PN - Police nazie ?

Police nationale, police du Capital : de Philippe Pétain ("grand soldat") à Emmanuel Macron, des nazis dans la police couverts par la hiérarchie - Plus Jolie Môme : c'est dans la rue que ça se passe.

Comme tout le monde ne le sait peut être pas, la police nationale est née de la loi du 23 avril 1941, dite "loi Darlan", à l'ombre des Kommandanturs de l'occupant nazi et des "Centres de Rétention Administrative" à vocation génocidaire. Les missions de la police française : maintien de l'ordre racial (Weißer Mann Über Üntermenshen), répression des mouvements sociaux (Kommunistische Terroristen) et écrasement des trois humains (Menschenrechte Kaput !), les trois mamelles de la Bête immonde. Plus une quatrième côté "diplomatie" : servir (via unités emmebded) la soldatesque de l'impérialisme prussien.

Une fois passés les enthousiasmes populaires de la Libération du joug nazi et de ses collaborateurs (dont la quasi totalité du grand capitalisme industrialo-financier hexagonal), la déconfiture militaire du IIIème (Europäisches) Reich n'a pas entamé les ardeurs de la Police Nationale à casser de l'Üntermenshen, qu'il soit blanc et lorrain de souche ou plus bronzé. L'Empire colonial était toujours là, "à charge", et de Hanoï à Alger via Tananarive et Yaoundé, les flics de la République ont pu mettre en pratique les schémas de répression enseignés par leurs très compétents Deutschlehrer.

D'où une certaine tendresse de la police française pour ses cinq premières années de Polizeischule qui ne s'est jamais démentie... Il suffisait de remplacer "youpin" par "bicot", négro" ou "niak" (c'est kif-kif, dit le lieutenant Robert), et côté "gitouzes-romanos", y'a rien à changer, on "procède" comme on a toujours "procédé", a dit le chef.


1961 ●  Ici on noie les Algériens  (documentaire de Yasmina Adi)

1967 ●  Mé 1967, un massacre oublié en Guadeloupe  (documentaire de Brut)

Censure-Bavure-Police-Banlieues-Violence-Couvre Feux-Emeute- © baron

2011 ● Une affiche de Hitler chez les CRS : la CGT porte plainte  (L’Express)

Une affiche montrant Hitler en tenue militaire était placardée dans les locaux de Perpignan. L'auteur des faits a été insuffisamment puni selon la CGT.

La découverte remonte à janvier : un affiche d'Adolf Hitler faisant le salut nazi dans l'infirmerie de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) de Perpignan. Faute de mesures prises par la hiérarchie policière, l'union départementale de la CGT a donc décidé de porter plainte auprès du procureur de la République pour apologie du nazisme. La personne qui a placardé cette affiche "a pris un simple petit blâme, pratiquement la même chose que prend un officier de police en tenue qui fume dans la rue", a dit le secrétaire départemental de la CGT, Pierre Place, sans préciser qui avait pris l'initiative d'un tel affichage. 

Contactés par téléphone, le commandant de la CRS et sa direction interrégionale à Marseille ont décliné tout commentaire. Le parquet de Perpignan a dit avoir décidé d'ordonner une enquête de police après avoir reçu la plaine de la CGT. 

C'est le 17 janvier que l'alerte a été donnée sur la présence de l'affiche dans les locaux de l'infirmerie de la CRS 58, a rapporté Pierre Place. L'infirmerie est aussi un lieu public par lequel passent les jeunes souhaitant intégrer la police nationale, a-t-il observé. "Donc la première image qu'ils vont avoir d'un service public de police nationale, c'est une photo d'Hitler", a-t-il dit.

2012 ●  Un brigadier arbore en public un insigne de la 12e Panzer SS, une division nazie ayant sévi pendant la Seconde Guerre mondiale.

2014 ●  Des nazis dans la police (Le Point)

À plusieurs reprises, des fonctionnaires de police ont signalé à leur hiérarchie que des collègues arboraient des signes de ralliement au nazisme. En vain. Par Aziz Zemouri.

"Vive le IIIe Reich" ; "Heil Hitler hihi". Un jeune policier, choqué de lire ces inscriptions en page d'accueil de l'ordinateur du service ou encore sur la façade de l'iPhone du délégué syndical Unité-SGP-FO (majoritaire, classé à gauche), a rédigé cet été, à la demande de son supérieur, un rapport au commissaire divisionnaire de son district francilien. Quatre mois plus tard, le représentant du personnel pris en flagrant délit d'apologie du nazisme est candidat sur les listes d'Unité aux élections professionnelles du 4 décembre. "La saisine interne ne fonctionne jamais. Au pire, le donneur d'alertes sera sanctionné administrativement. Au mieux, il sera isolé de son service", constate un officier.

2014 ➝ 2020 ● UN CRS QUI ARBORAIT UN SYMBOLE SS SUR SON CASQUE PROMU BRIGADIER-CHEF

crs-nazi

En 2014, « l’inspection technique de la direction centrale des CRS » découvrent lors d’une visite à une compagnie l’insigne d’une Panzerdivision de la SS qui a sévi pendant la Seconde Guerre mondiale sur le casque d’un agent. Les faits sont consignés dans un « rapport d’enquête administrative du 21 février 2014 ». Le CRS fan du Troisième Reich se justifie ainsi : « je suis amateur de matériel militaire de cette époque » et « le meilleur matériel était du côté allemand ».

Dans la compagnie, une policière d’origine maghrébine, Inès, subit des humiliations sexistes et racistes. Certains hommes, dont l’amoureux des chars SS, refusent de lui serrer la main, de la saluer ou même de lui adresser la parole. Les insultes se succèdent : « pétasse », « grosse pute »… Elle entend aussi des propos gravement antisémites. Le 5 décembre 2012, l’un des CRS fait mine de se masturber, en public, à proximité de son visage alors qu’elle est assise. Inès dénonce les faits.

◆ En 2020, le CRS néo-nazi est promu brigadier-chef par un arrêté signé par le grand chef de la police nationale, Frédéric Veaux. Cela ne semble donc pas disqualifiant pour une promotion dans la police d’avoir porté un blason nazi et d’avoir évolué dans une ambiance sexiste dans son unité. C’est même encouragé. Un agent violent et ouvertement d’extrême droite est récompensé.

A l’inverse, les deux agents qui avaient dénoncé les agissements du CRS fan de SS ont été persécutés. « Le principal témoin de ces agissements qui les a dénoncés par voie d’attestations, a été mis à l’écart » par « punition ». 6 ans plus tard, il ne souhaite plus s’exprimer. Quant à Inès, elle a été brisée: « J’ai dénoncé le sexisme, le racisme, et moi, du coup, je n’ai plus de carrière. On se dit que quand on est victime ou témoin de faits répréhensibles dans la police, il vaut mieux se taire ou se barrer. Lui, ses idées resteront, malheureusement. »

Morale de l’histoire ? Les « bavures » ou les « dérives » n’existent pas : c’est tout un système d’impunité, de violence, et de culture d’extrême droite qui règne dans la police française. Pour preuve ? Les policiers qui sont sont illustrés par des violences extrêmes pendant les Gilets Jaunes avaient reçu des médailles. Les agents les plus dangereux montent en grade. Les rares qui les dénoncent sont mis à l’écart. Il n’y a pas de « bonne police ».

Source : https://www.marianne.net/societe/un-crs-qui-arbore-un-blason-nazi-vient-d-etre-promu-brigadier-chef


Et pourtant, n'en déplaise aux "constitutionnalistes" de tout bord...

La Compagnie Jolie Môme - C'est dans la rue qu'ça s'passe © Vidéos Aurillac

5decembre

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