DES URGENCES ET DE CEUX QUI S'EN DISPENSENT

Les urgences ne les concernant pas, nos dirigeants refusent d'y consacrer les efforts nécessaires. Comme ils le font pour le système public de santé et tant d'autres.

VASES COMMUNICANTS 
Les caisses de l'état sont vides, les urgences débordent.
L'âge venant, plusieurs de mes amis viennent de passer quelques nuits dans leurs couloirs sur un brancard. Leurs homologues de votre entourage vous en parleront.
On nous dit "Nous dépensons trop, pays d'assistés". Bon garçon, je dis, "peut être". Mais aussi susurre-je "Parce que les recettes fiscales sont en baisse, ceux qui ont les moyens d'y contribuer s'y refusant". J'ajoute, malicieux : "C'est d'ailleurs pourquoi ils ont hissé Jupiter et son équipe sur le pavois".
Parlons net, quitte à froisser.
Ces gens qui nous gouvernent et leurs mandants n'ont pas besoin des urgences. C'est pour la plèbe. Ils ont des cliniques privées et pour les payer des mutuelles et sur-assurances pour cadres sup et/ou des revenus suffisants pour s'en abstraire. Et puis et surtout leur carnet d'adresse leur permet de sauter cette étape, y compris à l'hôpital public. Ils n'attendent pas.
Etrange régression sociétale.
Tout va bien, mais pour qui ?

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