Grève à Transdev

La mise en concurrence des lignes de bus en Ile-de-France a entraîné un dumping social chez les entreprises de transports. Chez Transdev, des salariés sont en grève depuis plus de 10 jours pour dénoncer leurs conditions nouvelles de travail. Deux salariées de la société de transports, Wynnessa et Cynthia, sont les invitées de la Midinale.

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https://www.youtube.com/watch?v=-34IOD4dVco

(Soit il y a un bug dans l'éditeur de Mediapart, soit je n'ai plus le droit d'insérer des vidéos)

Sur les conditions de travail Transdev

« Transdev nous a vendu au rabais, nos conditions de travail et nos acquis avec - comme nos chèques vacances, nos congés annuels qui passent de 33 à 26 ou nos aménagement du temps de travail. »

« La direction met en place des services avec des amplitudes de travail qui dépassent parfois les 11h - certains jusqu’à 17h. C’est énorme humainement. Un humain ne peut pas tenir 17h dans un bus pour transporter des usagers. »

« On demande que nos acquis ne soient pas écrasés. On nous demande d’effacer ce pour quoi nos anciens se sont battus. »

« On est prêts à négocier et à parler avec la direction mais le problème c’est qu’elle nous dit : c’est comme ça ou c’est rien. »

« On réclame des conditions de travail corrects pour transporter nos usagers. »

« On s’excuse auprès de nos usagers, on n’a rien contre eux et on ne les prend pas en otage. »

« Nos pauses ne sont payées qu’à 50%. »

Sur la méthode de l’appel à la concurrence

« Notre problème, c’est qu’on avait des acquis et des conditions de travail avant cette mise en concurrence et on n’accepte pas que ça soit remis en cause. »

« Valérie Pécresse a mis un tel dégât dans notre société. On est beaucoup à être touchés par les appels à la concurrence : la RATP, la SNCF… »

« L’impact financier est autant pour nous, voire plus pour nous que pour eux parce qu’eux continuent de s’enrichir. »

« On ne transporte pas du bétail, on ne transporte pas de la marchandise. On transporte des être humains qu’on veut transporter dans de bonnes conditions. »

Sur Valérie Pécresse

« Valérie Pécresse est occupée par d’autres choses que de venir nous voir. »

« On ne s’attend pas à être écoutés. Aujourd’hui, on a compris une chose : les patrons, c’est nous. »

« Tant qu’on n’aura pas été écoutés sur nos revendications, on ne reprendra pas le travail. »

« On ne lâchera rien et on reprendra le travail que quand on nous écoutera. »

Sur le rôle des syndicats et des politiques dans la grève

« Les syndicats sont là pour représenter les salariés. »

« On a un avocat qui nous soutient. »

« Tout ce que les salariés veulent faire remonter à la direction, on [les syndicats] est là pour transmettre leur parole. »

« C’est important pour les salariés que les politiques se mobilisent mais ce qu’on veut, c’est qu’eux viennent à nous - comme Mélenchon et Besancenot - bien que sans doute ça leur profite. Mais ça nous profite autant. »

« Pour nous aider, il faut diffuser notre mobilisation un max sur les réseaux sociaux. »

« On invite tout le monde à venir nous voir. »

« On a ouvert une cagnotte pour les salariés grévistes. »

La suite est à lire sur www.regards.fr

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