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Billet de blog 5 déc. 2021

Pierre Rabhi (1/3)

« Beaucoup ne savent pas ce qu’est une oasis. Ils ne savent pas que l’oasis n’a pas été réalisée par la nature. Ils ne savent pas que c’est le génie humain, qui ont fait naître la vie, dans les espaces que l’on dit « inhospitaliers » qui sont cette immensité du désert. J’aime le désert. » P. R.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ce que je sais de Pierre Rabhi, c’est lui qui l’a raconté, dans des conférences. Parce que je l’ai enregistré et retranscrit, je partage ses mots ici, parce que ce sont les siens, ses mots et qu’il les a offerts à tous, dans ma ville, par deux fois, en 2002. Je sais qu’ils seront nombreux à parler de lui puisqu’il est mort. Ils diront du bien et aussi du mal. Moi je fais le choix de rapporter ses mots à lui. Des mots forts. Merci Pierre Rabhi. GTK

« Il y a des êtres qui naissent et meurent là où ils sont nés –ce qui n’empêche pas les itinéraires intérieurs des individus, un itinéraire d’être humain, une aventure, qui chaque fois est une aventure particulière à chaque être humain.

Ma destinée est un peu particulière, en parlant d’itinéraire. Ça tombe réellement sur ce qu’a été ma vie puisque je suis né dans le désert. J’ai écrit un livre qui s’intitule « Du Sahara aux Cévennes ». A l’époque pour que l’on ne confonde pas avec le Rallye Paris Dakar à l’envers, j’avais ajouté « la reconquête du songe ».

La nouvelle édition a supprimé le deuxième sous-titre alors qu’il était extrêmement important, parce que je suis né dans le désert, dans une petite oasis du Sud algérien et que je vis depuis 40 ans en Cévennes.

C’est un peu paradoxal, évidemment, de voir que quelqu’un qui est né dans le désert puisse passer 40 ans sur une petite ferme cévenole du Sud de l’Ardèche. Sept heures de route à peu près pour arriver jusque chez vous.

L’Ardèche est un département qui est très long et qui se distingue entre l’Ardèche du beurre et l’Ardèche de l’huile. En Ardèche du beurre on élève des vaches, on fait du beurre et l’Ardèche de l’huile, c’est celle ou pousse l’olivier et dans laquelle on fait de l’huile d’olive. Moi je vis dans l’Ardèche de l’huile (plus près de la Méditerranée).

J’ai planté des oliviers pour m’implanter et je pourrais dire que ces quelques ha dont je dispose aujourd’hui, qui sont de la garrigue sèche, ont été pendant longtemps ma patrie puisque dans notre itinéraire, il se trouve que, à un certain moment, on se trouve expatrié de partout.  A la fois de sa propre culture et du lieu qui vous accueille. Vous vous sentez constamment étranger. Et c’est en allant à la terre, en travaillant ce petit morceau de terre ardéchoise que, finalement, j’ai pu reconstituer ma propre petite patrie. J’avais le choix. Soit me refermer sur moi-même ou m’ouvrir au monde. Lorsqu’on choisit de s’ouvrir au monde, on se rend compte que la patrie, c’est la planète toute entière et que c’est le monde tout entier qui devient sa patrie et non plus simplement le lieu auquel on est circonscrit.

De cet itinéraire je vais vous en donner quelques points forts, sans trop m’étendre sur les détails.

Bien sûr il y a un itinéraire matériel et il y a un itinéraire qu’on pourrait appeler spirituel, dans le sens « Quel questionnement a-t-on de l’histoire par rapport à un destin qui vous est posé ? ».

Je suis né dans une oasis.

 Beaucoup ne savent pas ce qu’est une oasis. Ils ne savent pas que l’oasis n’a pas été réalisée par la nature. Ils ne savent pas que c’est le génie humain, qui ont fait naître la vie, dans les espaces que l’on dit « inhospitaliers » qui sont cette immensité du désert. J’aime le désert. Dès que je peux, je vais en Bretagne parce que je veux voir le désert « liquide ». L’océan, c’est pour moi le désert liquide qui m’émeut énormément, parce que ce vide m’impressionne et me nourrit énormément. Moi je suis né dans un désert minéral, de sable et de rocaille. Quand je regarde nos maisons qui sont faites de terre, et quand je montais sur la terrasse de notre maison pour regarder le désert, j’avais l’impression qu’on avait à faire à une espèce de gouffre horizontal, c'est-à-dire une vision à l’infini.

Ce milieu désertique n’est pas favorable à la vie humaine et semble même la refuser.

Les êtres humains ont passé une espèce de convention avec la terre pour ne plus être simplement que des cueilleurs et des chasseurs, mais aussi des acteurs de leur propre sécurité alimentaire, en mettant des graines dans la terre et en passant cette alliance qui fait que l’être humain est l’espèce rarissime (il existe paraît-il, d’autres petites espèces qui se nourrissent par leur propres volonté).

L’être humain a développé des sciences et des techniques, des savoir faire qui ont permis de créer des oasis.

Pour créer une oasis, il faut de la terre et de l’eau. Vous êtes dans une région où les températures sont très élevées. A 55° à l’ombre (vous imaginez ce que ça veut dire au soleil), quand vous plantez quoi que ce soit, c’est brûlé. La nature étant extrêmement généreuse a pourvu l’être humain d’une plante qui est extraordinaire et qui s’appelle le palmier dattier. Le palmier dattier est un graminée qui pousse très haut, qui est flexible, qui résiste au vent, qui s’ouvre, s’épanouit et fait de l’ombre. Il produit des fruits qui nécessitent un ensoleillement très important et grâce à l’ombre on peut cultiver enfin des arbres fruitiers qui eux-mêmes donnent de l’ombre sous laquelle on peut cultiver des légumes et des céréales. Et c’est grâce à cette ombre qu’on peut créer une oasis.

Il y a une réglementation, une façon de gérer l’eau, parce que l’eau est considérée comme vitale.

L’eau c’est vraiment la vie.

Il suffit d’avoir traversé le désert pour se rendre compte que quelquefois on donnerait tout pour un verre d’eau.

L’eau a une qualité sacrée, c’est une substance vitale. On ne la refuse jamais, à personne. Cette substance vitale ne doit pas être profanée, ne doit pas être gaspillée. Quand vous êtes dans des lieux difficiles, la terre que vous pouvez cultiver correspond à l’eau que vous pouvez mobiliser.  Dans ce cas on peut vraiment parler de terre « nourricière ». Dans ces pays là, votre terre c’est vraiment votre mère, elle vous nourrit et si vous n’avez pas votre mère, vous n’arrivez pas à vivre.

Cette civilisation qu’on appelle oasienne a fait que dans cet immense océan minéral, le désert, on a fait des îles de vie. Il y a plus de 250 000 ha d’oasis qui ont été créés par des humains depuis des siècles, spécialement sur le Maghreb.

Comme tout système vivant, l’oasis ne peut pas être séparée du reste. Tout système de vie demande des échanges, un grand rapport de communication et de relations avec l’écosystème. A partir de la domestication des animaux, le génie humain a inventé un mode d’existence qu’on appelle le nomadisme. Des êtres humains domestiquent des animaux et parcourent le désert. Ce sont ces animaux qui tirent partie du peu de ressources qu’offre le désert. Vous partez par exemple avec un agneau qui pèse deux ou trois kilos et quand il aura fait l’itinéraire pastoral, une centaine de km, ce même agneau pèsera 60 ou 68 kilos alors qu’on n’a ni ensemencé, ni stocké de grain ou de foin. Le nomade a tiré partie de la maigre ressource du désert.

Tout cela met en évidence le génie humain.

Savoir aménager des lieux de sédentarisation où l’on survit et créer un mode d’existence, nomade, celui de mes ancêtres. Ces modes d’existence fusionnent et créent une cohérence de survie commune qu’on appelle la vie traditionnelle du monde dans lequel je suis né.

Cette vie traditionnelle a fonctionné pendant des siècles jusqu’au moment où est arrivé le monde moderne. Le monde moderne est arrivé sous la forme du charbon. Nous avons été colonisés par la France, on a découvert le charbon et à ce moment là on s’est dit qu’il faut exploiter le charbon On a fait venir des cadres supérieurs de France, tout l’encadrement de France. Et toute la main d’œuvre subalterne a été prise dans le milieu et à ce moment là les gens, ont quitté la vie traditionnelle pour devenir des salariés, des mineurs. A ce moment là, il y a eu basculement et désorganisation des structures sociales qui avaient existé jusque là. Je pense que ce schéma s’est produit partout.

Cette déstructuration de modes d’organisation humaine sur la planète n’a pas  seulement eu lieu dans les pays colonisés, elle a eu lieu aussi dans les pays colonisateurs, auparavant.

Ce que je veux dire par là, c’est que les voyageurs du 16è et du 17è siècles qui parcouraient la France, ce qu’ils voyaient, c’est la diversité culturelle. Il y a encore des traces, des marques. Depuis que je suis en Alsace je vois que je ne suis pas dans le Gard, c’est tout à fait autre chose…

Petit à petit, il y a eu cette forme d’uniformisation de l’habitation qui a standardisé le mode d’existence globale, alors qu’avant la planète était constituée de quantités de modes d’existence originaux, inspirés par tout ce que la nature pouvait offrir. Et notre pays n’a peut-être pas échappé à cela.

Mon père, qui était forgeron, un musicien et un poète, s’est retrouvé au chômage et a été obligé de devenir mineur. J’avais 5 ans. Mon père s’est alors interrogé sur le futur. Comme il était très sociable, il a noué une solide amitié avec un ingénieur français qui était venu travailler dans le pays. Il n’avait pas d’enfant. Mon père m’a confié à lui, en lui disant « Eduquez-le, apprenez-lui les secrets de votre civilisation, puisque désormais nous ne pourrons pas vivre en dehors de ce que vous nous proposez ».

Avoir les secrets, c’était vivre dans la nouvelle famille européenne, tout en continuant à être un musulman (parce que le contrat passé avec cette famille stipulait qu’il fallait que je reste musulman). Pendant l’année scolaire, j’étais dans ma famille occidentale, française et, à la fin de l’année scolaire, je retournais à l’école coranique pour apprendre le Coran, pour maintenir toute l’appartenance, en essayant de comprendre mon appartenance. Et c’était difficile.

L’humanité est faite de cultures fort différentes.

Ce qui m’a frappé, c’est qu’il y avait entre ces deux cultures de grands quiproquos et des divergences importantes, en particulier sur la notion de Dieu. Le fait religieux était fondamental. Lorsque j’allais à l’école coranique, le credo c’était « Dieu n’a pas été engendré et n’a jamais engendré – il est en dehors de l’histoire ». Et quand j’allais dans ma famille européenne, on me disait que Dieu a eu un fils, lequel a été crucifié pour sauver le monde etc.

Dans ma famille occidentale, on me disait que les Arabes sont des gens sales, et dans ma famille traditionnelle on me disait que les européens sont des gens sales. Ce n’était pas la même notion de saleté. D’un côté il était question d’hygiène et de l’autre côté, c’était l’impureté (on boit du vin, on mange du porc…).

La difficulté, finalement, avec ces contradictions culturelles, comment voulez-vous vous y retrouver ? Pendant pas mal d’années, j’étais muet. Quand on ne grandit pas dans une seule et même référence et qu’on est obligé d’intégrer des références contradictoires, ces références contradictoires ne vous permettent pas de vous construire.  Vous êtes alors construit de bric et de broc si on peut dire.

Vous en souffrez évidemment. En même temps j’étais aimé aussi bien dans ma famille d’adoption que dans ma famille traditionnelle et quand est arrivée la guerre d’Algérie, j’étais totalement déchiré, dans le sens où ce que j’aurais voulu, c’est une conciliation de ces deux mondes et non pas ces antagonismes et ces violences qui sont nées de l’incompréhension et de l’oppression.

J’ai oublié de dire et c’est important, qu’il y avait quelque chose qui était intégré dans ma culture depuis longtemps, c’est que le lieu où je suis né a été fondé par un Soufi du 17ème siècle, qui avait comme enseignement la non violence. La non-violence était fondamentale. Il avait créé une confrérie et tous ceux qui recevaient son enseignement formaient une confrérie et la confrérie était non violente. A tel point qu’elle a eu des problèmes puisqu’ils ne se sont pas opposés à la colonisation (ils ne voulaient pas de lutte armée) et ils ne se sont pas impliqués dans la guerre de libération.

Cette confrérie m’a beaucoup marqué.

Plus tard, j’ai croisé Ghandi et je me suis dit que voilà quelqu’un qui a compris  comme l’a compris Jésus, qui a dit : « Si on te frappe sur une joue, tend l’autre » ça veut dire quoi ? Qu’on arrête le processus de la violence.

Ghandi a expliqué que lorsqu’on est dans un système, « Dent pour dent, œil pour œil », ça ne fait jamais que des édentés et des aveugles, ça ne pourra jamais donné une société qui va résoudre l’immense problème dans lequel l’humanité est enlisé, vivre sans guerres et sans violence.

Moi j’adhère à la non-violence.

Quand on voit Bush, on se rend compte qu’il n’a encore pas compris que c’est à coup de générosité, à coup de compassion, qu’on peut résoudre les problèmes, et non pas en foudroyant les gens avec sa technologie.

Dans le contexte de la guerre d’Algérie, je n’ai pas connu l’opposition et ce n’est pas pour autant que je n’étais pas déchiré et souffrant de la situation.

Est arrivé un moment où j’ai étudié l’histoire des religions. Je m’intéressais à la pensée humaine, parce que j’étais dans une option totalement humaniste des choses et que je ne me suis jamais perçu comme un individu devant vivre pour moi-même, mais toujours comme un individu qui doit vivre avec les autres et savoir quelle était sa place parmi les autres.

Cette préoccupation m’a amené à écrie à quelqu’un qui est né pas loin d’ici, le Docteur Schweitzer. A l’âge de 14 ans je lui ai envoyé une lettre, il était à Lambaréné, pour lui dire que s’il avait besoin d’un coup de main… Il m’a répondu. J’ai une lettre de lui (ou de sa secrétaire) dans laquelle il me disait que je devrais avoir une formation de médecin ou d’infirmier. Tout ça pour vous dire que, très tôt, ma vocation, ce qui m’inspirait le plus c’était « comment être dans le social », c'est-à-dire « comment être parmi d’autres. »

Lorsque, à l’époque, j’ai choisi le christianisme, cela m’a exclu du monde musulman. Il était impensable que je puisse retourner chez moi en disant « Je suis devenu chrétien ». Durant la guerre d’Algérie, mon père d’adoption était un gaulliste inconditionnel, il allait tracer de grandes croix de Lorraine sur les grandes falaises. Il avait même été menacé : sa voiture a explosé. Il était inscrit sur la liste des gens à abattre par l’OAS et donc on vivait dans une très forte tension. A cause de cette tension j’ai fait une réflexion, pas très désobligeante certes, mais qui a été la goutte qui a fait déborder le vase, et mon père, furieux, m’a mis à la porte.

Ce qui fait que je me suis retrouvé exclu des deux cultures. Je ne pouvais plus retourner dans ma famille initiale et je ne pouvais pas rester dans ma famille d’adoption. C’est dans cette double exclusion, que j’ai quitté l’Algérie pour aller en France.

Je vous rassure. Je me suis réconcilié avec mon père et pour être honnête, aujourd’hui, je n’ai plus de religion, ni musulmane ni chrétienne et je dirais, sans choquer personne, parce que je suis extrêmement respectueux de tous, que je n’ai jamais été aussi religieux que depuis que je n’ai plus de religion. Ma spiritualité s’est construite libre de toute appartenance. Pour moi, mon propre itinéraire spirituel a été un élargissement considérable. C’est ce que je voulais exprimer dans le respect des croyances de chacun.

On me demande de témoigner, je suis donc obligé de témoigner.

J’ajoute que mon témoignage ne doit pas focaliser sur Pierre Rabhi.

Je le dis très souvent, Pierre Rabhi c’est 50 kilos tout mouillé.

Ce qui est important dans cet itinéraire ce n’est pas une fixation sur une personne. Ce qu’il est important de comprendre, c’est d’apporter un témoignage à travers cet itinéraire qui puisse nous amener des éléments de compréhension. » (à suivre)

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