ONU, Covid et libertés fondamentales
« Brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays ont pris des mesures de sécurité sévères et des mesures d'urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des organisations non gouvernementales », a regretté le secrétaire général de l'ONU dans son discours annuel devant le Conseil des Droits Humains (CDH), le 22 février 2021.
L'actu en dessin : les droits humains fragilisés par la pandémie
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Cartooning for Peace. Dessin de Sunnerberg Constantin, dit Cost
António Guterres a consacré une large part de son discours à la pandémie, déplorant que les restrictions qui y sont liées « servent d'excuse pour miner les processus électoraux, affaiblir les voix des opposants et réprimer les critiques ».
Ainsi, a-t-il ajouté, « des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des militants et même des professionnels de la santé ont fait l'objet d'arrestations, de poursuites et de mesures d'intimidation et de surveillance pour avoir critiqué les mesures - ou le manque de mesures - prises pour faire face à la pandémie ».
En outre, « l'accès à des informations vitales a parfois été entravé, tandis que la désinformation mortelle a été amplifiée, y compris par quelques dirigeants », a-t-il poursuivi sans préciser lesquels... pas grave, nous avons les noms.
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ONU, Covid et libertés fondamentales
La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a également dénoncé « les restrictions illégitimes des libertés publiques (et) l'utilisation excessive des pouvoirs d'urgence » dans le cadre de l'épidémie.
« L'usage de la force ne mettra pas fin à cette pandémie. Envoyer les critiques en prison ne mettra pas fin à cette pandémie », a-t-elle martelé, sans toutefois mentionner de pays.
[ONU, 15 septembre 2020] La pandémie de COVID-19 a mis à mal la démocratie
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Le moins qu'on puisse dire est que les réfexions du CDH sur la liberté d'expression n'ont pas fait un tabac dans la presse qui a réussi, comme si liberté d'expression des "gens qui ne sont rien" et liberté de la presse n'avaient rien en commun...
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La moralité de cette histoire tient en ces quelque mots ↓
Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun.
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer tant qu'il est chaud.
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