Anne, ma soeur Anne

4 août 1944 : arrestation d'Anne Frank par la Gestapo, ainsi que sept autres Juifs à Amsterdam.

Ras L'Front Rouen

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Le 4 août 1944, entre 10 h et 10 h 30, l'Annexe est découverte par les services de sécurité de la police allemande (Grüne Polizei) soit sur l’indication d'un informateur qui n'a jamais pu être identifié formellement soit suite à une descente de police visant d'autres activités « illicites » Mené par le Schutzstaffel Oberscharführer Karl Silberbauer du Sicherheitsdienst, le groupe comprend au moins trois membres hollandais au service de la police allemande, en civil mais armés. Lorsque Silberbauer entre dans la maison, il semble savoir précisément où il doit se rendre. Il se dirige droit vers la « porte-bibliothèque » pivotante qui cache la porte d'accès à l'Annexe et exige qu'on l'ouvre. Silberbauer poste quelques hommes dans l'Annexe en attendant l'arrivée d'un véhicule pour emmener les clandestins.

Les occupants de l'Annexe sont embarqués dans des camions et emmenés pour être interrogés. Victor Kugler et Johannes Kleiman sont emmenés puis emprisonnés, tandis que Miep Gies et Bep Voskuijl ne sont pas interpellées. Plus tard, elles reviennent à l'Annexe où elles trouvent le journal et les écrits d'Anne, plus de 300 pages manuscrites, éparpillées sur le sol. Elles les récupèrent ainsi que plusieurs albums de famille et Miep cache le tout dans le tiroir de son bureau, projetant de les rendre à Anne après la guerre.

Les clandestins sont transportés au quartier général de la Gestapo où ils sont interrogés et détenus toute la nuit. Le 5 août, ils sont transférés à la Huis van Bewaring (maison de détention), une prison surpeuplée sur le Weteringschans Deux jours plus tard les huit prisonniers sont transportés à Westerbork (camp de regroupement et de transit), situé aux Pays-Bas. Le 3 septembre 1944, le groupe est déporté avec ce qui fut le dernier convoi de Westerbork pour le camp d'extermination d'Auschwitz, où ils arrivent dans la nuit du 5 au 6 septembre 1944 après un voyage de trois jours.

Le 28 octobre 1944, devant l'avancée de l'Armée rouge, les SS décident d'évacuer une partie du camp afin de diriger vers l’Allemagne les prisonniers qui sont encore capables de travailler. De nouvelles sélections commencent alors parmi les femmes pour être relogées à Bergen-Belsen. Plus de 8 000 d'entre elles, dont Anne et Margot, sont ainsi déplacées. En mars 1945, une épidémie de typhus, une maladie contagieuse propagée par les poux, se propage dans le camp, tuant environ 17 000 prisonniers. La nourriture est insuffisante et les conditions d’hygiène sont dramatiques. Des témoins certifièrent que Margot tomba de sa couchette dans son état de faiblesse extrême et succomba au choc, et que quelques jours plus tard Anne mourut à son tour. Ils estiment que ceci se passa quelques semaines avant que le camp ne soit libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945

Photo : Mémorial d'Anne et Margot Frank sur le site de Bergen-Belsen, garni d'hommages sous forme de fleurs et de dessins.

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Anne, ma soeur Anne - Louis Chedid

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Rachid Taha - Voilà Voilà, Que ça Recommence

Cet ouvrage est le premier à examiner la relation entre l'antisémitisme et l'islamophobie en Europe, depuis les Croisades jusqu'au XXIe siècle, dans les principaux foyers de ces deux racismes. Avec des études de cas allant des Balkans au Royaume-Uni, les contributeurs éloignent le débat des polémiques politisées sur la question de savoir si les musulmans sont ou non les nouveaux juifs. La plupart des études et des débats publics antérieurs se sont concentrés sur la comparaison des idées européennes sur les Juifs et le judaïsme dans le passé avec les attitudes contemporaines envers les Musulmans et l'Islam. Cet ouvrage rejette cette approche. Au contraire, il s'interroge sur la manière dont la relation dynamique entre l'antisémitisme et l'islamophobie a évolué dans le temps et dans l'espace. Il en résulte la mise au jour d'une histoire jusqu'alors inconnue, dans laquelle les idées européennes sur les juifs et les musulmans étaient effectivement liées, mais aussi déchirées. La religion, l'empire, la construction de la nation et la guerre ont tous joué un rôle dans l'évolution complexe de cette relation. Outre l'étude des préjugés, ce livre ouvre un nouveau champ d'investigation : la manière dont les musulmans, les juifs et d'autres ont réagi à ces racismes historiquement liés. L'ouvrage réunit des chercheurs de premier plan dans le domaine émergent des études sur l'antisémitisme et l'islamophobie, qui travaillent dans des disciplines diverses : anthropologie, histoire, sociologie, théorie critique et littérature. Ensemble, ils nous aident à comprendre une Europe où Juifs et Arabes étaient autrefois appelés sémites, et où l'on pense aujourd'hui qu'ils se trouvent dans deux camps différents de la guerre contre le terrorisme.

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