ADREXO, AFFAIRE D’ÉTAT : LE PARJURE DE DARMANIN

Privatisation de la distribution du matériel électoral au profit d'une entreprise amie, fiasco national de l'opération... Commissions d’enquête parlementaire, parjure fortement déconseillé !

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Dans l’affaire des pannes de distribution lors des élections régionales et départementales, le ministre de l’Intérieur est monté au front éteindre l’incendie. Gérald Damarnin a donné l’impression devant le Parlement de découvrir la situation, avant de promettre de la régler. Le patron d’Adrexo a lui été auditionné ce lundi par la commission d’enquête du Sénat. Les masques tombent : l’un comme l’autre ont menti devant la représentation nationale. Révélations sur un double scandale et une affaire d’État.

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« Un faux témoignage devant notre commission d’enquête est susceptible de peines prévues aux articles 434-13, 434-14 434-15 du code pénal ». Cet avertissement, aussi intimidant que solennel, plusieurs personnalités l’ont reçu par la voix de François-Noël Buffet, le rapporteur LR de la commission d’enquête sénatoriale, devant laquelle elles défilent cette semaine. De quoi mettre chacun dans ses petits souliers, avant de se soumettre à un flot de questions.

Je le jure !

Gérald Darmanin y a pour l’instant échappé. Convoqué coup sur coup pour s’expliquer devant les commissions des lois du Sénat (le 23 juin) puis de l’Assemblée nationale (le 29 juin), le ministre de l’Intérieur et des élections n’a pas eu à prêter serment. Ce protocole est réservé aux auditions tenues dans le cadre d’une commission d’enquête spécialement constituée. Mais le numéro 6 du gouvernement Castex (dans l’ordre protocolaire) devra certainement lui aussi lever la main et prononcer le rituel «  je le jure ! ». Sa prochaine convocation ne fait en effet guère de doute, au Sénat à coup sûr et sans doute aussi à l’Assemblée nationale, qui s’apprête à son tour à officialiser une mission d’information. Et cette fois, la visite pourrait être moins urbaine.

Au cours de ces deux séances, après que sa ministre déléguée Marlène Schiappa ait affirmé au soir du premier tour que « 21 000 électeurs » « seulement » n'avaient pas reçu le matériel électoral légal, le ministre de l’Intérieur n’a eu de cesse de se défausser. Pour raconter, droit dans ses bottes mais « avec un peu de recul », selon son expression, une histoire dont il a le secret.

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