Gabriel Kleszewski
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Billet de blog 28 juil. 2022

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L'enfance et le changement global : deux points de vue cinématographiques

Que peuvent les enfants face au dérèglement environnemental ? Quels moyens d’action ont-ils à leur disposition ? Doivent-ils convaincre ? Doivent-ils / risquent-ils de s’engager dans une stratégie subversive ?

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Que peuvent les enfants face au dérèglement environnemental ? Quels moyens d’action ont-ils à leur disposition, selon le milieu social dont ils sont issus ou les espaces de leur quotidien ? Doivent-ils convaincre en embrassant le discours du moment ? Doivent-ils s’engager dans une stratégie plus subversive au risque du chaos ? Verbe ou action ? Douceur ou violence ? Deux films pour enfants récents ont abordé ces questions : La Croisade de Louis Garrel (2021) et La Petite Bande de Pierre Salvadori (2022). Petit exercice de comparaison.

Enfance métropolitaine, enfance rurale.

Les deux films embrassent des points de vue géographiques différents. La Croisade est une œuvre parisienne, métropolitaine, circonscrite à un lieu (un appartement) avec de rares échappées vers le dehors sous forme exploratoire : une incursion nocturne dans une forêt francilienne, de courtes déambulations urbaines, une balade à dos de chameau dans le désert africain. La Petite Bande est un film « de province » situé en Corse. Il s’inscrit dans un espace rural de faible densité idéalisé (la montagne en été, le village pittoresque) où la nature prend une place importante (une rivière, une forêt, un maquis). Son allure de vignette enfantine (une école « à la Ducobu », une usine « à la Tim Burton ») ne gomme pas la présence de lieux plus ordinaires (une caserne de gendarmerie, une pharmacie, un ensemble de HLM où résident des habitants en difficulté) et une banalisation de la violence (la ritualisation du harcèlement scolaire, les coups comme méthode éducative).

Les deux films partent de situations sociales opposées. La Croisade s’inscrit dans un milieu bourgeois aisé. L’appartement des protagonistes est vaste, les pertes matérielles subies par les propriétaires (lors de la scène inaugurale) ne constituent pas un problème financier en soi. On cultive l’entre-soi, la bienveillance éducative au sein de la famille, et la tolérance sentimentale au sein du couple. Joseph, le jeune héros du film, s’épanouit dans un univers stable et confortable. Les professions d’Abel et Marianne, ses parents, ne sont jamais définies. Mais ces adultes semblent en activité et l’argent n’est pas un problème. Seules les peines de cœur constituent les vraies épreuves du quotidien. Mais elle ne portent pas vraiment à conséquence car on se pardonne tout, tant du côté du couple adulte que de celui des enfants formé par Joseph et son amie Lucile.

Dans La Petite Bande, les enfants appartiennent à la classe moyenne. Leurs parents sont gendarmes, pharmaciens, employés de sécurité, propriétaires d’un café. Mais le risque du déclassement n’est pas loin. Les familles de Fouad et Antoine naviguent entre emploi et chômage, maison et prison. Ces foyers sont dysfonctionnels, souvent marqués par une violence domestique chronique. Le père gendarme de Sami est violent. La mère de Cat est psychologiquement abusée. Celle d’Antoine est démissionnaire. Les inégalités sociales recoupent la question de l’intégration socio-économique de la communauté maghrébine. Le père de Fouad trouve un emploi dans l’usine Chambon. La destruction éventuelle de ce lieu de travail pourrait plonger sa famille dans la crise. Par ailleurs, il est immédiatement soupçonné par les gendarmes quand des incidents ont lieu. L’enfance de Joseph est conforme à celle, aisée, protégée et propice aux rêves, d’un certain cinéma bourgeois français. On pense, par exemple, à la bulle éthérée dans laquelle évolue le personnage incarné par Suzanne Lindon dans Seize Printemps. L’enfance des protagonistes de la Petite Bande, plus dure et mélodramatique, trouve des échos du côté du Stand By Me de Stephen King ou de Rob Reiner.

Menace diffuse et menace concrète.

La menace environnementale ne pèse pas du même poids dans les deux films. Dans La Croisade, une alerte à la pollution aux particules fines est déclenchée (sirène, obligation de circulation alternée immédiate). Mais elle est présentée comme un gag, une menace de peu d’importance, et ses conséquences restent abstraites. Si les rues dans lesquelles déambule Abel sont momentanément vides, les habitants peuvent continuer d’y circuler la nuit. Il suffit d’acheter un masque FFP2 et la crise peut être traversée sans dommage. Malgré des signes d’alerte indiquant une menace en ville, la crise environnementale reste diffuse, ne prend jamais vraiment corps à l’écran. De fait, les enfants du film de Garrel n’éprouvent pas dans leur chair le poids du dérèglement environnemental. Ils sont d’abord influencés par la prise de conscience des jeunes gens de leur génération, matérialisée à l’écran par un extrait de la célèbre admonestation de Greta Thunberg aux Nations Unies en septembre 2021, que Marianne regarde sur une tablette. La révolte de Joseph et Lucile est une affaire de discours (les enfants parlent beaucoup), de conscientisation de masse par la parole à l’échelle mondiale d’une jeunesse urbaine.

Pour leur part, les enfants du film de Salvadori sont confrontés à une menace environnementale bien réelle. L’usine Chambon pollue une rivière. S’y baigner, c’est prendre le risque de vomir, de perdre ses cheveux ou de voir son corps couvert de boutons. Les symptômes deviennent des gags, qui prennent des proportions inquiétantes à l’écran. Aimé perd sa chevelure bouclée par poignées, puis vomit abondamment comme dans la célèbre scène du concours de tartes de Stand By Me. Cette menace physique se double d’un chantage économique à l’emploi de la part du propriétaire de l’usine. Le maintien d’une activité industrielle au sein d’un espace enclavé s’opère au prix de la destruction de l’environnement local. Les édiles et les habitants se résignent. La résilience est présentée, ici, comme un compromis boiteux entre une commune et un acteur économique sans scrupule, et comme une défaite citoyenne sur le plan écologique (interdire la baignade dans la rivière, prendre des douches en cas d’infraction). Elle empêche toute remise en cause publique, toute révolte. Dès lors qu’ils sont confrontés à une menace immédiate, Cat, Fouad, Antoine, Aimé et Sami ne se situent plus dans la conscientisation informée et la conviction par le verbe, mais bien dans l’action directe.

Quiétude, prospective et leçons de moral.

Dans La Croisade, des enfants prennent conscience des problèmes environnementaux à travers un engagement à la fois utopique et concret. Afin de régler le problème du changement global à l’échelle mondiale, ils veulent créer une mer intérieure et désalinisée au cœur du désert du Sahara pour faire baisser le niveau des océans et résoudre le problème de la sécheresse en Afrique subsaharienne. Situés au cœur d’une ville-monde et de ses commodités, ils déploient leur action à deux échelles : l’échelle locale, en vendant les biens inutiles de leurs parents pour financer un voyage sur place et en construisant la maquette de leur projet dans les bois ; l’échelle mondiale, en organisant un réseau international d’enfants-citoyens engagés dans le « grand projet » par le truchement d’Internet. Leur démarche est, à la fois, spatialement située (Paris, le Sahel) et diluée dans l’espace virtuel. Leur position ubiquitaire (être d’ici et de partout) caractérise une manière bienheureuse d’habiter un espace mondialisé. A aucun moment, l’idée d’une intervention concrète à l’échelle du quartier ne les effleure puisque la pollution de la ville est structurelle. Ils doivent forcément agir pour toute la planète. Leur raisonnement géographique est très élaboré car il articule des échelles spatiales et esquisse une systémique. Il est aussi conventionnel et paternaliste car s’agit toujours de sauver l’Afrique, en y trouvant des relais d’action qui sont autant de clones développés de soi (la scène du déjeuner dans la famille bourgeoise africaine, qui reproduit les scènes bourgeoises parisiennes).

L’absence de freins matériels, financiers ou émotionnels donne à ces petits urbains inscrits dans la mondialisation le sentiment que tout est possible, qu’avec de la volonté, on peut embarquer le monde avec soi. Ainsi, se déploie un discours optimiste et volontaire dans lequel il est possible de faire abstraction du « dur » de la réalité. Les acteurs publics (l’ONU, les états, le Ministère français des Affaires étrangères) soutiennent le projet. La police française devient compréhensive. Dès lors qu’elles ne rencontrent aucun obstacle durable, les initiatives clandestines de ces enfants peuvent suivre leur plan utopique jusqu’à la concrétisation finale. Malgré ses proportions titanesques, le projet est réalisé. A travers une illusion d’optique, la mer artificielle se matérialise en plein désert sous les yeux de Marianne.

Cette action clandestine ne secoue pas l’ordre établi (aucune organisation sociale ou économique n’est critiquée en tant qu’elle participerait à la destruction environnementale globale) mais indique des stratégies possibles dans le cadre de ce qui existe. L’activisme de ces enfants sages a pour fonction d’éveiller le monde adulte, aussi bien du point de vue des acteurs institutionnels que de celui des parents. De fait, Joseph, Lucile et leurs amis peuvent tenir un discours de raison, voire raisonneur, faire la leçon à des parents aveugles et apathiques. Leur éloquence déjoue les réticences des adultes en s’appuyant sur des dilemmes moraux (conserver une robe Chanel jamais portée ou sauver le monde ?). Ils deviennent les professeurs de morale des adultes. Dès lors, mêmes leurs gestes transgressifs ne choquent pas puisqu’ils seront rétrospectivement pardonnés par des « grands » convaincus. Un vol et un recel d’objet précieux n’a pas vraiment d’importance dans la mesure où l’enfant l’explique, le met en perspective et entreprend, à partir de son fruit, un projet créatif (la maquette) et citoyen (« sauver le monde », « sauver l’Afrique »). Louis Garrel et Jean-Claude Carrière figurent à l’écran l’utopie d’une jeune génération engagée (elle sait s’informer sur les problèmes qu’elle veut résoudre, devient experte) qui fait de la politique autrement, par le biais du monde associatif et du réseautage numérique. Leur subversion est enchantée car elle épate des adultes amorphes, éprouvant à leur tour une épiphanie écologique. Elle est douce et polie car elle ne bouscule jamais l’ordre établi avec violence, mais emprunte des voies légales (les démarches diplomatiques) ou invente de nouvelles stratégies dans l’ordre du possible. Ainsi, le réseau clandestin de la société mondiale des enfants se calque sur celui des ONG à mesure qu’il émerge du secret. Cet optimisme est volontiers techniciste (les grands aménagements régleront les problèmes du changement global). C’est le discours naïf d’une poignée d’enfants sans problèmes. C’est aussi celui d’une élite sûre de son avenir.

L’enfant-type de La Croisade constitue, donc, ce que la société contemporaine attend du jeune d’aujourd’hui. Il doit avoir un rapport critique au monde adulte sans, pour autant, porter un discours révolutionnaire et violent, sans lui déclarer la guerre. Il doit, par sa créativité, ses raisonnements et son éloquence, éveiller les adultes aux enjeux du changement global. Il doit proposer des scénarios prospectifs et des projets ambitieux car son imagination pourra venir à bout de tous les dérèglements à venir. Les enfants du film de Garrel s’engagent dans une démarche d’atténuation du changement global en faisant de la prospective territoriale, à l’instar de celle qui peut être menée dans l’enseignement secondaire. Ils opèrent la mise en situation d’un problème géographique identifié (la sécheresse en Afrique) en procédant à un diagnostic territorial. Puis, ils émettent des hypothèses à travers un travail de distanciation (construire des canaux depuis les océans jusqu’au Sahara afin de diminuer le niveau des mers à l’échelle mondiale et irriguer le désert). Ils se mettent en groupe et en réseau pour convenir d’un projet commun au sein d’un réagencement de gestes et de postures, avant d’aboutir à la construction d’une maquette dans une phase finale de production. Leur démarche est scientifique et scolaire, située dans un cadre intellectuel rassurant pour la société. Elle s’apparente à une sorte de super-exposé de classe à destination des acteurs spatiaux, et plus généralement des adultes, avec une mise en projet concrète en guise de tâche finale. La Croisade, c’est de l’EMC et de l’Éducation au développement durable. C’est une affaire de conversion et d’abandon total dans une foi écologique (se croiser) et de mise en route collective vers un idéal à défendre (partir en croisade), mais inscrites dans une culture raisonnable du projet et sans la violence inhérente à cet type de démarche illuminée. Cette croisade est soft.

De la prospective et de la cartographie dans La Croisade de Louis Garrel

Douleur, action et révolte.

Les enfants métropolitains de La Croisade ont, donc, une approche abstraite et multiscalaire du changement global, car la menace qui pèse sur eux n’est ni vraiment située, ni vraiment tangible. Les membres de La Petite Bande sont spectateurs d’une pollution au quotidien et des dérives d’une activité industrielle proche. En contact régulier avec la nature, ils s’émeuvent de sa destruction (belle scène où Fouad médite sur les mystères et les beautés d’une rivière). De fait, le discours institutionnel de protection de l’environnement est perçu par eux comme un bavardage vide de sens. Il ne suscite l’intérêt qu’à partir du moment où il renvoie à une situation locale connue (l’usine Chambon pollue le cours d’eau). Mais il ne produit, chez ces enfants, aucun effort d’éloquence ni aucun discours de raison dans le cadre d’un éventuel débat démocratique local. Ainsi, Cat met en doute l’utilité des exposés de SVT ou la mise en œuvre d’actions citoyennes (la distribution de tracts sur papier recyclé aux habitants du village). Leur prise de conscience ne passe pas par une production de discours ou une tentative de persuasion des adultes, jugée illusoire. Elle se mue immédiatement en désir d’action radicale : détruire l’usine, séquestrer son propriétaire. Les enfants deviennent des éco-terroristes. Conscients du caractère transgressif de leur plan, les héros de Salvadori sont peu nombreux (quatre, puis cinq), souvent méfiants les uns envers les autres au point de reproduire à leur mesure enfantine une certaine paranoïa propre aux formations sectaires. Ils s’organisent en groupe d’action clandestin, caché dans le maquis corse (un cabane dans les arbres). Les parents et les acteurs institutionnels (l’école, la gendarmerie) sont ignorés, perçus, au mieux comme indifférents, au pire, comme hostiles. Les adultes sont des ennemis potentiels.

Salvadori n’élude pas le dilemme que la jeunesse peut éprouver aujourd’hui face aux urgences environnementales. Puisque des actions normées, déployées dans le cadre social et économique actuel, ne suffisent plus à changer la donne, faut-il agir de manière subversive tout en respectant l’état de droit, les individus et les institutions ? Ou faut-il basculer dans l’action violente et punitive avec l’espoir d’effets immédiats ? En allant puiser du côté de Sa majesté Des Mouches, Salvadori montre que l’enfance peut être productrice de violence, par conviction autant que par négligence. Les héros de son film frappent, séquestrent, torturent, même joyeusement. Certes, ceux de Garrel ne sont pas en reste. Durant un déjeuner, Lucile et Joseph affirment que l’élimination de la moitié du monde adulte par tirage au sort (comme le snap de Thanos chez Marvel) permettrait de régler les problèmes de soutenabilité de la Terre. Cette idée plombe l’ambiance à table. Elle a le mérite de mettre en évidence la part d’ombre de ces jeunes bourgeois. Mais le film enchanté de Garrel n’explorera pas plus loin cette piste, préférant regagner le chemin de son utopie.

Les héros du films de Salvadori restituent en actes irréfléchis la violence que le monde leur fait subir. L’agression industrielle d’une nature aimée n’est, au fond, qu’un aspect d’une violence systémique que le monde adulte inflige aux enfants. Cette violence est environnementale, domestique, scolaire et sociale. Les membres de la bande sont physiquement et émotionnellement écorchés. Leur colère, qui sédimente autant d’indignations écologiques que de rancœurs personnelles ou de douleurs refoulées, est toujours réactive. Leur stratégie d’action n’est ni posée, ni organisée, contrairement à celle des enfants protégés de Garrel. Elle n’a jamais de caractère prospectif. Elle est brouillonne et n’anticipe pas les conséquences des actes engagés. Elle génère des gags de cinéma, mais aussi des coups (les réactions violentes du père de Sami). Elle conduit les protagonistes à s’enfoncer dans une spirale inéluctable d’actes illégaux (séquestration, tortures). Même présentés sous un jour débonnaire ou épique, les actions de la bande produisent du chaos (social, environnemental, sécuritaire) et peuvent mener à la mort. Le discours de Salvadori est volontairement ambigu. Si les actes de ces jeunes héros amochés sont exaltés (l’ultime plan d’Aimé, posant en super-héros libéré mais inquiétant, que l’on peut opposer à la chorégraphie conclusive et virginale de Joseph dans son appartement parisien) et si le public adhère, finalement, à leur cause parce que les adultes auxquels ils sont confrontés sont plus violents qu’eux, le film n’omet rien de leur part de ténèbres et de leur capacité de destruction. On n’est pas si loin de The Innocents d’Eskill Vogt. Pour sauver une rivière, on peut faire exploser une usine, provoquer du chômage à long terme, ou incendier une forêt. On peut instrumentaliser le sauvetage d’un trésor naturel pour des raisons plus personnelles ou moins nobles. L’engagement militant est, ici, rendu à sa part d’égoïsme et d’hypocrisie.

La séquestration comme outil de lutte dans La Petite Bande de Pierre Salvadori

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