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Promu par Yves Contassot dès 2003, le projet « automobiles en libre-service » (ALS) est relancé au début de 2008 par Bertrand Delanoë, quelques mois avant les élections municipales. Il est alors question, via une délégation de service public, de proposer à la location 2 000 véhicules (Bluecar ou Cleanova du groupe Dassault) sur une douzaine de sites, avec pour objectif que cela ne coûte « pas à un centime à la mairie de Paris. ». Cheffe de file de la droite aux élections municipales, Françoise de Panafieu propose un service équivalent qu'elle porte à 2 500 véhicules.
Dès l'origine, le service Autolib’ a été pensé à une échelle intercommunale, devant englober Paris et son agglomération. Ainsi, en 2008, le maire de Paris Bertrand Delanoë, qui avait promis aux citoyens ce nouveau service lors des élections de mars 2008, a proposé à 81 communes représentant le cœur dense de l'agglomération parisienne de participer au dispositif.
Afin de piloter le projet sur l'ensemble des communes intéressées, une structure intercommunale dédiée a été créée : le syndicat mixte Autolib’, devenu Autolib' Métropole en 2013. À sa création le 9 juillet 2009, le syndicat mixte était composé de 19 communes dont Paris.
En décembre 2009, après la rédaction du cahier des charges, un appel d'offres global a été lancé par le syndicat mixte afin de déterminer l'exploitant du service.
En février 2010, six candidatures ont été déposées : VTLIB' (Veolia Transport urbain), le groupement Avis-SNCF-RATP-Vinci Park, Bolloré, Interparking (société belge) et Extelia (Groupe La Poste) ; la candidature de la société ADA, société de location de véhicules, d'abord écartée, a finalement été retenue.
En mars 2010, le syndicat mixte a sélectionné quatre candidats en les invitant à déposer une offre complète, celle-ci devant être remise en juin 2010. Il s'agit de VTLIB' (Veolia Transport urbain), du groupement Avis-SNCF-RATP-Vinci Park, de Bolloré et d'ADA.
En juin 2010, il a été décidé après analyse des offres de retenir trois candidats pour entamer la phase de négociations. Il s'agit de VTLIB' (Veolia Transport urbain), du groupement Avis-SNCF-RATP-Vinci Park et de Bolloré.
Fin octobre 2010, le syndicat mixte a confirmé que des négociations exclusives pourraient être engagées avec Bolloré dont l'offre est considérée comme « la plus intéressante ».
En décembre 2010, le choix du syndicat mixte se porte sur l'offre du groupe Bolloré. Une mise en service partielle est annoncée pour octobre 2011 ; le système sera déployé progressivement jusqu'en mars 2012. Bolloré s'attend à avoir 200 000 abonnés au bout de trois à quatre ans environ, qui lui permettront d'équilibrer le contrat courant sur 12 ans ; 800 emplois seront créés en mars 2012 pour gérer 1 000 voitures dans 600 stations.
[...] Présenté comme ne devant pas solliciter d'aides publiques et apporter 56 millions d'euros de bénéfices par an, Autolib' se révélait fortement déficitaire dès 2017. En 2018, le groupe Bolloré a annoncé que le service public produisait 50 millions de pertes annuelles.
Le 15 juin 2018, Catherine Baratti-Elbaz, présidente du syndicat Autolib' et Vélib' Métropole, annonce vouloir proposer au comité syndical de résilier le contrat avec le groupe Bolloré. Le 21 juin 2018, en raison de la dette considérable, le syndicat Autolib' et Vélib' Métropole a voté la résiliation anticipée du contrat. Le contrat prend fin le 31 juillet 2018 à 23 h 59. Courant juillet, plusieurs voitures avaient déjà été envoyées à la casse pour être recyclées.
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ÉPILOGUE
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Agrandissement : Illustration 1
En Sologne le "cimetière" des Autotlib de Hidalgo...C'est beau l'écologie !
Pour info à ceux qui se demanderaient ce que sont devenues nos belles voitures électriques parisiennes d'Hidalgo-les verts. Voici qques photos prises par un résidant de Romorantin sur un entrepôt situé près de la déchetterie.
Le majestueux fiasco parisien de la voiture électrique en libre accès...Bizarre, les écolos ne s’en vantent pas, ils préfèrent empêcher les enfants de rêver, supprimer les arbres de Noël, le tour de France, les centrales nucléaires... Le fiasco parisien de la voiture électrique ou les fructueux investissements des "escrologistes" !
Le cimetière d'Autolib à Romorantin.- Des dizaines de milliers de batteries qui fuient et répandent leurs produits toxiques dans les sols. - Personne n'en veut. - Personne ne sait qu'en faire. - Fabricants et casses ne veulent pas les racheter. - Même les recycleurs professionnels les ignorent. - L'Inde refuse de les importer. - L'usine de batteries a dû fermer, car aucun constructeur au monde n'a voulu de cette technologie des "batteries chaudes". - Mme Hidalgo et ses amis verts, pourtant toujours prompts à "la ramener" sur à peu près tout, restent cois sur ce sujet. Trop gênant peut-être ? La vue aérienne est impressionnante. Des dizaines de milliers de voitures électriques qui pourrissent... Des tonnes d’acide pour qui ?
Dans le privé, une telle gabegie serait sanctionnée par la démission du responsable, voire son licenciement...
https://www.leparisien.fr/economie/des-vehicules-electriques-d-autolib-mis-en-vente-en-sologne...
Bref, always bizness is bizness... Roulez, roulez petits bolides !
Avec green-pass collé sur le pare-brise et pognon de dingue planqué dans le coffre, c'est 100% éco-hallal...