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Billet de blog 15 mars 2019

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Le Pen dit NON à l'amnistie des Gilets jaunes condamné.e.s par Macron

Deux mois après son NON catégorique à l'une des revendications des Gilets jaunes, l'augmentation du SMIC, et son OUI renouvelé à l'assèchement des ressources de la Sécu via nouvelle baisse des "charges", Marine Le Pen dit NIET à l'amnistie des manifestant.e.s condamné.e.s par les tribunaux du régime Macron.

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https://www.humanite.fr/fn-marine-le-pen-en-guerre-contre-la-hausse-des-salaires... (26 janvier 2017)

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https://www.revolutionpermanente.fr/Une-amnistie-des-gilets-jaunes-condamnes-Marine-Le-Pen-ne-le-souhaite-pas... (14 mars 2019)

Les masques finissent par tomber. Dans « L'Emission politique », Marine Le Pen a affirmé refuser toute amnistie pour les manifestants qui ont été condamnés après des affrontements avec la police. Etant donné que dans la plupart des cas, les « chefs d’accusation » font état de violences envers les forces de police, l’affirmation est sans équivoque : Marine Le Pen ne souhaite pas d’amnistie pour les Gilets jaunes condamnés !

Ce jeudi soir, sur le plateau de "L’Émission politique", la journaliste Léa Salamé demande à Marine Le Pen si elle donnerait une amnistie pour les Gilets jaunes condamnés. Si la présidente du Rassemblement National tourne un peu autour du pot, elle finit par affirmer : « Les violences à l’égard des forces de l’ordre ne peuvent pas être amnistiées. Les choses sont très claires », a-t-elle expliqué.

Marine Le Pen contre une amnistie des gilets jaunes © LeHuffPost

Comme elle l’affirme, « les choses sont très claires » : Marine Le Pen ne souhaite pas d’amnistie des Gilets jaunes. En effet, la plupart des condamnations des Gilets jaunes intègre des « chefs d’accusation » de supposées « violences contre les forces de l’ordre ». Dès lors, la président du RN se refuse à une amnistie des Gilets jaunes condamnés.

Signe, s’il en fallait, que manifestement Marine Le Pen reste et se trouve du côté de l’ordre dominant, celui des forces de police surarmées qui violentent et mutilent les Gilets jaunes. Rien d’étonnant, cependant, dans le sens où la très large majorité des forces de police votent Marine Le Pen.

Pour tenter de trouver un équilibre à son discours et ne pas faire dans la volte-face complète, Marine Le Pen ajoute que « des gens ont été condamnés pour avoir dans leur coffre un masque pour se protéger des gaz lacrymogènes et un Gilet jaune ». Autant dire qu’il est évident que la très large majorité des Gilets jaunes condamnés le sont au cours des manifestations…

Depuis le début du mouvement plus de 1800 condamnations ont été prononcées par la justice envers des gilets jaunes et près de 1350 Gilets jaunes ont été incarcérées, début février, selon le ministère de la Justice.

Nous republions un texte que Marine Le Pen ne signera donc pas…. Intitulé « Pétition. Exigeons l’aministie des gilets jaunes ! »
Nous reproduisons ci-dessous le texte de la pétition :

EXIGEONS L’AMNISTIE DES GILETS JAUNES :

SIGNEZ LA PÉTITION #AMNISTIEPOURLESGJ

Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.

La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d’une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.

On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.

C’est pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre.

Une telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, de nombreuses lois d’amnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre d’activités protestataires.

Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.

Révolution Permanente


RN-LR-EM comme cul et chemise... RIPOSTE POPULAIRE !

© LeMediaOfficiel

(pour activer le son, cliquer sur le petit haut-parleur en bas à droite)

Pour les Francilien.ne.s...

Acte 18 : Comité d'accueil des Gilets Jaunes à Gare du Nord - 9h

Départ collectif des Gilet jaunes Belleville et Place des Fêtes - 10h

Départ collectif des Gilets jaunes de Montreuil - Place Jacques Duclos, 10h

Cortège chômeur.es, précaires, intermittent.es et salarié.es - Place de l'Etoile, 10h30

Cortège étudiant.e.s, Carrés rouges et Gilets jaunes - lieu non défini, 11h

Départ commun Gilets jaunes Nanterre - Nanterre-Préfecture, 11h

Point de rencontre groupe Gilets Jaunes Paris Sud - Place Denfert-Rochereau, 11h30

Manifestation « Urgence climatique et sociale » - Place du Trocadéro, 12h

Contre le racisme d'État et les violences policières, Marche des Solidarités - Place de la Madeleine, 13h15

Manifestation climat « Marche du siècle », Pour le climat, la biodiversité, la justice sociale, contre la répression - Place de l'Opéra, 14h

Rassemblement consultatif des Gilets jaunes - Place de la République, 14h

Résumé Acte 18 - Principaux rendez-vous, convergences, etc.

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