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Titre : « Le bourbier Syrien »
Date : 17 novembre 2015
URL : http://ms21.over-blog.com/2015/11/le-bourbier-syrien.html
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Intro de l’article (copié-collé) :
« Nous avions commencé la rédaction de cet article avant le 13 novembre et ce que nous craignions s'est hélas produit ….Six attaques simultanées ont frappé Paris et Saint-Denis. Les tueries revendiquées par l'État Islamique ( DAESH) ont fait 129 morts et environ 350 blessés dont une centaine sont très gravement atteints.
C'est, sous le prétexte de se venger des frappes françaises que l'Etat islamiste a semé la terreur. On sait qu'il n'en est rien, leur objectif étant d'abattre tout régime démocratique pour lui substituer une théocratie obscurantiste. Le MS21 tient à exprimer sa compassion à tous les proches des victimes de ces attentats particulièrement odieux.
Face à ces événements, il ne suffit pas de dire que nous sommes en guerre, il faut savoir cibler son ennemi , et arrêter de livrer des armes à ceux qui nous combattent en France, sous le prétexte qu'en Syrie, ce sont des opposants à Bachar el Assad, dont Laurent Fabius disait peu diplomatiquement qu'il ne méritait pas de vivre.
Mais essayons de comprendre les véritables causes du conflit syrien. »
La suite de l'article est là, et plutôt que de la recopier ici, j’en fais un résumé, avec citations entre guillemets…
Origines récentes du conflit
Crise des supprimes… Les grandes banques, dont J.P. Morgan, cherchent se refaire dans l’économie réelle, en spéculant sur le marché des matières premières et produits alimentaires. D’où hausse des prix, émeutes de la faim (en Tunisie, Egypte, Barhein, Jordanie, Syrie), et « printemps arabes ».
Vent de révolte et explosion sociale, aspirations communes : plus de libertés, fin des régimes dictatoriaux, meilleures conditions de vie.
Syrie 2011 : Deraa, affrontements avec la police, répression sanglante, étincelle et feu aux poudres, grave troubles, re-répression…
L’opposition anti-Assad de 2011 est spontanée et non organisée, voire divisée. Dès 2012, elle est progressivement infiltrée et instrumentalisée par des groupes cléricaux armés (frères musulmans et salafistes djihadistes), dont le plus organisé est Al-Nosra, branche syrienne de Al Qaïda.
« Les États-Unis cherchent, afin de provoquer la chute et le départ de Bachar-el-Assad, à y exacerber les contradictions confessionnelles afin de couper les dirigeants syriens de leur base sociale. Dans une Syrie laïque composée à 70 % de sunnites, leur stratégie, soutenue par une partie de l'opposition, consiste à présenter le gouvernement comme un régime exclusivement alaouite (…). Ces ‘rebelles’ sont maintenant armés par les pays voisins comme la Turquie et l'Arabie Saoudite, mais aussi par les États-Unis. Car pour la Coalition emmenée par les États-Unis, l'homme à abattre, c'est Bachar el Assad, l'ennemi d'Israël et l'allié historique de la Russie qui y dispose à Tartous de son unique base navale stratégique en Méditerranée. »
Le rôle des Etats-Unis
Double jeu dangereux des USA vis-à-vis du terrorisme… « D’un côté, ils le combattent, d’un autre, il l’instrumentalisent », comme en Afghanistan et en Libye. Frappes ciblées par ici, non-intervention par là…
« Ainsi, comment expliquer que la colonne de DAESH qui allait prendre Palmyre ait pu parcourir 200 km en plein désert sans intervention de l'aviation étatsunienne ? Comment expliquer que les États-Unis laissent la Turquie servir de base arrière aux terroristes et tolèrent qu'elle bombarde les Kurdes un des rares peuples de la région à combattre les terroristes ? Comment expliquer que les États-Unis arment des milices islamistes en Syrie, milices que les Russes ont eu le mauvais goût de bombarder ? »
Laurent Fabius (supplétif de l’oncle Sam ) : « Al Nosra fait du bon boulot »…
« Les États-Unis voulaient établir une zone de sécurité aérienne, comme les Occidentaux l'avaient fait en Libye, afin de pouvoir ainsi renverser Bachar El Assad, comme ils ont renversé Kadhafi. Ce dernier avait eu la drôle d'idée de vouloir créer une monnaie basée sur l'or pour remplacer le dollar dans le marché du pétrole . Par ailleurs, Brzezinski, conseiller de la Maison Blanche, artisan du piège afghan des années 80, considère dans son livre ‘Le grand échiquier’, que celui qui dominera l' Eurasie dominera le monde.
Mais l'intervention de l'aviation russe a mis un terme à ce projet. »
Le rôle de la Russie
« A la demande de Damas, et après un vote du parlement russe, l'aviation russe intervient en coopération avec l'armée syrienne fidèle à Bachar el Assad.
L'aviation syrienne ne pouvait intervenir à proximité de la frontière turque au risque d'un conflit ouvert avec l'aviation turque. L'aviation russe, par contre, vole à 5000 mètres et envoie des bombes téléguidées. Ce soutien aérien permet à l'armée syrienne de reprendre l'offensive terrestre contre les islamistes de toute obédience, comme ces derniers jours dans la région d'Alep.
Alors que la position occidentale apparaît affaiblie compte tenu de son ambiguïté dans le conflit : ne pas lutter réellement contre les islamistes par crainte que ne se renforce la position de Bachar el Assad, celle des Russes apparaît plus solide. En effet, elle se fait en accord avec le gouvernement officiel syrien et cible clairement les terroristes islamistes que l'opinion publique condamne pour leurs attaques monstrueuses contre les populations civiles. »
Le rôle de la Turquie
« Il faut aussi noter les troubles agissements de la Turquie qui achète le pétrole de DAESH, alimente le commerce des armes, préfère bombarder le peuple kurde, son ennemi héréditaire, plutôt que les terroristes de l'Etat Islamique, ferme les yeux sur le flot de djihadistes européens et asiatiques qui traversent sans difficulté la frontière turco-syrienne… »
Le rôle de la France
« Hollande, chef de l'État a pris unilatéralement, sans vote du parlement et sans aucun mandat de l'ONU la décision de vols de reconnaissance le 7 septembre dernier, vite suivis de frappes aériennes.
Parallèlement, l'opinion française est mal informée par une presse "aux ordres", généralement tendancieuse, qui ne relève pas les incohérences de la position gouvernementale. En effet, la position de François Hollande est irréaliste: en conditionnant toute négociation au départ préalable de Bachar el Assad il déroge aux principes élémentaires de l'action diplomatique et au respect de la souveraineté d'un Etat. C'est au peuple syrien souverain de mener la lutte politique interne pour se débarrasser de son dictateur. »
La position du MS21
Voir la dernière section de leur article.
Mon opinion ?
Le scénario de MS21 est compatible avec les infos qu’on peut glaner ici et là, dont commentaires Mediapart.
Exemple : le rapport 2012 de la DIA (Défense Intelligence Agency) révélé en mai 2015 par Judicial Watch, le buzz qui s'ensuivit aux USA, et ce que les médias "main stream" en ont dit... ou pas.
A suivre.