VIOLENCES POLICIÈRES : UNE FEMME PERD SON BÉBÉ

Garges-les-Gonesses, 10 décembre - Enceinte de 4 mois, une femme se fait "contrôler" par la police : violences commises par "personnes dépositaires de l'autorité publique", garde-à-vue, etc., puis hospitalisation de 11 jours. Dans la nuit du 20 au 21 décembre, la maman a perdu Djamila : bébé mort-né, mort des violences policières d'un État policier raciste, sexiste et criminel.

Cerveaux non disponibles -2 janvier, 17:53

◆ Le 10 décembre 2020, une femme enceinte de 4 mois et deux amies se font contrôler pour non port du masque.

Elles sont interpellées violemment, poussées à trois reprises contre le mur...

Deux jours plus tard, la femme enceinte est hospitalisée. Le 20 décembre, elle accouche d'une petite fille mortée née alors qu'avant cettte interpellation violente, le bébé était en parfaite santé.

Interview vidéo de Shahin Hazamy.

capture-d-ecran-2021-01-05-a-00-03-02

https://www.facebook.com/cerveauxnondisponibles/videos/879003972847638

◆ Témoignage d'une des amies via Twitter (lien en com) :

Mon amie a perdu son bébé suite à une violence policière pour non port du masque, à Garges-lès-Gonesse. Sa cousine et elle étaient au centre commercial pour récupérer leurs commandes au resto chinois.

De là, un policier les interpelle pour leur dire de mettre leurs masques car elles avaient oublié. Elles l’ont mis directement après, mais une policière est retournée vers elle pour leur dire qu’elle allait les verbaliser parce qu’elle ne supportait plus de répéter à tout le monde de mettre le masque. Elles n’ont pas refusé la verbalisation.

Après celle-ci, les filles se dirigeaient vers la sortie en discutant et rigolant entre elles. D’un coup la policière se mit à courir après elles et décida de les arrêter sous prétexte d’outrage à l’agent. Elle plaqua sa cousine sur le sol, parce qu’elle refusait l’interpellation qui n’avait pas lieu d’être. Des renforts de police ont été appelé sur les lieux pr se jeter sur sa cousine. Ils étaient aux moins 3 sur elle alors qu’elle n’était pas violente ou quoi que ce soit. De la ma copine a eu peur pour elle car elle criait ne plus pouvoir respirer et alla vers eux afin de leur dire d’arrêter.

Une dizaine de policiers étaient sur place et encerclés la violence pour qu’aucun civils ne puissent venir au secours des jeunes femmes. La policière la plaqua contre le mur très violemment plusieurs fois de suite, alors que elle lui avait dit être enceinte de 4 mois et que ça se voyait. De la elle décida de les embarquer pour une GAV. Ma copine est relâchée vers 21h30 car le magistrat en donna l’ordre. De violentes douleurs au bas du dos sont survenus dans la nuit et elle décida de se rendre à l’hôpital le lendemain. Elle s’est rendu dans un premier hôpital où une gynécologue incompétente lui avait dit que tout allait bien alors qu’elle était en train de perdre son bébé. C’est dans la nuit, suite à tout cela qu’elle commença à sentir des contractions qui l’empêchait de se déplacer et se rendu dans un autre hôpital. De là, elle fut hospitalisée 11 jours car elle risquait de perdre son bébé. L’enfant était en très bonne santé avant tout cela et c’est réellement le choc de l’impact qui a provoqué tout ça. Dans la nuit du 20 au 21 décembre, mon amie a perdu sa petite fille Djamila, le 21/12 2020 elle a accouché de sa petite fille morte-née suite à cette violence policière. Aujourd’hui nous souhaitons que justice soit faite, afin que les principaux accusés soient jugés pour le meurtre de la petite Djamila. Mon amie a porté plainte contre cette personne qui lui a retirée son enfant. La policière coupable a elle aussi porté plainte contre mon amie. Elle est donc convoquée le 6 juillet 2021 pour être jugée. Nous avons ouvert une cagnotte afin d’aider la maman de Djamila à financer ses funérailles.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.