatre états colons (Turquie, Syrie, Iran et Irak) depuis bientôt un siècle, les Kurdes souffrent d’un manque d’unité à cause des murs imposés par les frontières. Les Kurdes de ces quatre états sont des frères et sœurs qui subissent fortement la technique coloniale de « diviser pour gouverner et exploiter » en étant séparés les uns des autres. Mais cette séparation ne peut durer indéfiniment. C’est ce que prouve le slogan kurde « Jin, Jîyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté) diffusé partout dans le monde. Ce slogan a une histoire qui montre les liens entre Kurdes au-delà des frontières des états colons. Tout commence durant les années 2000 en Turquie avec le mouvement des femmes kurdes qui dénonçaient les pratiques coloniales turques contre les Kurdes (enlèvement, meurtres, viols, …). L’avènement de ce slogan est une conséquence directe de la place grandissante des femmes au sein du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan, principal parti de libération kurde) à travers des figures comme Sakine Cansiz et plus globalement dans la lutte de libération kurde. La théorie politique développée par le PKK a des traits décoloniaux très marqués : au cœur de la révolution des femmes il y a cette injonction de « tuer l’homme en nous » car le patriarcat a colonisé tous nos cerveaux, quelque soit notre genre ou notre sexe. Défendre les Femmes dans le monde patriarcal dans lequel nous sommes tous revient directement à défendre la Vie et la Liberté : voilà le sens de ce beau slogan. Avec la libération du Rojava (Kurdistan de l'Est, Nord-Est de la Syrie) en 2012, le projet politique mis en place dans cette région se veut une application directe de la théorie de libération kurde. Le slogan « Jin, Jîyan, Azadî » prend une forme concrète à travers des institutions comme la Maison des femmes (Mala Jin en kurde) venant en aide aux femmes de la région, des formations de plusieurs mois pour instruire les hommes et les femmes à la jineolojî, science des femmes en kurde, consécration théorique et pratique du slogan né au Kurdistan occupé par la Turquie. C’est cette même idéologie de libération kurde que l’on a retrouvé au Rojhelat dès le début des manifestations durant lesquels le slogan « Jin, Jîyan, Azadî », né au Kurdistan du nord (en Turquie), renforcé au Rojava par la pratique révolutionnaire, est devenu le cœur des révoltes en Iran et particulièrement au Rojhelat. La force de ce slogan est dans son histoire aussi : « Jin, Jîyan, Azadî » unit les populations kurdes séparés par les 4 états colons. Cette union est précieuse car elle permet aux Kurdes du Rojhelat de savoir que leur destin est lié à celui de tous les Kurdes du monde.

Le Rojhelat est en révolte depuis le premier jour. De toutes les parties de l’Iran, les révoltés criaient « Kurdistan, Kurdistan tu es les yeux et la nuit de l’Iran », organisaient des manifestations de soutien aux Kurdes et aux Baloutches, les deux peuples colonisés les plus réprimés par le régime iranien. Depuis le mercredi 26 octobre 2022, 40ème jour suivant la mort de Jîna Amini, date symbole dans la culture kurde durant lequel des hommages sont rendus au défunt, la révolte s’est intensifiée. Le jour de l’hommage une foule immense est descendue à Saqqez lieu de naissance de Jîna Amini. Des slogans révolutionnaires ont été criées. La foule a juré de venger ses martyres. Depuis cette date, des cérémonies de 40ème jour d’hommages aux victimes des premiers jours de la révolte se sont succédées. Avec les mêmes slogans révolutionnaires et la même volonté du peuple kurde de se libérer du joug colonial iranien. Des grèves générales ont accompagnés ces hommages. Ce sont autant de moments de contestation contre le régime iranien mais aussi de répression. Cette dernière s’est intensifiée face à la persistance de la révolte. Des personnes ont été tuées par balles. Aux hommages des martyres de la première heure se sont ajoutés des enterrements. Des discours poignants ont été faits durant ces cérémonies. Des proches des martyres appelaient à la libération du Kurdistan en mémoire des martyres d’aujourd’hui mais aussi du passé.

Ce type de cycle, hommage des 40 jours aux 1ers martyres → appel au renforcement de la révolte → répression violente du régime avec de nouveaux martyres → enterrements des martyres → appel au renforcement de la révolte, a conduit à une intensification de la contestation au Rojhelat.

Face à ce renforcement des révoltes au Rojhelat, le régime iranien a envoyé des moyens militaires au Rojhelat. Des bombardements, des hélicoptères, des mitrailleuses attaquent depuis plusieurs jours les villes kurdes du Rojhelat. Si la répression est aussi violente au Rojhelat c’est aussi parce que la révolte s’est calmée dans le reste de l’Iran, permettant aux troupes du régime de se concentrer sur le Rojhelat. C’est ce qui se passe depuis le 19 novembre où plus de 40 personnes ont perdu la vie en quelques jours au Kurdistan (chiffres de Hengaw, organisation kurde des droits humains). Mais le peuple kurde tient bon et continue de se battre. Des barricades sont présentes dans de nombreuses villes, le Rojhelat est en grève générale tous les jours, les chefs religieux appellent à la résistance et soutiennent la révolte, l’un des parti kurde historique en Iran le Komala annonce sa réunification et a prévenu que « la révolution en Iran ne fait que commencer ».

Voici les faits. Il était nécessaire de faire cette description succincte car tous les médias traitant des évènements en Iran effacent la réalité de la révolte au Rojhelat.

Depuis plus de 2 mois la plupart des sérieux observateurs évitent d’utiliser le terme de "révolution", à juste titre. Il ne faut pas crier à la révolution pour tout évènement contestataire. Lors des débuts de la révolte au Rojhelat les faits faisaient plutôt penser à une insurrection : des slogans révolutionnaires kurdes étaient criés, le peuple associait grève en journée et contestation dans les rues le soir mais aucune attaque contre des bastions du régime n’était lancée. Les insurgés attaquaient parfois violemment les forces du régime iranien (police la plupart du temps). Mais avec le tournant des 40 jours de la mort de Jîna Amini, l’insurrection s’est progressivement transformée en mouvement révolutionnaire au Rojhelat. Les révoltés ont gagné en expérience et en conscience politique : ils ressentent le besoin de libération du joug colonial iranien. Les rues sont devenues des zones de guerre. Des bâtiments des Basiji (force paramilitaire iranienne) sont conquis, des bâtiments des gouverneurs sont attaqués. Plusieurs fois, des villes kurdes ont brandi le drapeau kurde dans des lieux importants. Les noms des figures kurdes du passé (Qazi Muhammad, Qasimlo notamment) retentissent dans les villes kurdes. La volonté d’unification avec les Kurdes colonisés par les autres états est criée à travers des slogans comme : « 2+2=1 » (les 4 parties colonisées du Kurdistan ne font qu’un) ou « Kurdistan yek welat e » (Le Kurdistan est un seul pays). L’hymne kurde retentit dans les barricades et dans les nuits sombres à cause des coupures d’électricité du régime iranien. Les partis kurdes historiques en Iran (PJAK, Komala, PAK, PDKI notamment) organisent de fait la lutte dans le Rojhelat. Le régime iranien sait la menace que portent ces partis qui ont des forces armées prêtes à renforcer la révolution au Rojhelat. Ce n’est pas anodin si à chaque renforcement de la révolte kurde le régime bombarde les sièges de ces partis en Irak. Si jusque-là ces partis armés ont évité de rejoindre la révolte au Rojhelat c’était pour éviter que le régime iranien utilise cela comme prétexte pour massacrer la population kurde. Avec les évènements récents où des forces militaires ont été envoyées par le régime, il est probable que ces partis armés rejoindront la révolte et renforceront l’aspect révolutionnaire du Rojhelat. C’est ce dernier point, le début de la lutte armée organisée au Rojhelat, qui confirmerait définitivement le terme de révolution au Rojhelat. Au même titre, d’importantes figures religieuses et enseignants kurdes ont exigé le 21 novembre 2022 la tenue d’un référendum sous contrôle international. Le soutien des figures religieuses est un point très important pour comprendre la force de la révolte au Kurdistan.

Il est clair que les Kurdes du Rojhelat ne veulent plus de la colonisation de l’Iran et se méfient des « opposants » au régime iranien qui sont glorifiés ici en France. La plupart des « figures » iraniennes comme Masih Alinejad (accueillie par Macron la 11 novembre dernier) ou des principaux médias iraniens effacent la réalité du Rojhelat à dessein. La plupart ne parlent même pas des villes kurdes et quand ils en parlent ils ne mentionnent pas les Kurdes. Ou alors ils considèrent que les Kurdes sont une partie intégrante de l’Iran et donc ils ne mentionneront jamais les slogans indépendantistes, les chants révolutionnaires kurdes et censureront les drapeaux kurdes.

Pour les reconnaître, c'est assez simple : ils appellent Jîna Amini « Mahsa », avec ce nom imposé par le régime ils perpétuent l’ignominie du régime colon iranien. Ils se prétendent la relève et l’alternative du régime iranien mais ils restent des partisans de l’Etat-nation et donc ils ne peuvent permettre à un peuple comme les Kurdes de se séparer de l’Iran dans leur idéologie d’unicité de la nation. La continuité coloniale du concept d’Etat-nation est précisément dans la perpétuation des violences sur l’identité des Kurdes : cela passe par appeler Jîna « Mahsa » mais aussi par l’invisibilisation voire la manipulation des luttes kurdes en faveur de leur agenda nationaliste.

Depuis le 1er jour c’est le Rojhelat qui a lancé la révolte, qui lui a donné son slogan « Jin, Jîyan, Azadî » fruit de décennies de luttes de libération kurde, qui a donné l’impulsion et la force du mouvement, qui aujourd’hui pousse le régime iranien à l’utilisation des forces militaires, qui aujourd’hui est seule sans soutien des autres peuples d’Iran. Le massacre du Kurdistan est aussi la conséquence directe de la faiblesse des révoltes dans le reste de l’Iran ce qui permet au régime iranien de concentrer toutes ses forces contre les Kurdes au Rojhelat.

Les revendications des Kurdes sont clairement anticoloniales. Ils appellent à la libération du joug colonial iranien. Ils appellent aussi à la solidarité internationale face aux massacres du régime iranien.

Dans la ville kurde de Jwanro, dans laquelle le régime massacre des civils, on pouvait entendre ce cri : « La liberté exige du sang, et la liberté a besoin d’hommes et de femmes courageuses. ». C’est toute la complexité de la situation actuelle au Rojhelat ; le régime iranien a envoyé beaucoup de forces militaires pour tuer la révolte mais celle-ci semble tenir : grève générale depuis plusieurs jours, partis kurdes appelant à la révolte, enterrements durant lesquels on crie vengeance aux martyres, … Malgré cela il est impossible de prévoir la suite des évènements. La répression du régime iranien est telle qu’on peut craindre le pire.

Le Front de Libération Décolonial exprime toute sa solidarité avec le Rojhelat et la révolte en Iran. Nous nous engageons à partager régulièrement l’actualité du Rojhelat et à relayer les revendications et les luttes des peuples d'Iran. Nous considérons que la première étape dans la (re)construction d’un mouvement anti-impérialiste fort est d’informer les personnes en France des réalités des peuples opprimés. Nous devons contrer l’instrumentalisation et la manipulation de ces réalités par les principaux médias occidentaux.

Bijî Rojhelat (Vive le Rojhelat) ! Bijî Kurdistan (Vive le Kurdistan) !

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