https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/posts/4427160700653402?...
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Le 10 décembre 2020, Déborah subissait une arrestation violente dans un centre commercial de Garges-Lès-Gonnesse. Accompagnée de sa cousine, elles étaient brutalisées par un équipage de police. La scène filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux est terrifiante. Des flics demandent aux deux jeunes femmes de remettre leurs masques ce qu'elles font immédiatement. Mais la situation dégénère. Les policiers, enragés, secouent à de multiples reprises Déborah qui leur signifie être enceinte. Pourtant, elle finira projetée contre le mur par les agents tandis que sa cousine sera plaquée au sol avant d'être interpellées toutes les deux et embarquées au commissariat.
Après ce déchaînement de violence inouï, Déborah sera placée en garde à vue. Quelques heures après sa sortie, elle perdra l'enfant qu'elle portait. La jeune femme se verra prescrire une semaine d'ITT et décidera de porter plainte pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité ayant entraîné des mutilations permanentes ». Interrogé par un journaliste de Mediapart, son avocat, Vincent Brenghart explique : « il y a plus qu’une suspicion, il y a une présomption de causalité qui est manifeste ».
La police est directement mise en cause de la perte de sa fille morte née. Un acte des plus ignobles à mettre sur le compte de la barbarie policière quotidienne. Mais ce drame horrible ne s'arrête pas là. La police est de ce genre d'institution hautement toxique qui vous broie d'abord avant de finir par vous accuser, vous les victimes. Ce 30 septembre 2021, c'était Deborah et sa cousine qui se rendaient au tribunal. Pas pour rendre justice à la perte de son bébé et des coups reçus par les fonctionnaires de police ce jour là mais en tant que prévenues. Elles étaient jugées pour « outrage et rébellion » !
Ce sont les flics violents à l'encontre des deux jeunes femmes qui ont porté plainte. La triste mécanique policière pour faire passer les agents pour les victimes se met en marche. Une terrible double peine pour Deborah qui aura perdu son enfant à laquelle s'ajoutent les réquisitions du procureur : trois mois de prison et les 500 et 1000 euros de dommages et intérêts qu'exigent les policiers.
Insoutenable.
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RAPPEL DES FAITS
https://cite24.com/france-j-ai-perdu-mon-bebe-suite-a-une-violence-policiere-video/
https://www.mediapart.fr/journal/france/180121/debora-perd-son-bebe-apres-un-controle-de-police
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Nouvel épisode de la chronique police/justice/société de Noam Anouar, diffusée tous les vendredis sur Le Média TV.
A la une aujourd’hui :
- retour sur nos révélations au sujet du féminicide et du suicide qui s’est déroulé dans les Yvelines et concerne un policier et une policière - avec en toile de fond des signalements de violences antérieures qui n’ont pas empêché la tragédie d’arriver. La préfecture de police a réagi, mais sans répondre à toutes nos questions ;
- l’affaire Debora, du nom d’une jeune femme qui a perdu son bébé après avoir “rencontré” une patrouille de police dans un centre commercial de Garges-lès-Gonesse… Son avocat, Maître Vincent Brenghart, revient pour Le Média sur cette tragédie personnelle, et sur ce qu’elle nous dit de notre police et de notre justice. Et Noam nous présente le contexte délétère dans lequel cette histoire s’est nouée, évoquant les “particularités” du commissariat de Sarcelles, concerné au premier chef ;
- l’assassinat à Bondy d’Aymane, jeune boxeur de 15 ans, la manière dont elle a été “traitée” par un syndicat de police, en l’occurrence le SGP-FO ; - les douanes et la manière dont elles ont géré un problème de racisme en leur sein, comparable au fonctionnement de la police nationale quand elle est confrontée à des problématiques de ce type.
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