"Valeurs actuelles" perd le tiers de ses recettes publicitaires !!!

La régie en ligne Taboola, principal pourvoyeur de publicités sur le site de Valeurs actuelles, a mis fin à son contrat suite à la publication par l’hebdomadaire d’un roman fiction concernant la députée Danièle Obono.

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La régie en ligne Taboola, principal pourvoyeur de publicités sur le site de Valeurs actuelles, a mis fin à son contrat suite à la publication par l’hebdomadaire d’un roman fiction concernant la députée Danièle Obono.

Coup dur pour Valeurs Actuelles. Selon les informations de Capital, Taboola, qui commercialise la grande majorité des espaces publicitaires du site de l’hebdomadaire, a résilié son contrat. Motif invoqué : la publication fin août 2020 par l’hebdomadaire d’un roman fiction représentant en esclave la députée LFI Danièle Obono. Pour la régie en ligne, cet article est “ouvertement raciste, discriminatoire, offensant” et “se trouve en parfaite contradiction avec les valeurs de Taboola”.

Valeurs actuelles a indiqué à la justice qu’une telle résiliation le “prive de tous ses revenus publicitaires sur internet, représentant plus d'un tiers de ses revenus publicitaires globaux”. Le montant exact n’est pas connu. Mais l’on sait que, tous supports confondus, la publicité a rapporté 3 millions d’euros nets en 2019 au groupe Valmonde, qui édite Valeurs actuelles et Mieux vivre votre argent. Et que le site de Valeurs actuelles a rassemblé en janvier 2,9 millions de visiteurs uniques.

Pour mémoire, Taboola, régie publicitaire israélienne, propose à la fois des publicités mais aussi des liens vers d’autres articles. Avant de signer un contrat de trois ans avec Taboola en janvier 2020, Valeurs actuelles était client de son concurrent Ligatus, mais a résilié son contrat en novembre 2019. L’hebdomadaire pourra donc difficilement se retourner vers Ligatus, pas plus que vers le troisième acteur du marché, Outbrain, qui a racheté Ligatus il y a deux ans.

Taboola, pour mettre fin aux relations avec Valeurs actuelles, a argué que l’hebdomadaire violait le contrat existant entre eux. Précisément, le 17 septembre, la régie a exhibé un article du contrat interdisant tout “contenu conçu pour promouvoir la haine de tout groupe social basé sur l'ethnie, la race, la religion, l'orientation sexuelle, le statut de genre ou transgenre, ou conçu pour harceler, offenser, choquer, ou causer ou favoriser un préjudice à tout individu”.

Mais Valeurs actuelles a rétorqué que l’article sur Danièle Obono avait été publié dans l’hebdomadaire papier sans être mis en ligne sur le site, et a donc mis en demeure Taboola de rétablir ses services. Le 24 septembre, la régie a répondu en s’appuyant sur un autre article du contrat, selon lequel l’éditeur du site ”n'engagera aucune action ou pratique qui dénigrerait ou dévaluerait Taboola, ses filiales ou ses services”. Taboola a estimé que l’article sur Danièle Obono “constitue une violation matérielle incurable de cet article, qui nous autorise à résilier immédiatement le contrat en cas d'action de l'éditeur susceptible de nuire à l'image et à la valeur des services de Taboola”.

Valeurs Actuelles a alors attaqué Taboola en référé devant le tribunal de commerce de Paris. Taboola ne s’est pas présenté au tribunal, qui a tranché en faveur de Valeurs actuelles. Le 13 octobre, les juges ont ordonné à Taboola de maintenir le contrat, et de payer 7.000 euros de frais de procédure à l’hebdomadaire. Pour le tribunal, “Taboola ne justifie pas que le roman fiction sur Danièle Obono constituerait une violation du contrat. En effet, Valeurs actuelles n’a pas engagé d’action ou de pratique qui dénigrerait Taboola, et n’a pas commis de faute à l’égard de Taboola”.

Mais Taboola a fait appel, avec succès. Le 7 avril, la cour d’appel de Paris lui a donné raison, et a condamné Valeurs actuelles à lui verser 5.000 euros de frais de justice. Pour les juges, “la distinction des deux supports papier et numérique n'est pas aussi nette que le prétend Valeurs actuelles, puisque la rédaction a présenté ses excuses à Mme Danièle Obono par un long communiqué publié sur le site valeursactuelles.com”.

En outre, “Valeurs actuelles ne justifie d'aucun péril économique lié à la perte d'une partie de ses revenus publicitaires générés sur internet, pendant une période tout au plus de deux mois et demi, pour ne prendre que la durée” qui s’était écoulée entre la fin de son contrat avec Ligatus et le début de celui avec Taboola.

L’hebdomadaire a bien invoqué “une atteinte directe à la liberté de la presse et à la liberté éditoriale, Taboola exerçant une pression économique confinant à une censure puisque Taboola le prive de revenus essentiels”. Mais la cour a rétorqué que “la publication d'un contenu illicite ne peut être protégée par la liberté de la presse et la liberté éditoriale. Or le contenu incriminé, qui a donné lieu aux excuses présentées par Valeurs actuelles à Mme Obono, est susceptible de recevoir une qualification pénale. L'atteinte à la liberté de la presse n'est donc pas manifeste”. Une allusion à l’enquête préliminaire pour “injures à caractère raciste” ouverte par le parquet de Paris concernant cet article.

A noter toutefois que, dans une procédure en référé, il faut prouver “un dommage imminent”, ce qui est difficile à démontrer. En parallèle, l'hebdomadaire a attaqué Taboola sur le fond, toujours devant le tribunal de commerce, où il devra démontrer plus simplement que la résiliation est infondée. Le verdict sera rendu au plus tôt dans un an.

⋙ A lire aussi - En soutien à Valeurs actuelles, un candidat RN diffuse les coordonnées des journalistes de Quotidien sur Twitter

Valeurs actuelles avait déjà des difficultés à engranger des annonceurs depuis qu’il est dans le collimateur de Sleeping Giants. Ce collectif d’activistes a pour objectif d’assécher les ressources publicitaires des médias relayant des “discours de haine”. Pour cela, il repère les annonceurs présents sur ces médias, puis les interpelle sur Twitter selon le principe du name and shame.

En l’espèce, ces ‘géants endormis’ estiment que“Valeurs Actuelles a quitté la simple ligne politique très, très à droite, pour s'embourber de plus en plus dans le discours purement idéologique, intolérant, anxiogène, complotiste et victimaire”. Ils affirment que 59 annonceurs se sont retirés suite à sa campagne lancée fin 2019, dont 36 ont accepté de l’assumer publiquement, parmi lesquels Coca Cola, But, Carrefour, Lidl, Asus, PSA Banque, Red by SFR, Nespresso, Hyundai... D’autres annonceurs ont préféré se retirer sans l’annoncer, pour échapper aux foudres de l’hebdomadaire. Car Valeurs actuelles a contre-attaqué en publiant à son tour les noms des annonceurs ayant retiré leur publicité “suite aux intimidations de la mafia d’extrême gauche Sleeping Giants”. Cette contre-liste comprend notamment Dell, Salesforce ou Easyjet.

Pour mémoire, les annonceurs du web choisissent rarement les sites sur lesquels leurs publicités apparaissent, et donc s’y retrouvent par hasard. Mais ils peuvent indiquer aux régies qu’ils ne veulent pas se retrouver sur tel ou tel site. Sleeping Giants demande donc aux annonceurs d’inscrire Valeurs actuelles sur leur “liste noire”.

En pratique, deux régies publicitaires sont actives sur le site de Valeurs actuelles (et le sont encore à l’heure où nous publions cet article) : Google et Taboola. Les Sleeping Giants ont d’abord ciblé les annonceurs présents via Google, et puis ensuite ceux via Taboola. Rachel, co-fondatrice de Sleeping Giants France, explique : “depuis notre campagne, les publicités via Google sont de plus en plus rares sur le site de Valeurs actuelles, et proviennent de marques de moins en moins connues. Les publicités Taboola sont devenues de plus en plus présentes, mais il s'agit généralement d'annonces de troisième zone et peu rentables, souvent de la pseudo-médecine ou des attrape-clic. Les grandes marques dans la galerie Taboola sont devenues très très rares. Lorsque nous en voyons une, nous alertons alors cet annonceur. Il s'agit souvent d'une marque ayant déjà retiré ses publicités de Google Adsense, mais qui avait oublié de le faire pour Taboola”.

Contactés à plusieurs reprises, ni Valeurs actuelles ni Taboola n’ont répondu.

https://www.capital.fr/.../valeurs-actuelles-perd-le..


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[Bastamag, 30 septembre 2019] Le discret business du propriétaire de Valeurs actuelles, l’hebdo de référence de l’ultra-droite

PAR RACHEL KNAEBEL, 30 SEPTEMBRE 2019

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Le magazine Valeurs actuelles suscite régulièrement la controverse par ses unes ultra-réactionnaires, louant la France chrétienne, Eric Zemmour ou les droites extrêmes européennes, stigmatisant en vrac les migrants, l’islam, le féminisme, les fonctionnaires ou l’écologie. Mais au fait, qui est son propriétaire et avec qui fait-il des affaires ?

Dans la série « les milliardaires qui possèdent la presse française », il y a les connus – les Arnault, Bolloré ou Niel – et les discrets [1] comme Iskandar Safa. Franco-libanais, issu de la communauté chrétienne libanaise, il fait partie des 100 plus grosses fortunesde France, et détient l’hebdomadaire réactionnaire et d’ultra-droite Valeurs actuelles. Il a également tenté de racheter cet été le quotidien régional Nice-Matin, bataillant avec Xavier Niel pour finalement jeter l’éponge [2].

Iskandar Safa possède notamment plusieurs chantiers navals, en France, en Allemagne et à Abu Dhabi, où sont construits des yachts de luxe et des navires militaires légers. Il a acquis en 2015 le magazine Valeurs actuelles, auparavant détenu par le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, en faisant équipe avec Étienne Mougeotte et Charles Villeneuve, tous les deux anciens de TF1. Le trio avait déjà tenté, alors, de racheter Nice-Matin.

Migrants, islam, la « terreur féministe » et « ces fonctionnaires qui nous ruinent »

Valeurs actuelles diffuse aujourd’hui à plus de 90 000 exemplaires chaque semaine [3]. Une audience plutôt honorable dans le paysage des hebdomadaires français. Sa ligne éditoriale penche clairement à l’ultra-droite : ses unes consacrent Marion Maréchal-Le Pen, Eric Zemmour et « son identité française », encensent Philippe de Villiers (avec en une « Clovis, Macron, la France et moi »...) ou, pendant la campagne présidentielle de 2017, « Fillon l’insoumis ». Elles louent aussi « La France chrétienne », complimentent « l’homme qui secoue l’Europe », en l’occurrence l’ancien ministre de l’Intérieur italien d’extrême droite Matteo Salvini, et « les nouveaux visages de la rébellion des peuples » : Salvini toujours, le premier ministre hongrois Viktor Orban, et Sebastian Kurz, l’ex-chancelier d’extrême-droite autrichien.

Les unes du journal n’hésitent pas à s’en prendre au féminisme (« La terreur féministe » en mai), aux écologistes (« Les charlatans de l’écologie », avec Greta Thunberg en une, en juin), aux médias de gauche (« La tyrannie Mediapart » en août, et « Les islamo-gauchistes » en mars, avec Edwy Plenel, fondateur du journal, en photo de une), ou au pseudo « racisme anti-blanc » (avec Lilian Thuram en une en septembre). Valeurs actuelles stigmatise évidemment l’islam (« Chassez le christianisme et vous aurez l’islam », « 15 000 islamistes près de chez nous »…), les migrants, et les services publics – « ces fonctionnaires qui nous ruinent » ; fustige le supposé « milliardaire qui complote contre la France », Georges Soros, à l’initiative de plusieurs fondations ; dénonce « Mélenchon, le péril rouge », grimé en Che Guevara [4]. L’actuel directeur de la rédaction du magazine, Geoffroy Lejeune, a écrit un ouvrage sur Éric Zemmour, publié par la maison d’édition proche de l’extrême droite Ring [5]. Geoffroy Lejeune a d’ailleurs participé à la « Convention de la droite », qui a réuni ce 28 septembre plusieurs personnalités de la droite extrême, et marquée par des discours violemment xénophobe.

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Du côté des relais politiques, le groupe éditeur de Valeurs actuelles, Valmonde, a pour vice-président depuis 2010 Olivier Dassault, fils de Serge Dassault. Son père était sénateur. Olivier Dassault est, lui, député (LR) de manière presque ininterrompue depuis 1988, et préside le conseil de surveillance du groupe d’armements éponyme, qui produit des avions militaires – comme les Rafales, vendus à l’Égypte, au Qatar et à l’Inde – et des systèmes de défense militaire.

Environ 750 millions d’euros de contrats militaires avec l’Arabie Saoudite

L’industrie de l’armement est justement l’un des secteurs dans lesquels Iskandar Safa a édifié son empire industriel. L’homme est connu en France pour avoir joué un rôle de négociateur pour libérer des otages français au Liban dans les années 1980 [6].

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En 1992, avec la holding Privinvest, dont il est le PDG et dont le siège social est à Beyrouth, il rachète les Constructions mécaniques de Normandie (CMN) et ses chantiers navals de Cherbourg. CMN produit des yachts, et des navires militaires – de petits intercepteurs ou des corvettes. Au moment de leur rachat par Safa, les chantiers navals de CMN sont en difficulté. En 1998, l’entreprise obtient un contrat avec le Koweït, pour des patrouilleurs lance-missiles. Puis en 2003, avec les Émirats arabes unis pour des corvettes "Baynunah", de quoi « alimenter un carnet de commandes peu fourni, alors même que l’entreprise connaissait d’importantes difficultés, accumulant des dettes sociales et fiscales », souligne un an plus tard un rapport parlementaire. La première de ces corvettes est livrée aux Émirats en 2009.

Puis sont venus les contrats avec l’Arabie Saoudite : pour la vente de trois patrouilleurs en 2015, pour 250 millions d’euros [7]. Les marchés de l’armement étant extrêmement politiques, le contrat n’est entré en vigueur que début 2018 [8]. Les bateaux sont aujourd’hui en cours de fabrication. Toujours en 2018, un autre gros contrat est signé entre les chantiers navals de Cherbourg et l’Arabie Saoudite : CMN produira 39 navires intercepteurs, pour un montant d’environ 500 millions d’euros.

Chacun de ces nouveaux contrats apporte évidemment des emplois à Cherbourg. Des chaudronniers, soudeurs, mécaniciens et électriciens sont recrutés. « Près d’une centaine d’offres d’emploi, pour partie en CDI mais aussi en intérim, ont été publiées sur la page Facebook des CMN », écrit en septembre 2018 un site d’info locale. « Il y a donc une accélération des besoins de recrutements, liée notamment aux discussions avec l’Arabie Saoudite », explique le directeur des chantiers, Pierre Balmer. Le 24 juillet 2019, le journal régional La Manche libre rapportait qu’une cérémonie était organisée le même jour pour fêter la livraison de deux premiers bateaux à l’Arabie Saoudite, en présence d’une délégation officielle saoudienne, mais sans la presse française, qui n’avait pas été invitée.

C’est que, depuis 2015, une coalition de pays menée par l’Arabie Saoudite, tout comme son allié des Émirats arabes unis, est entrée en guerre au Yémen. Le bombardement des populations civiles et le blocus imposé au Yémen, affamant 22 millions de personnes, les trois-quarts de la population du pays, ont rendu l’intervention de plus en plus controversée. Les ventes de matériel militaire, dont des armements français, aux pays belligérants sont désormais pointées du doigt. Trois millions d’enfants en bas âge souffrent de malnutrition. Pour Amnesty international, des atteintes aux droits humains et des crimes de guerre sont perpétrés dans tout le pays. Cela n’empêche pas les ventes d’armes françaises de se poursuivre, des exportations à chaque fois autorisées par le gouvernement.

Lire à ce sujet nos articles :
- « Ventes d’armes : comment la France tente de les poursuivre à tout prix »
- « Malgré la guerre au Yémen, la France a livré plus d’1,3 milliard d’euros d’armements à l’Arabie saoudite en 2017 »
- « En savoir plus sur les ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite : mission impossible, même pour les députés ? »

En avril 2019, le site d’investigation Disclose révèle le contenu d’un document confidentiel de la Direction du renseignement militaire, datant de septembre 2018, qui indique que des armements d’origine française sont bien utilisés dans le conflit yéménite par l’Arabie saoudite et ses alliés, ce qui rend caduque la légalité de ces exportations. Selon le document, l’une des corvettes lance-missile « Baynunah », fabriquées par CMN pour les Émirats arabes unis, participe au blocus naval, aux côtés d’une frégate livrée à l’Arabie Saoudite par une autre entreprise française, Naval Group. Suite à ces révélations, la Direction générale de la sécurité intérieure avait convoqué des journalistes de Disclose.

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Des contrats de chalutiers dans le viseur de la justice états-unienne

Les chantiers d’Iskandar Safa fabriquent aussi des bateaux civils, yachts ou bateaux de pêche. Une commande de 24 chalutiers – et 6 patrouilleurs – destinés à une entreprise publique mozambicaine de pêche au thon a été conclue avec les chantiers navals de Cherbourg en septembre 2013. Iskandar Safa est alors lui-même à Cherbourg pour la signature, aux côtés de trois ministres français de l’époque [9]. Le ministre des Finances du Mozambique, Manuel Chang, fait aussi le déplacement [10]. Depuis, ce contrat s’est retrouvé cité par un acte d’accusation d’une cour de justice états-unienne dans la cadre d’une affaire de corruption et d’emprunts cachés garantis par l’État mozambicain [11].

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Notes

[1Bernard Arnault (LVMH) – 1ère fortune de France – détient entre autres les quotidiens Le Parisien et Les Échos ; François Pinault (Kering) – 6ème fortune – est propriétaire du Point ; la famille Dassault – 7ème fortune – possède Le Figaro ; Vincent Bolloré – 11ème fortune – a acquis Canal Plus et CNews, via sa prise de contrôle de Vivendi ; Patrick Drahi – 12ème fortune et principal actionnaire de SFR – a racheté Libération, L’Express, BFM-TV et RMC ; Xavier Niel (Free) – 13ème fortune s’était allié à Pierre Bergé (décédé en 2017) et à Matthieu Pigasse pour devenir propriétaire du groupe Le Monde. S’ajoute désormais à cette liste l’oligarque tchèque Daniel Kretinsky (2,6 milliards de dollars de patrimoine selon Forbes), qui fait partie des 1000 personnes les plus riches du monde. Il a fait son entrée sur la scène de la presse française en rachetant d’abord Elle et Marianne, puis la part de Mathieu Pigasse dans Le Monde cet automne. Lire notre article : Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française.

[2Voir à ce sujet cet article des Échos.

[3Source : Alliance pour les chiffres de la presse et des médias.

[4Voir ces unes ici.

[5Voir à ce sujet ce billet du blog Lignes de crêtes et cet article des Inrock.

[6Un temps mis en cause dans une affaire de présumés détournement de fonds liés à cette libération, aux côtés de l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua notamment, il a en a été blanchi après un non-lieu général en 2009.

[7Source : Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

[8Voir cet article de La Tribune.

[9Arnaud Montebourg, Bernard Cazeneuve (ministre du Budget) et Nicole Bricq (Commerce extérieur), lire notre article à ce sujet.

[10Voir cet article du journal local La Manche libre, avec les photos.

[11L’acte d’accusation de la cour du district de New York, du 19 décembre 2018, est disponible, en anglais, ici.

[12La filiale s’appelait Abu Dhabi Mar jusqu’en 2014.

[13Voir cette analyse de France Stratégie.

[14Voir le communiqué de German Naval Yards.

[15Composé de Lürssen, un chantier naval, et d’une filiale de l’entreprise ThyssenKrupp.

[16Voir le communiqué de la Bundeskartellamt.

[17Le communiqué de Privinvest à ce sujet.

[18Le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements de la Banque Mondiale (CIRDI).

[19Voir sur le site du Consortium international des journalistes d’investigation ici).

[20Voir l’article suivi du droit de réponse ici.

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